lundi 16 mars 2009

Marée blanche sur Bruxelles( «Wallonie»21 octobre 1996 pg 8)


DIGNITÉ, ÉMOTION, DÉTERMINATION

 Marée blanche sur Bruxelles

 « La Wallonie » du lundi 21 octobre 1996 page 8

Bruxelles la Blanche, Bruxelles l'enfance. Jeunes, vieux, enfants, Flamands, Wallons, Bruxellois, mais aussi des Français, des Suisses, des Néerlandais, familles, personnes isolées, immigrés, plus de 250.000 personnes ont défilé dimanche dans le centre de la capitale pour afficher leur sympathie avec les parents de Julie, Métissa, Ann, Eefje, Élisabeth, et tous les autres enfants victimes de violences.

 

Avec les parents, ils ont également donné un signal clair pour une justice plus humaine, plus efficace. Ils semblent avoir été entendus puisqu'à l'issue d'une entrevue avec les parents, le Premier ministre Jean-Luc Dehaene a annoncé un quadruple engagement politique.

 La foi qui soulève les montagnes

 

Bien avant 14h00, la Gare du Nord a dégorgé son lot impressionnant d e voyageurs qui lentement ont descendu les escaliers du CCN (Centre Communications Nord) pour se diriger vers le coin d u boulevard Jacqmain et le boulevard Léopold Il.

Ballons blancs, casquettes blanches distribuées gratuitement par un quotidien flamand, fleurs blanches,

T-shirts blancs, le symbole était au rendez-vous fixé par les parents en mémoire des enfants victimes des violences des adultes, dans une même aspiration à l'innocence et la non-violence.

C'est ce message qu'ont adressé, tour à tour et avec quelques nuances parfois, les parents réunis sur le podium.

Comme la foule se pressait de plus en plus, les parents ont pris la parole plus tôt que prévu, vers 13h20, soit avec 40 minutes d'avance sur l'horaire.

Gino Russo a été très bref pour dire « Une phrase me revient toujours en tête: Mélissa, je t'aime ». Son épouse a parlé de Mélissa en lui signant une adresse personnelle qui a manifestement ému le public. Mme

Russo a également évoqué Jean-Marc Connerotte, sans le citer nommément toutefois:

« Nous avons cru que l'institution judiciaire allait nous aider. Nous avons dû déchanter. Jusqu'au jour où un juge a bien voulu considérer nos enfants comme des princesses à sauver. Je veux dire à tous ceux qui sont là pour te rendre hommage que tous les enfants sont des princes et des princesses. Que cette marche serve. Que jamais plus aucun enfant ne connaisse l'enfer sur terre ».

 

Pol Marchal, le papa d'An, lui aussi a fait allusion à l'appareil judiciaire, en répétant que lui se battra toujours, en terminant son intervention, en français, par les propos du procureur du Roi Bourlet: « Si on me laisse faire ».

Il a été très applaudi par la foule,Nabela Benaïssa, la soeur de Loubna, a également été acclamée quand, sobrement, elle a dit « Pour tous ceux qui sont ici et qui ne comprennent ni le néerlandais, ni le français, je le dis en arabe, Choukran, merci. »

L'émotion est montée d'un cran encore quand, la voix brisée, Mme Marie-Noëlle Bouzet, la maman d'Élisabeth, a évoqué « une nouvelle force née d e l'innocence de nos enfants ». Nous devons être de nouveaux parents responsables, de nouveaux citoyens, a-t-elle poursuivi. « Quand j'étais petite on me répétait une phrase que je ne comprenais pas très bien. Cette phrase est 'La foi qui soulève les montagnes. Aujourd'hui, j'ai compris. Je vous dis merci »

Un cortège interminable

A plusieurs reprises au cours de l'agrès - midi, les chiffres sur le nombre des participants ont évolué.

De 100.000, on est passé au fil des heures et des sources à 325.000 personnes. Qu'il y ait eu 250.000 personnes semble sans doute le plus raisonnable.

Un nombre impressionnant en tout cas qui place cette Marche Blanche au premier rang des manifestations de masse que la Belgique ait connues, avec celle des anti-missiles en 1982.

Une marche qui s'est déroulée sans incident majeur - près de 30 interpellations de militants d'extrême gauche - et qui s'est clôturée après 18 h à la gare du Midi où se trouvait un panneau avec les photos des enfants disparus ou assassinés.

Une certaine confusion a éclaté lorsque des personnes ont constaté que la photo de Loubna Benaïssa manquait. Le nom de la petite Marocaine a été ajoutée rapidement par des personnes choquées par cet « ou

Bli ».

Plus haut dans la ville, du côté de la place Poelaert, les gendarmes ont dû barrer la route vers le Palais de Justice. Un petit millier de personnes était regroupé à la Porte Louise. Des projectiles ont été lancés en direction du Palais de Justice. Vers 18h30 des jeunes vandales ont été interpellés dans le quartier du Sablon: ils s'étaient attaqué à des voitures en stationnement. Vers 19 h, la foule a commencé à se disperser, non sans quelque énervement à la gare du Midi où les trains ont été pris d'assaut et où il a fallu régenter les entrées dans les wagons.

Engagement solennel de Jean-Luc Dehaene

Les parents des victimes ont été distraits du cortège vers 16h.pour avoir une entretien de près de 2 heures avec le Premier ministre Jean-Luc Dehaene au Lambermont. Gino Russo s'est dit content de l'entretien «  C'est une des rares réunions dont on est sortis un peu satisfait » en ajoutant que le Premier ministre devait maintenant prouver qu'il tient parole.

Outre son engagement à permettre à la Justice d'effectuer son enquête sans entraves et jusqu'au bout, puisqu'une telle enquête n'est pas du ressort du politique, le Premier ministre a annoncé que, dans le cadre de l'enquête sur l'enquête, des sanctions disciplinaires seraient prises là où des erreurs ont été commises et qu'il entrait dans les intentions du Parlement d'également entendre les parents des victimes.

Le Premier ministre s'est aussi engagé à un certain nombre de modifications de fond dans le domaine de la Justice: outre les deux projets de loi qui ont déjà été déposés concernant l'un le fonds d'aide aux victimes et l'autre le collège des Procureurs, il tentera de faire approuver en Conseil des ministres, vendredi déjà, une proposition de révision de la constitution visant à mettre fin à la politisation des promotions dans la magistrature. Il faudra pour cela modifier l'article 151 de la Constitution.

 

Enfin, Jean-Luc Dehaene a annoncé que contact serait pris avec le centre national pour les enfants perdus et enfants abusés à Washington pour, en collaboration, examiner les possibilités de créer un centre similaire en

Europe. Le Premier ministre a affirmé « être preneur » pour que cela se fasse à partir de la Belgique.

 

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Commentaire

 

A VOUS, maintenant

 

« La Wallonie » du lundi 21 octobre 1996 page 8

 

Parce qu'elle était unanimiste, parce que ses thèmes étaient hautement émotionnels, la marche blanche ne pouvait être qu'un succès. Comment ne pas âtre d'accord avec un mot d'ordre aussi évident que «Pour nos enfants » ?

Comment ne pas souscrire à une demande de protection des plus faibles, à une demande de plus de justice, à une exigence de bon fonctionnement des institutions démocratiques? Comment ne pas applaudir à un mouvement qui revendique le calme, la non violence? Comment ne pas adhérer au «langage de la vérité» que célébrait ce week-end un sociologue de « U CL »?

 Le problème est que, au lendemain de ce jour blanc, on se retrouve face à la vieille question :

 Et maintenant ?

Le problème des démocraties, ce n'est pas tant leurs objectifs que les outils qu'elles utilisent pour les atteindre, la manière dont elles s’en servent et la capacité des citoyens à coopérer, au quotidien, à la réalisation de ceux-ci.

Les outils. II y a dans ce pays un arsenal juridique qui est, quoi qu'on en dise, parmi les plus modernes qui soit. Sans doute est-il très compliqué. On a beaucoup déploré que le bon vieil adage «Nul n'est censé ignorer la loi» soit aujourd'hui tout à fait irréaliste. Mais ne l’a-t-il jamais été? Cette maxime qui sent bon le XIX' siècle ne s'est en fait jamais appliquée et n'était sans doute jamais qu'un instrument d'oppression au service de ceux qui détenaient le pouvoir du savoir. Méfions-nous de ceux qui veulent tout simplifier au nom d'une pseudo proximité avec le citoyen. Rien n'est plus simple que les Dix Commandements. Essayez de faire tourner notre société avec ça. Rien n'est plus compliqué que le calcul électoral en usage en Belgique. On vient pourtant l'étudier de partout; il a à chaque fois permis l'émergence de courants d'opinion, sympathiques ou non, tout en empêchant globalement le blocage du système, même si cela grinça parfois. Sans doute faut-il réformer, encore et toujours. Mais cela ne peut se faire dans l'urgence, ni sous la pression. Voyez, simplement, la complexité du débat sur les peines incompressibles.

La manière. Ce qui ne va pas, ce n'est pas tant les textes que la manière dont on s'en sert, entend-t-on dire souvent. Ceux qui manient les outils le font moins en fonction de soucis collectifs qu'en raison de leurs propres intérêts personnels.

Et ceux qui connaissent les détails du système n'hésitent jamais à l'utiliser, avec les apparences de la légalité, contre la masse qui, elle, ne les connaît pas. Fort bien, fort vrai, mais depuis longtemps. On reproche aux hommes politiques leur interventionnisme : mais le moindre député a, en ses tiroirs, une petite dizaine de milliers de dossiers de demandes diverses. Pour un emploi, une pension, un passe droit. Ceux qui sont dans ces fichiers-là sont bien venus de leur plein gré. On reproche aux avocats leur juridisme : mais on vient les trouver pour n'importe quoi, et on considérera comme une cloche celui qui ne dénicherait pas le truc pour retarder une procédure. En ces moments où l'on crie haro sur la Justice, il ne s'est jamais trouvé autant de monde pour intenter des procès; en ces moments ou l'on s'en prend aux politiciens, il ne s'est jamais trouvé autant d'électeurs pour voter non plus pour un parti, mais pour un homme. On ne choisit plus un programme plus ou moins cohérent, mais un bonhomme dont on pense qu'il est sympathique, ou efficace, ou qu'il passe bien à la télé. Et qui, au pouvoir, prendra ses décisions de manière à mécontenter le moins de monde possible, ce qui est l'inverse même de la dynamique.

Et nous voilà donc venu au citoyen, a celui-la meure qui était, hier, avec raison, dans les rues de Bruxelles. Tous attendent, plus ou moins confusément, que les choses changent. Aucun ne sait comment ni dans quel sens. « Moi, disait Gino Russo, je ne suis pas là pour changer les choses, je suis là pour dire ce qui ne va pas». Ce n'est qu'à moitié vrai : On attend du citoyen, dans une démocratie, qu'il dise certes ce ne qui va pas, mais qu'il ne se désintéresse pas non plus de la manière dont le pouvoir va faire en sorte de remédier à ce qui ne va pas. En substance, il ne suffit pas de manifester périodiquement sa colère, il faut aussi, entre les coups, veiller à l'évolution des choses. En plus bref encore, il faut être politique, et les gens ne le sont plus. Et c'est là la source du mal des démocraties : elles ne vivent que si les citoyens s'intéressent à la manière dont elles fonctionnent.

Ce n'est plus le cas, et la marche d'hier ne prouve hélas pas le contraire, même si on peut espérer qu'elle soit le début, sur ce plan, d'une prise de conscience.

Ce qui doit changer, ce qui peut changer, tout de suite, bien plus vite que les outils ou la manière de s'en servir, c'est que le citoyen se réapproprie la chose publique. I! y a, partout, des initiatives, des lieux de débats, des possibilités d'expression qui ne sont pas saisies. Il ne s'agit pas d'adhérer à un parti ou d'entrer dans une vie politicienne, mais bien de se ré intéresser à la gestion de la cité, en interrogeant, en lisant les journaux, et aussi leurs pages politiques, en regardant la TV, et pas seulement Colombo, en cherchant à comprendre plutôt qu'en hurlant «ce n'est pas pour moi ».

Ainsi, le citoyen pourra surveiller ce que ses élus font de la démocratie, au jour le jour. C'est le meilleur moyen d'éviter les dérives fascistes ou poujadistes, qui naissent de la méconnaissance. C'est aussi le meilleur moyen d'être sûr que le mot dysfonctionnement retournera, demain, dans le dictionnaire dont II n'aurait pas dû sortir.

 

Fabrice Jacquemart

 

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LA RENCONTRE AU SOMMET PARENTS ET ENFANTS-PREMIER MINISTRE

 

L'ambassade venue de la rue

« La Wallonie » du lundi 21 octobre 1996 page 8

Quatre points sur lesquels chacun peut s'estimer satisfait. Avec rendez-vous, en décembre, pour en faire le bilan. La rencontre Dehaene «Marche blanche» ne serait qu'un début.

Le terme de délégation semble peu approprié. C'est le mot utilisé par la porte-parole du Premier ministre qui, peu après quinze heures, explique aux journalistes amassés en force au Lambermont comment, là, à la «résidence palatine» de Jean-Luc Dehaene, la rencontre entre ce dernier et les parents, organisateurs de la marche blanche, va s'effectuer.

Dans la courette où la presse a été admise, dit-elle, il y aura, d'abord, un «hand-shake», public, à la suite de quoi commencera la rencontre, mais en aparté. A l'issue de celle-ci, termine-t-elle, se tiendra un point presse «avec Jean-Luc Dehaene ou avec la délégation ou avec les deux». Ou, ou, ou : le protocole, déjà, boite un peu.

Protocole

Comme avec le mot délégation. Vingt-trois personnes vont être admises, dit la porte-parole, huit adultes et quinze enfants. Ce sont les parents et enfants Russo, Lejeune, Ben Aïssa, Marchal et Brichet.

Ils arrivent, comme prévu, à quinze heures trente. Mais pas sous forme de «délégation ».

D'abord parce qu'ils sont bien plus nombreux, et qu'on acceptera - après leur avoir demandé, par appel de noms, à se ranger sur le trottoir         d'inclure les parents Lambrecht et, accompagnées des leurs, Sabine et Laetitia.

 

Délégation ? Ambassade, plutôt.

 

Dans le bas de la ville, ils sont près de 300.000. Près de 300.000 qui, après l'espoir soulevé par la  «ligne blanche» tracée par l'enquête de Neufchâteau, fait sourdre son ras-le-bol et son malaise devant une

«Justice spaghetti», plus que jamais formaliste et inhumaine, et d'un Parlement toujours aussi médiocre dans ses mesquines chamailleries partisanes.

Par son refus massif et diffus, la marche est celle d'un autre monde. Un autre monde qui, donc, envoie ses ambassadeurs.

Au Premier ministre et - précisons - à sa demande. Ce n'est pas tâter le pouls de la population. C'est, nouveau, l'écouter. «Courage! Continuez!» leur crie une dame à l'arrivée des ambassadeurs. Un signe, s'il en fallait encore.

Les quatres engagements

L'entretien durera deux heures. Deux très longues heures. Avec, à son terme, deux déclarations, séparées, successives. Semblables et dissemblables.

C'est une des rares réunions dont nous sommes sortis un peu satisfaits, » dit Jean-Denis Lejeune. Ajoutant,

«Les grands vainqueurs, ce sont les enfants. »

«Nous avons eu un échange de vues franc et constructif, » dit Jean-Luc Dehaene. Ajoutant qu'il «se félicite de la manière digne et sereine avec laquelle la manifestation s'est déroulée. Il a donné un signal clair et impressionnant quant à l'importance qu'il convient d'accorder aux enfants dans la société, à la nécessité de poursuivre l'enquête judiciaire sans entrave et de réformer avec diligence la justice dans le sens d'une meilleure prise en compte des droits des victimes et d'une plus grande humanité dans son fonctionnement.»

Il a dit vouloir y consacrer toute son énergie, avec sincérité.

De part et d'autre, accord sur l'impératif d'aller vite en besogne. Dès décembre, janvier, un bilan devrait être tiré. Sur quatre points, essentiellement, que Jean-Luc Dehaene décrit comme son «quadruple engagement».

Primo, l'enquête proprement dite, qui doit aller jusqu'au bout. « Par tous les moyens, » dit Jean Luc Dehaene.

Secundo, par la création d'un  organe chargé de la disparition des enfants, sur le modèle du Centre national existant à Washington. «Un organe indépendant, hors tutelle de la gendarmerie et de la police judiciaire, » dit Jean-Denis Lejeune. «Un centre européen, que nous aimerions voir basé en Belgique, » relativise Jean-Luc Dehaene, qui souhaiterait le voir également s'occuper de prévention, en développant un action qui ne se limiterait donc pas aux enfants disparus.

 

Tertio, arriver à un meilleur équilibre entre les droits de la défense et ceux des victimes. Est visé, le projet de loi Franchimont, que le Conseil d'Etat vient d'examiner et qui devrait, tout prochainement, être discuté au Parlement.

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QUIPROQUO DEHAENE-PARENTS

Début ou aboutissement?


« La Wallonie » du lundi 21 octobre 1996 page 8

 

Les parents des enfants disparus ou des victimes de Marc Dutroux ont réagi vivement lorsque la père d'An

Marchal a expliqué avoir compris, lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre samedi, que celui-ci considérait que la « Marche blanche » de ce dimanche constituait la « fin du mouvement ».

Ces parents étaient les invités de "Controverse", l'émission télévisée dominicale de RTL-TVI. Le Premier Ministre a réagi avant même la fin de l'émission.

Par sa porte-parole, il a fait savoir qu'il avait appris « avec consternation » les déclarations faites à RTL-TVI par certains parents, selon lesquelles il considère que la manifestation constitue une fin. « il confirme au contraire, comme il l'a déclaré vendredi dernier  après le Conseil des Ministres, que la manifestation est un encouragement pour tous les responsables à poursuivre leur action afin que ceci ne se répète plus », a souligné la porte parole du Premier.

Maladroit...

« Je trouve M. Dehaene très maladroit et il ne doit pas être un bon homme politique », avait affirme pour sa part Mme Bouzet, la mère de la petite Élisabeth Brichet, disparue à Namur en décembre 1989 et toujours pas retrouvée.

« Comment peut-on parler de fin alors que cette marche n'est qu'un début. On lui donnera cette après-midi la chance de se rattraper» avait déclaré en substance Mme Russo, faisant allusion à la rencontre que les parents devaient avoir dans l'après-midi de dimanche avec le Premier ministre.

Mme Marchal avait pour sa part expliqué qu'elle pensait que M. Dehaene avait ainsi exprimé un espoir. Pour M. Lejeune, si le Premier ministre veut que cette marche soit un aboutissement, "qu'il prenne les décisions" nécessaires. Alors, il est un fait que la marche sera un aboutissement, a-t-il dit.

Le Premier Ministre, cité par sa porte-parole, a confirmé que la manifestation était bien

« un encouragement pour tous les responsables à poursuivre leur action afin que ceci ne se répète plus... La Justice doit faire toute la clarté. Là où des erreurs ont été commises, les sanctions doivent être prises et les réformes en profondeur devront être réalisées », selon M. -Dehaene.

Comme on le lira ci-contre, la rencontre entre le Premier et les familles organisée dimanche en fin d'après-midi, se déroula dans un climat nettement plus serein et elle se solda surtout par des résultats enfin concrets, notamment ce déjà fameux quadruple engagement pris par Jean-Luc Dehaene.

 

 

 

 

 

 

 

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