dimanche 27 juillet 2008

Nous maintenons nos affirmations('MEUSE'31 août 1996 p13)


Nous maintenons nos affirmations

« LA MEUSE » du samedi 31 août 1996 page 13

Quand le directeur de la prison d'Arlon affirme à la radio que Dutroux et ses complices n'ont pas demandé à lire la presse, qu'il 'jette un oeil sur cette photo de Michel Lelièvre, amené à un interrogatoire à Neufchâteau, le cahier sport de La Meuse la Lanterne en main...

LA divulgation hier par notre journal des conditions de détention de Marc Dutroux et de sept de ses complices à la prison d'Arlon a fait du bruit.

Si bien que le directeur de la prison, M. Germain Chalon, qui nous avait gentiment parlé la veille, a été nettement moins catégorique à la RTBF-radio hier à 13 heures.
Les inculpés sont incarcérés sur la même section et ils se trouvent quatre sur le côté droit et quatre sur le côté gauche, a-t-il déclaré hier à la radio. Ils n'ont aucun contact entre eux étant donné que chaque fois qu'ils sont extraits, les cellules sont fermées et les autres détenus sont éloignés des couloirs et des lieux de passage. »

- Peuvent-ils aller au préau par exemple?
Ils n'ont jamais demandé d'aller au préau jusqu'à présent...
- Est-ce qu'ils reçoivent les journaux et peuvent-ils voir la T.V.?
En fait de journaux, il n'y a personne qui en qui en reçoit jusqu'à présent, ils n'ont pas demandé pour en acheter. En fait de télévision, il y a deux prévenus qui ont demandé la télévision et qui l'ont obtenue étant , donné qu'il n'y a aucune instruction manifestée de la part des autorités judiciaires à ce sujet. Les autres ne l'ont pas demandée.

Nous avons re-contacté M. Germain Chalon après la diffusion de ce billet radio. Particulièrement grossier, il nous a crié qu’un « couloir » séparait les deux groupes de cellules et que, s'ils étaient traités comme les autres détenus, c'est parce qu'il n'avait reçu aucune instruction particulière. Il nous raccrocha ensuite au nez.
Nous voulons bien comprendre que sa matinée n'a pas dû être de tout repos, mais nous ne pouvons accepter qu'il démente les informations qu'il nous avait données jeudi.
Seule nuance : les huit détenus ne sont pas l'un â côté de l'autre, mais face à face (ce qui est peut-être encore pire...).
En effet, à la question de savoir si les détenus pouvaient communiquer entre eux,Ie directeur nous avait répondu jeudi, - textuellement - : «Je ne peux tout de même pas les empêcher de crier ! ».
S'ils sont face à face, il est donc encore plus facile pour eux de communiquer en criant.

Quant à la promenade au préau, aux journaux et à la télévision, M. Germain Chalon ne fait que confirmer nos propos: il n'a reçu aucune instruction judiciaire pour que de tels services ne leur soient pas accordés. Dès lors, il suffisait aux huit détenus de les demander... pour les obtenir.

Luc Gochel

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