mercredi 4 mars 2009

LA MARCHE BLANCHE -- Débats -- «LE SOIR» 21 octobre 1996 pg 6)


Benoît Scheuer , Sociologue, administrateur délégué de Survey & Action

« LE SOIR » du lundi 21 octobre 1996 page 6

Sur les raisons profondes du succès de la « marche blanche ».

Comment expliquez-vous l'ampleur de la marche?

-II faut se rappeler le contexte dans lequel cette formidable émotion/indignation a émergé: une société éclatée, atomisée dans laquelle les mécanismes d'intégration ne fonctionnent plus, qui souffre de la crise et dans laquelle il n'y a plus de vision d'avenir, plus d'espoir. Une société exsangue.

Premier constat: rarement, une manifestation aura rassemblé autant de personnes n'ayant jamais manifesté.

D'où des motivations très diverses. Une première est qu'on a vu s'exprimer une angoisse, une peur existentielle qui a pris la double forme d'une expression populaire et d'une prière.

Une seconde motivation est l'expression d'un engagement dans un combat social, synonyme pour certains d'appel à une nouvelle citoyenneté mais pour d'autres d'un radicalisme non démocratique. Ces motivations ont créé des liens sociaux de natures différentes.

Pour certains, la marche fut un moment de communion, de solidarité, de chaleur. Il fallait être ensemble, partager un deuil.

Un moment qui tranchait avec la grisaille et l'isolement quotidien..... Mais aussi un moment de révolte...

-Oui, presque une jacquerie! On a peu relevé, ces deux derniers mois une certaine dimension sociale : une des dynamiques les plus fortes du mouvement est un conflit quasi féodal entre les dominés et « les puissants qui ont tous les privilèges». Les premiers se disent victimes de l'argent et du pouvoir et ont l'impression que les autres ont tous les droits, y compris de tuer leurs enfants.

La coupe est d'autant plus pleine que la crise est profonde et qu'il faut continuer à se serrer la ceinture. Alors, les pauvres qui ont une morale descendent dans la rue et viennent donner une leçon aux puissants qui n'en ont pas. L'affaire des swaps est venue renforcer le sentiment d'injustice sans parler de l'arrêt de la Cour de cassation. Connerotte était le sauveur et on l'a écarté!

Qu'entendez-vous par une prière dans votre analyse morale?

-Certains ont voulu exprimer une souffrance, un cri désespéré. Ils se disent défenseurs des valeurs essentielles, mus par un grand désir d'ordre et de pureté et tout en s'opposant aux corrompus, ils ont été soulagés par la décision de la Cour de cassation parce qu'elle respectait l'État de droit. Eux sont venus comme parents avec les parents en pèlerinage ou en procession.

Va-t-on vers une nouvelle citoyenneté?

-On a aussi senti, c'est vrai, une volonté de changement. Ici, il y a eu l'expression d'une solidarité fondamentale avec les parents alors que dans la lecture morale, il s'agissait d'une communion.

Un nouvel acteur politique pourrait émerger, légitimé par son authenticité.

C'est, par exemple, Gino Russo. Comme celui-ci, certains se définissent comme citoyens-acteurs face aux errements et au mauvais fonctionnement de la justice et se fixent comme objectif d'approfondir la démocratie. Les liens qu'ils tissent sont orientés vers le changement social. A côté de ceux-là, d'autres sont venus avec l'idée que tout est pourri et qu'il faut faire table rase.

L'actualité avec l'arrestation d'Alain Van der Biest a accentué ce sentiment. Fort heureusement, je n'ai guère vu de marcheurs défiler dans cette optique qui est opposée à la démocratie et ne veut que détruire la société actuelle.

Dans la rue, dimanche, on entendait parler le français, le néerlandais, l'allemand, l'arabe. Et si la «marche blanche» avait recréé un certain sentiment national?

-Cela allait bien au-delà. Il serait plus adéquat de parler de métissage culturel. Il y a eu un dialogue qui dépassa de loin les frontières de l'Europe...

Et demain? Les logiques d'aujourd'hui s'éteindront-elles? Que doivent faire les décideurs de ce

« Signal »?

-La lecture morale que nous avons nommé la prière pourrait soit se replier, se vivre comme un désespoir solitaire, fataliste mais aussi dévier vers un intégrisme avec l'émergence d'un ordre moral strict et le politiquement correct. L'amalgame n'est pas loin entre la sexualité librement vécue et la pédophilie. N'oublions pas comme le dit B.-H. Lévy que la démocratie, c'est l'impureté, c'est la négociation, c'est la tolérance de la diversité. Je ne crois pas que la révolte puisse être dynamisée par les marcheurs d'hier. Par contre, l'engagement pour une nouvelle citoyenneté peut se structurer en groupe de pression positif et constituer des structures intermédiaires pour régénérer le caractère représentatif de la société civile. Parallèlement, le danger radical et non démocratique n'est pas écarté. Je partage l'avis d'Elio di Rupo qui disait que l'affaire Dutroux était révélatrice d'une société dans laquelle l'argent fou peut tout acheter et est l'expression d'un certain fascisme autoritaire.

Mais l'énorme succès de la manifestation, la dignité de son ton, le métissage culturel et la tolérance dont elle a fait preuve montrent que la société civile vit, a des projets et peut se mobiliser. Les décideurs politiques se voient soumettre des demandes sociales; ils devront y répondre par des actes concrets. Ne pas y répondre produirait un sentiment d'abandon et donnerait prise aux extrémistes pour détruire les institutions démocratiques. A nous tous d'inventer l'avenir !

Propos recueillis par CHRISTIAN LAPORTE

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Leoluca Orlando : Maire de Palerme

« LE SOIR » du lundi 21 octobre 1996 page 6

Sur le parallèle à esquisser avec le sursaut de l'opinion publique italienne contre les déviances de l'État et de son système.

Vous êtes le premier magistrat d'une ville où la mobilisation de la population, notamment après l'assassinat des juges antimafia, Falcone et Borsellino, a été spectaculaire. Pensez-vous que cette mobilisation, ces manifestations qui ressemblaient beaucoup à celle de Bruxelles, ce week-end, aient pu avoir quelque influence sur la lutte antimafia que l'État italien menait depuis des années, mais sans grande conviction?

-Sans aucun doute. Le poids de l'opinion publique a été décisif dans la lutte contre la mafia parce qu'il ne s'agit pas d'une organisation criminelle «normale» qui agit contre et hors de l'Etat, mais d'une organisation qui, tout en étant «contre», se trouve aussi «dans» l'Etat.

La mobilisation de la population, particulièrement forte après les assassinats des juges, a servi à faire éclater les contradictions à l'intérieur de l'État et à révéler le visage mafieux de certains hommes de l'État.

Il ne faut pas oublier, en outre, que la mafia est un phénomène radicalisé et fort parce que c'est une culture, une mentalité. Un mode de vie, en quelque sorte qui hélas! n'est pas venu du nord mais est bien de chez nous. La prise de conscience de l'opinion publique a été un signe de libération par rapport à nous mêmes et à notre propre histoire.

Une pression. L'autre système de «promotion. C'est-à-dire, l'école, l'Église, l'information. Il est indispensable que ces deux roues se meuvent en même temps.

Combattre la mafia sans cette prise de conscience aurait donc été impossible

-On peut dire que l'antimafia avance sur deux roues. L'une est formée des magistrats, des policiers.... Bref, des divers représentants de l'État et de la répression  le

 

L'opinion publique, qui a porté aux nues le juge Antonio Di Pietro, a-t-elle également eu un rôle important dans l'opération « Mainspropres».

-Absolument. Il n'était pas question de la découverte d'un, de deux ou de dix criminels, mais de celle de tout un système de corruption. D'un système qui, en fin de compte, ressemble beaucoup à celui de la mafia. On y trouve également des éléments culturels, dans ce sens que voler ne semblait pas être un délit mais quelque chose de normal. A un certain moment, les Italiens ont pris conscience de cette fausse normalité.

Le poids de l'opinion publique intervient, d'ailleurs, régulièrement. La semaine dernière, en tore, dans l'affaire Priebke et la décision de la Cour de cassation d'annuler le procès et de tout recommencer de zéro.

 

En serait-on là sans les manifestations de colère qui avaient accueilli, en août, le verdict, pratiquement un acquittement de l'ancien SS?

Là encore, l'opinion publique a joué un rôle de premier plan : l'État avait effacé la mémoire historique, la mémoire d'une terrible souffrance. Les gens, non.

On voit que la société civile intervient au moment où « le mal devient un système d'État.

Mais pourquoi a-t-il fallu attendre tant d'années pour que les gens réagissent, aussi bien à la mafia qu'à la corruption?

 En Italie, on a redécouvert la morale après la chute du mur de Berlin. Avant, l'impunité régnait pour des raisons internationales.

On avait besoin aussi bien des corrompus que des mafieux, pour sauvegarder l'Occident du communisme. On était en guerre, en quelque sorte. Or, on sait bien que, pour la cause, tout est permis.

La chute du mur et la normalisation ont tout changé dans les pays limitrophes entre les deux blocs. En Yougoslavie, cela a donné lieu à une explosion ethnique et, en Italie, à une explosion... éthique.

Et la Belgique, dans tout cela?

-On peut faire une analyse semblable. En Belgique, aussi, on fermait les yeux sur un tas de choses parce que votre pays était le siège d'importantes institutions occidentales: la CEE, l'Otan. C'était un pays stratégique pour l'Europe.

La question morale a été, tout comme en Italie, mise entre parenthèses pendant des années.

Puis, elle a explosé. Avec l'affaire Cools, Agusta, l'Otan, la pédophilie.... Le roi des Belges lui-même a déclaré, et je trouve cela très important, que l'État s'était bel et bien trompé.

Je pense que l'opinion publique peut et même doit intervenir lorsque le mal est à l'intérieur du système, que ce mal s'appelle mafia, corruption ou perversion.

Propos recueillis à Rome par VANDA LUKSIC

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Citoyens-Justice : avenir du dialogue

« LE SOIR » du lundi 21 octobre 1996 page 6

Comme sur le dessaisissement du juge Connerotte, il y a, à l'égard de l'expression populaire culminant hier, une espèce d'incompréhension. Pour certains, elle est absolument évidente, nécessaire, tandis que, pour d'autres, elle fait intervenir de façon floue des émotions dans un domaine où le fonctionnement de la justice et de l'État devrait suffire à apporter des garanties suffisantes.

C'est au dialogue durable entre les tenants de ces différentes positions que devraient aller nos efforts au lendemain de la méga manifestation. Et à cet égard, certaines initiatives du Souverain et du ministre de la Justice, entre autres, qui vont dans la bonne direction, ne devraient pas en rester là.

Derrière le mouvement qui porte depuis des semaines, et de façon extraordinaire hier, tant de gens à s'exprimer dans la rue, il y a, avant tout, l'expression de valeurs plus que de revendications précises. Ces valeurs, sous-tendues comme toutes valeurs par des émotions, se sont mobilisées dans le cadre d'un scénario dont le premier acte majeur a été l'enterrement de Julie et Mélissa.

Les discours se sont cristallisés autour de thèmes comme les enfants, les liens d'amour dans la famille, les souffrances et la force de « gens ordinaires », l'espoir de changement. Une majorité de Belges a vécu alors dans l'instant des émotions profondes qui révélaient du même coup par leur témoignage simultané (signes de deuil, fermetures de commerces) une solidarité et une capacité d'action de la société civile à travers tout le pays. Les parents des victimes ont formulé de nets reproches envers la justice (...)

Deux personnages dignes de confiance ont porté une partie des attentes du public. Tous deux avec une image de travail, d'honnêteté, et même parfois de charisme discret qui évoque les meilleurs enquêteurs de séries télévisées (rappelons-nous par exemple une phrase de l'un, le procureur Bourlet, répondant avec un petit sourire à une question de journaliste: « J'ai une tête à démissionner, moi ? ».

Quand l'autre est écarté brutalement de son rôle, une partie de la société civile rentre à nouveau massivement en scène. Elle y a été préparée par une longue suite d'affaires, où elle s'est lassée d'entendre répéter qu'il

«Faut laisser la justice faire son travail ».

Elle a pris conscience aussi d'un état d'esprit partagé par-delà les clivages linguistiques dissolvants contre lesquels la mobilisation agit aussi en contrecoup.

Aux valeurs et sentiments précédemment cités, il vient s'en ajouter d'autres : crainte, indignation, détermination. Avec un clivage plus affirmé encore de l'innocence les enfants, la Marche « blanche », le juge qui a un cœur contre les « mafias », les pressions cachées, les protections d'éventuels pourris.

Dans ce mouvement, ce n'est portant pas « le peuple » qui marche, mais une série de catégories : les étudiants qui rejettent le « système », les habitants de Neufchâteau qui croient en la démocratie et à la justice locales, les ouvriers qui connaissent bien les mouvements collectifs, des sympathisants d' ASBL dont l'objet est la défense des enfants et des familles, des professionnels de l'enfance...

A travers cette union temporaire, la société civile cherche à trouver et à affirmer son rôle dans l'exercice de la justice. Elle tente de suivre ici notamment certains parents admirables qui ont saisi les possibilités qu'offre aujourd'hui une démocratie pour devenir acteur public. En l'occurrence, ces parents ont consciemment transformé ce qui aurait pu rester un terrible fait divers en une action de prévention envers de pareils drames en Belgique.

Cette action est aujourd'hui devenu un événement total, auquel chacun contribue, depuis le Roi (que l'on songe en passant à ce qu'aurait représenté pour le roi Baudouin des événements de ce genre ! ) jusqu'à l'homme de la rue, qui précisément s'y trouve.

Mais sa signification doit continuer à se déchiffrer, à s'élaborer aussi, en confrontant sur le moyen terme les points de vue.

Aucune catégorie sociale, aucun texte de loi ne portent à eux seuls la justesse de vue dans cette histoire, ni par conséquent « la justice ».

EDWIN ZACCAÏ Chargé de cours à l'ULB  (Le titre est de la rédaction.)

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Pour que le signal de ce dimanche soit entendu

« LE SOIR » du lundi 21 octobre 1996 page 6

L'apparente impuissance devant l'accroissement du chômage, de la pauvreté, de l'exclusion et la violence urbaine liée à cette situation avait déjà ébranlé la confiance dans ses mandataires politiques d'une partie significative de la population.

Voilà que l'opinion prend tragiquement conscience de l'existence de réseaux criminels, certains capables d'infiltrer un cabinet ministériel et de fomenter l'assassinat d'un ministre d'État; d'autres capables d'enlever des enfants, de commettre sur leur personne des atrocités et de les vendre à des consommateurs d'innocence.

Simultanément, la population, qui espère depuis plus de dix ans la résolution de l'affaire des tueurs du Brabant wallon », depuis cinq ans la découverte des assassins d'André Cools et depuis plus d'un an qu' on rende justice à Julie, Mélissa et aux autres enfants disparus, constate que ces enquêtes ont piétiné des mois, voire des années, à cause d'erreurs d'appréciation, de rivalités et de négligences, de manque de communication et de fautes diverses imputables à des corps de police et des autorités judiciaires qui s'accusent mutuellement.

La dangereuse quête frénétique du « Chevalier blanc »

Des millions de signatures réunies au bas de pétitions, des grèves spontanées, des manifestations quotidiennes devant les palais de Justice d'Anvers, de Bruxelles, Charleroi, Liège et Neufchâteau témoignaient déjà avant le gigantesque cortège blanc d'hier du malaise profond, du doute et de l'indignation qui atteignent désormais de plein fouet le pouvoir judiciaire après le politique.

Ce malaise et ce doute se transforment en suspicion généralisée. Or, la recherche frénétique du « Chevalier blanc », la condamnation collective des institutions, la propagation des rumeurs invérifiées, avec son cortège de dérapages (du lynchage médiatique à l'apologie du pouvoir fort ou de la justice privée) constituent un réel danger pour deux siècles de conquêtes démocratiques.

Dans ce contexte difficile, il est indispensable de réaffirmer la primauté des valeurs humanistes qui impliquent le respect de la personne et en particulier de l'enfant. Sur les ruines d'illusions perdues, les gesticulations sont aussi stériles que l'immobilisme. Le désespoir est aussi funeste que l'indifférence. Sachons relever le défi et tracer de nouvelles perspectives. Sachons trouver la sagesse et le courage...

Comme citoyens, trouver la sagesse de résister à la démagogie et aux récupérations de ceux qui n'hésitent pas à exploiter la légitime émotion populaire pour tenter de déstabiliser la démocratie.

Comme citoyens, exiger de nos responsables politiques le courage de mettre tout en œuvre pour faire aboutir les enquêtes dans les meilleurs délais afin de démasquer tous les auteurs et leurs commanditaires.

Le courage surtout d'adopter les mesures qui s'imposent pour faire aboutir les réformes indispensables à l'administration de la justice et doter durablement les pouvoirs publics, la magistrature et les auxiliaires de la justice des moyens nécessaires à l'accomplissement de leur mission, tant en matière de répression des crimes qu'en matière civile, pour la défense des libertés publiques et des droits légitimes de tous les justiciables.

Formons le voeu que le signal des manifestants, des grévistes et des marcheurs d'hier soit entendu et ne débouche pas sur le découragement et le repli frileux des responsables dans l'attente que l'orage passe.

Ni non plus sur l'adoption précipitée de mesures spectacles. Mais sur un raffermissement des responsabilités à tous niveaux et sur une réflexion en profondeur sur le sens des valeurs.

PHILIPPE GROLLET Président du Centre d'action laïque (Le titre et l'intertitre sont de la rédaction.)

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COURRIER

« LE SOIR » du lundi 21 octobre 1996 page 6

Le langage du peuple ? Maladroit parfois, mais direct et sensé.

Les gens simples expriment directement - parfois maladroitement - ce que l'ensemble de la population éprouve.

Les soi-disant intellectuels, le plus souvent se taisent, blasés et sceptiques car ils savent combien sera longue et pénible la remise en question des pouvoirs institués.

Ce qui se passe aujourd'hui est dans la droite ligne d'une crise grave de société qui se dessine depuis bien longtemps. Depuis que les partis gèrent la chose publique comme une chasse gardée qui leur aurait été confiée pour un bail indéterminé et sans condition; depuis que la fonction politique s'exerce non plus comme une fonction de service de la communauté, mais comme un droit acquis par le suffrage et qui serait devenu inaliénable, quel que soit l'usage qui en serait fait; depuis que la magistrature a perdu de vue qu'elle est au service de la Justice, la vraie, et non pas du fonctionnement de l'appareil judiciaire qui tournerait sur lui-même et pour lui-même d'abord.

(...) Le peuple n'a pas tort de réagir, loin s'en faut. C'est peut être la seule chance de salut. Il exprime par son langage clair, direct, même maladroit, que quelque chose est pourri au royaume de Belgique et qu'il faut prendre des mesures de toute urgence.

Il est heureux que l'extrême droite n'ait pas pour l'instant de chef de file capable de canaliser le vaste mouvement de protestation et de révolte. Il risquerait d'entraîner derrière lui des masses considérables.

Les responsables au pouvoir en ont-ils vraiment conscience?

On peut en douter, tant certains se sentent sûrs d'eux-mêmes, de leurs pouvoirs, de leurs couvertures.

L'institution se protège, une main lave l'autre, on n'admet pas qu'il y ait des comptes à rendre... au peuple.

E. Devue (Glons)

 

 

 

 

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