jeudi 17 juillet 2008

Lettre ouverte de Marie France Botte('DH'samedi 24 août 1996 pg3)



Lettre ouverte de Marie France Botte

«Dernière Heure» du samedi 24 août 1996 page 3

Élisabeth, Julie, Mélissa et tant d'autres, nous ne vous oublierons jamais.
Vos petits regards d'enfants aux yeux pétillants de vie hanteront nos coeurs pour toujours.

Nous poursuivrons chaque jour notre lutte contre cette gigantesque pieuvre que représentent le trafic d enfants et son cortège de douleurs.
En acceptant l'existence de ces réseaux et de viols d'enfants, nous perdrions à jamais notre sens de l'humanité. C'est pourquoi la Belgique entière a refusé d'accepter l'inacceptable, en étant auprès de vous, chacun à sa manière.

Dans la cathédrale de Liège, où, au milieu de cette immense souffrance, vous, parents de Julie et Mélissa, étiez dignes, presque sereins.
Certainement parce que vous êtes les seuls à vous être battus jusqu'au bout pour retrouver vos enfants, espérant, avec la force du désespoir, les serrer encore entre vos bras. Vous êtes innocents, blancs comme la pureté de vos petites filles: Et où qu'elles soient aujourd'hui, elles le savent. Ne l'oubliez pas.
Dans l'église, les journalistes, les photographes, les prêtres, tous pleuraient. La compassion était revenue parmi nous. Merci petites filles, en partant vous nous avez laissé un message:« Redevenez humains »

Depuis dix ans, en Asie du Sud-est, mais aussi aux côtes de Claude Lelièvre en Belgique, je lutte contre cette épouvantable exploitation. Dans la cathédrale, noyée dans mes larmes, je n'ai pu arrêter le film qui se déroulait à l'intérieur de moi.
Combien d'enfants ai-je vu mourir en dix ans, tués par leurs agresseurs, contaminés HIV par ceux-ci. Combien de brûlures de cigarette, de fractures, de petits regards perdus à jamais dans la profondeur de l’horreur
Les larmes des enfants et des parents aussi ont été si nombreuses que la mer pourrait déborder. Combien d'enfants, là-bas, ici, ont souffert dans la plus grande solitude, seuls face à leurs agresseurs

Combien d'heures d'angoisse et de peur avons-nous vécues avec nos équipes, peur des représailles, peur que la pieuvre se réveille et nous étouffe. Brûlures de cigarette, fractures, appels anonymes... la liste est longue.
Aujourd'hui, plus que jamais, nous devons lutter pour faire reculer l'horreur.

Monsieur Wathelet, vous avez déclaré que votre conscience était en paix. Je ne vous crois pas.
Parce que aucun être humain ne peut avoir aujourd'hui la conscience en paix. Vous avez signe un document qui a permis à un être humain délinquant et malade de commettre l'inacceptable. Deux avis négatifs étaient suffisants pour arrêter le processus de libération conditionnelle. Toutes les conditions étaient réunies, mensonge, lâcheté...
Un psychiatre de 82 ans suivait le dossier: permettez-moi de douter de l'efficacité!

J'ai espéré et je continuerai à espérer que quelqu'un, dans notre gouvernement, lèvera la main au nom de vous tous, pour dire aux parents des victimes, simplement: « Nous sommes responsables de la violence qui a été faite à vos enfants ».
Une voix, une seule, pour reconnaître, avec humanité et compassion, vos responsabilités hommes politiques.

De grâce royale en récidives, combien de temps encore devrons-nous attendre pour qu'une politique cohérente de lutte contre la pédophilie s'installe?
Combien d'enfants devront être sacrifiés ici et là-bas

Difficile, Monsieur De Clerck, de gérer la situation actuelle, au milieu d'un deuil collectif, où une fois de plus la solidarité belge fonctionne face à la mort.
Je vous ai rencontré plusieurs fois et je suis convaincue que vous ne direz jamais que votre conscience est en paix; parce que vous savez, mieux que nous, que des erreurs ont été commises.
Alors, je vous demande au nom des victimes, au nom des enfants, de vous battre pour obtenir les changements que nous réclamons... Vous battre pour que notre justice reprenne une forme humaine.

L'heure est au lynchage. La population veut voir de près la mort de M. Dutroux. Je vous demande de réfléchir. Julie, Mélissa et toutes les autres victimes ont droit à un procès, à un face-à-face avec notre justice. Ne les privez pas, une fois de plus, de leurs droits.

L'enlèvement des fillettes, les violences sexuelles, la pornographie, le passage des frontières ne se gérent pas en entreprise familiale.
Pour qu'un réseau de pédophilie, pour que la machine infernale fonctionne, il faut impérativement des consommateurs d'enfants protégés. Il faut des soutiens financiers et politiques.
Monsieur De Clerck, dans tous les réseaux de diffusion de cassettes pornographiques, une liste de clients existe.
Dans le cas présent, Monsieur Dutroux serait connecte à des clients belges et internationaux.
Les carences de l'enquête ainsi que les moyens financiers importants de Dutroux m'amènent â vous demander si vous possédez une liste de consommateurs.
Nous attendons de vous, Monsieur De Clerck, la transparence.

Marie-France Botte

Marie-France Botte se dit convaincue de l'existence d'une protection de Marc Dutroux.
Au siège de son asbl, les pétitions pour une politique cohérente en matière de pédophilie reviennent par centaines (11, avenue de la Jonction. 1060 Bruxelles. Tél: 02/534.16.28.)
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Il convoitait d’autres gamines

«Dernière Heure» du samedi 24 août 1996 page 3

LOUVEIGNÉ - La disparition de Julie et Mélissa, et son épilogue tragique, a semé une psychose en Belgique. Après le 24 juin 1995, nombreux sont les parents qui ont cru que leurs enfants allaient être enlevés.
A l'époque, les plaintes affluaient par dizaines, tant à la police qu'à la gendarmerie.
Actuellement, suite aux événements que l'on connaît, les coups de fil aux autorités sont de nouveau fréquents. Ainsi, à Louveigné, on affirme avoir vu Jean-Michel Nihoul. Info ou intox ?

Un dossier à Neufchâteau
« C'était le 26 juillet dernier. Vers 13 heure, je sortais du domicile d'une voisine quand je l'ai vu. Il avait un drôle d'air. Il portait une chemise blanche, un veston gris et un pantalon chiffonné. Il avait une canette de bière à la main. Je n'y ai plus prêté attention, mais, une heure plus tard, une autre voisine m'a demandé qui était cet individu louche. Il montait et descendait sans arrêt la rue principale du village.
Le soir, vers 20 heures, il était toujours là. Le mari de la voisine est allé le trouver et lui a demandé ce qu'il faisait. Il a répondu qu'il était de passage à Banneux parce qu'il assistait aux 24 heures de Francorchamps. On lui a dit de partir, ce qu'il a fait. C'est la semaine dernière, quand on l'a vu a la télévision, que je l'ai reconnu c'était Jean-Michel Nihoul, je suis formelle.
J'ai appelé la gendarmerie pour les prévenir. J'affirme que c'est lui, je veux même bien être confrontée avec cet homme », témoigne Mme L., domiciliée à Louveigné.
Le même jour, l'individu suspect se serait promené dans la cour de l'école communale et aurait pris des photos. Il aurait également approché trois gamines du quartier. Priscilla, Alisson et Davina sont âgées respectivement de 14, 12 et 8 ans. D'après elles, ce serait effectivement Nihoul qui les aurait suivies.
Plusieurs autres personnes du village l'ont également vu. Les petites disent aussi avoir été photographiées. La gendarmerie est venue plusieurs fois à la maison.
Mais nous n'en savons pas plus actuellement», explique le papa des enfants.

A la gendarmerie de Sprimont, on reste prudent : « Il est vrai que plusieurs personnes ont cru reconnaître Jean-Michel Nihoul, mais il n'y a rien de concret pour l'instant.
L'individu aurait rôdé plusieurs heures dans le village. Ce qui serait étrange pour des personnes vraiment animées de mauvaises intentions. D'habitude, elles font leur coup et puis s'enfuient. Quoi qu'il en soit, un dossier va être transmis aux enquêteurs à Neufchâteau.

A-t-on, le 26 juillet dernier, évité un nouveau drame ? Priscilla, Alisson et Davina ont-elles échappé de peu aux griffes de Dutroux et consorts ? Rien ne permet actuellement de l'affirmer, mais un doute subsistera toujours...

Nathalie Evrard
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Un indicateur devenu gênant

Il mangeait à tous les râteliers

«Dernière Heure» du samedi 24 août 1996 page 3

BRUXELLES - Deux des comparses présumés de Marc Dutroux, Michel Nihoul et Michel Lelièvre, ont été des indicateurs de la gendarmerie. Ils ont aidé la BSR de Dinant, au moins dans une affaire, à remonter toute une filière de voitures volées. C'est son avocat qui l'affirme, Me Frédéric Clément de Cléty.
Nous pouvons ajouter que Nihoul, qui mangeait à tous les râteliers, a travaillé aussi pour la police judiciaire, et notamment la brigade de Bruxelles... dans des affaires de moeurs.
Il y a mieux : le 19 septembre 1983, Nihoul offrait d'être l'indic de la section financière de la PJ de
Liège dans le dossier 30/83 du juge Regibeau (il s'agissait du fameux scandale des Hôpitaux de l'Est). Sa proposition fut transmise pour accord à une substitute du parquet général de liège, depuis peu procureur générale : MMe Anne Thily en personne... qui connaît donc depuis... treize ans l'un des principaux suspects de l'affaire Julie et Mélissa !

L'ami des monstres
Son avocat explique que c'est « fortuitement » que la 23e brigade serait arrivée à soupçonner Nihoul. « C'est en examinant la liste des communications téléphoniques reçues par Marc Dutroux dans les jours qui ont suivi !a disparition de Laetitia Delhez que la PJ a découvert son nom.
Il est exact que M. Nihoul a téléphoné plusieurs fois durant cette période fatidique à Dutroux au sujet de la réparation de sa voiture. Dutroux avait proposé de réparer cette voiture en échange d'une dette qu'il avait contractée vis-à-vis de M. Nihoul pour une expertise immobilière (20.000Fr). Dutroux et Nihoul se sont rencontrés tout au plus deux ou trois fois.

Et Michel Lelièvre ? Nihoul aurait fait sa connaissance via Casper Flier (interpellé lundi à Hastière, libéré). Nihoul explique qu'il « s'est pris d'amitié » pour Lelièvre qu'il a « cherché à aider » !
Selon son avocat, Nihoul aurait donc travaillé pour la BSR de Dinant dans des affaires de voitures volées et Michel Lelièvre lui servait d'indicateur. Ses tuyaux ont permis de démanteler toute une filière. La gendarmerie de Dinant, qui se retranche derrière le secret professionnel, ne fait aucun commentaire, mais ne s'émeut pas : " C'est fort possible. Nos portes sont ou vertes. Le fait de recevoir des informations ne signifie pas que nous délivrions des certificats de bonnes vie et moeurs aux individus qui nous renseignent.
Ajoutons que des informations -pas du tout confirmées - font état de la présence de la petite Nathalie Geijsbregts (disparue en février 1991, à l'âge de 9 ans) assise à l'arrière d'une voiture au volant de laquelle un témoin prétendrait reconnaître M. Nihoul.
Vraiment un drôle de zigue, ce Michel Nihoul, qui a longtemps prétendu être le factotum d'hommes politiques, dont deux PSC de Bruxelles, Paul Vanden Boeynants et l'échevin Jean Leroy.
A son casier, la seule condamnation remonte à 1974: une faillite frauduleuse. Mais l'intéressé est tombé souvent sur une justice bienveillante et... très lente. Il sera enfin jugé le 23 octobre à Bruxelles pour le scandale « SOS Sahel », un dossier que le juge de Haan considérait comme bouclé en... 1989 déjà.
Il est vrai que la section financière du parquet a mis... trois ans à lire le dossier pour lequel Nihoul est défendu par l'avocat Jean-Paul Dumont.
Une autre affaire encore vaut à Nihoul d'être inculpé depuis janvier d'émission de chèques sans provision et de banqueroute simple. Le dossier, qui traîne de puis novembre 1992, a déjà connu... cinq juges d'instruction !

Gilbert Dupont
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A Bertrix, jeudi soir : L’hommage de Laeticia

«Dernière Heure» du samedi 24 août 1996 page 3

Laetitia Delhez, voulant sans doute se tenir à l'écart d'une trop forte pression médiatique, ne s'est pas rendue à Liège aux funérailles de Julie et Mélissa.
Mais elle a tenu à rendre hommage aux deux fillettes qui, comme elle et Sabine Dardenne, ont été enlevées et séquestrées par Dutroux et ses complices.


A l'église de Bertrix, jeudi soir, Laetitia a pris la parole au cours d'une messe en mémoire des petites disparues.

Laetitia, 14 ans, avait été libérée le 15 août une semaine après son enlèvement, en même temps que Sabine, qui sera elle restée deux mois et demi aux mains de ses ravisseurs.

(Ph. Reuter)
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Dutroux avait des billets de banque locaux

Un policier belge en Slovénie


«Dernière Heure» du samedi 24 août 1996 page 3

PRAGUE - Malgré les indices certains de nombreux contacts de Marc Dutroux et de ses complices avec des pays d'Europe centrale, aucun nouvel élément n'était venu, vendredi après midi, s'ajouter au dossier de la présence d'An et Eefje dans une de ces contrées.

En début d'après-midi, on apprenait qu'un policier, officier de contact auprès de l'ambassade belge à Vienne et chargé des relations avec les polices d'Europe centrale, était arrivé à Bratislava, capitale de la Slovaquie, pour informer les responsables locaux de l'état d'avancement de l'enquête. Les recherches se sont en effet un moment déplacées vers l'Est, de Tchéquie vers la Slovaquie, notamment en tenant compte du fait que Dutroux était porteur d'argent slovaque au moment de son arrestation fin 1995.
La Slovaquie, comme plusieurs de ses voisins de l'Est, est également confrontée au problème du tourisme sexuel et même à la pédophilie organisée, comme l'admettent certains hauts fonctionnaires, dont Rudolf Gajdos, le directeur d'Interpol à Bratislava.

Avis de recherche

Ce dernier, tout comme l'avait déjà fait la police tchèque, a confirmé avoir reçu au début de l'année un avis de recherche concernant les jeunes Flamandes An Marchal et Eefje Lambrecks, disparues depuis le 22 août 1995.
La police slovaque n'exclut pas, par ailleurs, l'existence de réseaux pédophiles : selon M. Gajdos, des magazines et des vidéos pornographiques découverts au Benelux ces dernières années auraient pu être fabriqués en Slovaquie.
Le même officier de liaison belge devrait arriver lundi à Prague, pour poursuivre les contacts avec les autorités tchèques, ainsi que nous l'a confirmé Gregr Zelenicky, le patron d'Interpol à Prague
« Vous savez, à l'heure actuelle il ne s'agit que d'un travail d'information et de routine.
Aucun élément neuf ne nous permet de dire que les filles sont chez nous. Mais il est normal que nous poursuivions l'enquête. »

« Peu de chances »...
Journaliste au Prague Post Jan Stojaspal suit le dossier de près et a déjà eu de nombreux contacts avec les responsables de l'enquête, qui restent néanmoins, selon ses dires, très discrets :
« Le sentiment général qui semble régner parmi la police tchèque est qu'il y a très peu de chances que les filles se trouvent sur notre territoire ou même en Slovaquie. Il est clair qu'il n'est pas toujours facile de retrouver quelqu'un dans ces milieux, mais jusqu'ici, même parmi les prostituées, aucune rumeur n'a jamais couru sur des réseaux de filles enlevées dans des pays occidentaux et que l'on retiendrait de force. »

Enfin, comme nous le confiait, avec un certain cynisme, le concierge de l'hôtel Meteor Plaza, à qui nous avions expliqué l'affaire :
« Pourquoi voudriez-vous que les responsables du proxénétisme tchèque fassent venir des filles de cet âge d'Europe de l'Ouest avec tous les problèmes que cela pose, alors qu'à l'Est et même ici en
Tchéquie, il y a déjà beaucoup trop de gamines prêtes à faire ce métier »...

Ph. B.
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Dans un océan de fleurs : Un long défilé devant les tombes

«Dernière Heure» du samedi 24 août 1996 page 3


FLÉMALLE - De mémoire de gardien de cimetière, on n'avait jamais vu ça à Flémalle, « même pas à l'enterrement d'André Cool, où il y avait pourtant beaucoup de monde.
Les deux tombes sont comme une île dans un océan de fleurs et de télégrammes, et ce vendredi, au lendemain des funérailles de Julie et Mélissa, elles accueillaient encore bon nombre d'anonymes venus rendre un dernier hommage aux deux petites victimes de Marc Dutroux.

« Je n'ai pas pu venir jeudi, ni les jours avant parce que j'étais en vacances », s'excuse une dame en déposant un énième bouquet de fleurs sur la pelouse du cimetière.
« Là-bas, en France, on ne parlait que de ça. Vous pensez bien que ça m'a émue, et mon mari aussi. Sitôt rentrés, nous sommes allés chez le fleuriste et puis nous voici... »

Venus de toute la Belgique, ils étaient des centaines, jeudi, et ils seront probablement encore des centaines les jours prochains, à se faufiler à travers les rues étroites de Mons Lez Liège (Flémalle) jusqu'à ce petit cimetière où les deux tombes n'ont pas encore été refermées.
«Il faut encore attendre quelques jours avant de poser les pierres tombales », jette un des fossoyeurs, professionnel. Puis, bien vite, sa voix tremble d'émotion et il confesse « que le métier n'est pas toujours facile, surtout quand ce sont des enfants qu'il faut enterrer. » « Vous savez, j'ai moi aussi des gosses, alors je devine un peu ce que les parents et la famille peuvent ressentir. »

Le jour des funérailles, les employés communaux se sont d'ailleurs dépensés sans compter pour que tout se passe aussi bien que possible, commençant leur journée dès six heures du matin et ne la terminant que douze ou treize heures plus tard. « Normalement, le cimetière ferme ses portes à quinze heures, mais là c'était impossible. A dix-neuf heures, voyant qu'il venait toujours des gens, on est partis en laissant les grilles ouvertes », poursuit un des employés.

Près de la grille qui marque l'entrée du cimetière, un vieil homme esquisse discrètement un signe de croix. Il « n'entre pas », explique t’il finalement parce qu'il n'en a pas le courage ». « Mes petits-enfants ont perdu la vie dans un accident de voiture voici près de cinq ans et ça a été un choc terrible. Leur mère ne s'en est jamais remise et moi, je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer en pensant au calvaire enduré par Julie et Mélissa, mais aussi par leurs familles.
A ses côtés, une jeune fille avoue qu'elle ne connaissait pas les deux fillettes, mais qu'il y a des drames face auxquels on ne peut rester insensible.

Un autre hommage a encore été rendu à Grâce-Hollogne : l'école ou les petites Julie et Mélissa étaient élèves sera rebaptisée de leurs prénoms

Jo. M.

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