samedi 9 août 2008

« An est morte...»('Wallonie'4 septembre 1996 p7)


« An est morte...»

UN PERE PARLE

« La Wallonie » du mercredi 4 septembre 1996 page 7

Les parents d'An Marchal sont revenus mardi soir à leur domicile de Hasselt à bord d'une voiture blindée, de retour de Paris, où la veille ils avaient participé à l'émission «Perdu-de vue» de TF1.

La malheureuse information du décès de leur fille, ainsi que celui d'Eefje, les avait précédés.

Devant les caméras des télévisions, Paul Marchal a tenu à confirmer luimême, en présence de son épouse, la terrible nouvelle. Il a dit : «An est morte».

Du côté de Charleroi, on a appris que les corps des deux jeunes victimes ont été véhiculés mardi soir encore, vers 21h, dans des corbillards, à destination de Hasselt.

An Marchal et Eefje Lambrechts, dont les restes ont été découverts mardi avaient disparu le 22 août 1995 au littoral, où elles étaient en vacances. Elles avaient respectivement 17 et 19 ans à l'époque.

Le 18 août 1996, Marc Dutroux a reconnu les avoir enlevées avec Michel Lelièvre. Ces aveux ont donné un mince espoir aux enquêteurs de Neufchâteau (à qui le dossier avait été transmis) de les retrouver vivantes. Les deux hommes ont dit les avoir séquestrées pendant une certaine période, après quoi, ils ne s'en sont plus occupés.

La trace des deux jeunes filles a été perdue après qu'elles eurent assisté à un spectacle de l'hypnotiseur Rasti Rostelli au casino de Blankenberge.
A l'issue du spectacle, elles n'ont pas rejoint le camp de vacances Marina à Westende, où elles séjournaient avec un groupe d'amis appartenant à la troupe théâtrale "Harlekijn," de Hasselt. Elles ont pris le tram de la côte et sont descendues à Ostende. C'est là que les enquêteurs perdent la trace des deux jeunes filles.

Ils cherchaient
Selon différentes sources, Marc Dutroux et Michel Lelièvre ont précisé aux enquêteurs le déroulement de l'enlèvement. Ils ont passé toute la journée du 22 août à la côte à la recherche d'une fille à enlever sans en trouver.

Ce n'est qu'en fin de soirée qu'ils ont vu une jeune fille dans le tram de la côte. Ils ont suivi le tram jusqu'à Ostende mais ont manqué leur proie car ils n'ont pas trouvé de parking.

Lelièvre aurait dit l'avoir retrouvée sur le chemin de Middelkerke alors qu'elle faisait du stop avec un amie. Les deux filles auraient été prises en charges et droguées. La voiture serait tombée en panne sur l'autoroute, vraisemblablement à Wetteren: Lelièvre serait resté sur place avec les deux Elles endormies tandis que Dutroux serait allé à Charleroi pour chercher une voiture.

Dans les jours qui ont suivi la double disparition, un vaste élan de solidarité s'est manifesté, tout comme quelques semaines auparavant lors de la disparition de Julie et Métissa à Grâce-Hollogne. Proches, amis, bénévoles anonymes ont participé à des battues dans plusieurs localités du littoral ainsi qu'à une large diffusion d'affiches au portrait des deux jeunes filles. En vain.

Un appel lancé par les parents des deux jeunes filles aux présumés ravisseurs le 2 septembre sur VTM était resté sans réponse. Un placardage d'affiches à Amsterdam et Rotterdam, ainsi qu'une recherche dans le Nord de la France, n'avait pas livré davantage de résultats.

Les mêmes récriminations
En une année, les enquêteurs avaient également vérifié plusieurs pistes au-delà des frontières. En décembre dernier, une commission rogatoire s'était rendue en vain en Espagne où des témoins affirmaient avoir aperçu les deux disparues. Un mois plus tard, deux membres de la PJ de Bruges s'étaient rendus aux Canaries à la recherche d'une piste. Ils étaient également rentrés bredouilles.
Les parents ont critiqué le travail de la justice, qui, disentils n'a réellement pris en compte l'hypothèse du rapt que dix jours après la disparition.

Mardi soir, après 7 jours de fouilles au 63-65 de la rue Daubresse à Jumet, la terrible nouvelle est tombée: des ossements de 2 cadavres de jeunes adultes ont été exhumées des multiples excavations effectuées sur le site qu'a occupé Bernard Weinstein, comparse tué par Marc Dutroux, la figure principale du dossier d'enlèvements et d'assassinats d'enfants et de jeunes filles qui secoue toute la Belgique.
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Georges Demanet : inculpation confirmée

ESCROQUERIE A L'ASSURANCE


« La Wallonie » du mercredi 4 septembre 1996 page 7


Le porte-parole du parquet de Bruxelles a confirmé mardi matin l'inculpation de trois personnes la semaine dernière par le juge d'instruction bruxellois Guy Laffineur dans le cadre d'une enquête sur une escroquerie à l'assurance.
L'un des inculpés est Philippe Demanet, le fils du procureur général près la cour d'appel de Mons, Georges Demanet. Philippe Demanet, 33 ans, est expert automobile auprès du parquet de Charleroi. Les deux autres inculpés sont Bernard Adam, un garagiste de Damprémy, et un certain Romano.

Le vol de sa Porsche
Philippe Demanet est soupçonné d'escroquerie à l'assurance. En 1993, il avait déclaré en Espagne le vol de sa voiture, une Porsche d'une valeur de 3 millions de francs qu'il venait d'acheter chez Bernard Adam. Ce dernier aurait avoué la semaine dernière avoir participé au vol de la voiture et l'avoir ramenée en Belgique. Le tout à la demande de Philippe Demanet. Le fils du procureur général nie cette version.

Les noms de deux personnes inculpées à Neufchâteau dans un dossier connexe à l'affaire Dutroux et relatif à un trafic de voitures sont également cités dans ce dossier d'escroquerie. Il s'agit de l'inspecteur de la PJ de Charleroi, Georges Zicot, et de l'assureur de Philippe Demanet, Thierry Dehaan, responsable du contentieux à la Royale Belge.
Après l'inculpation de Georges Zicot, d'aucun n'avaient pas hésité à évoquer la thèse d'un complot monté contre lui parce qu'il avait dénoncé l'escroquerie à laquelle était mêlé Philippe Demanet.
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Nihoul : mandat d’arrêt confirmé

CHAMBRE DES MISES

« La Wallonie » du mercredi 4 septembre 1996 page 7

La chambre des mises en accusation de Liège a confirmé mardi après-midi la détention préventive de Michel Nihoul, placé sous mandat d'arrêt le 16 août pour association de malfaiteurs dans le cadre de l'enquête relative aux faits de pédophilie et d'enlèvements d'enfants à charge de Marc Dutroux, a t-on appris à source judiciaire officielle à Neufchâteau.
Le 20 août, le mandat d'arrêt de Nihoul avait été confirmé par la chambre du conseil de Neufchâteau et l'inculpé avait interjeté appel. Le dossier devait dès lors être analysé par la chambre des mises de Liège.

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