samedi 19 juillet 2008

dans le collimateur de la justice('Soir'27 août 1996 pg17)


Les « protecteurs » dans le collimateur de la justice

« Le Soir » du mardi 27 août 1996 page 17

Une nouvelle arrestation a été effectuée hier. Cela porte à dix le nombre des mandats d'arrêt décernés dans le dossier Dutroux.

Hier à Neufchâteau une dixième personne a été placée sous mandat d'arrêt dans la foulée de l'enquête menée contre Dutroux et ses complices.
Ce dixième suspect n'est autre que Pierre Rochow (junior), un habitant de Courcelles, âgé de
24 ans, qui avait déjà été interpellé dans le cadre de cette enquête.
Pierre Rochow est l'un des jeunes qui avaient tenté de «doubler» Dutroux en lui volant un camion (qu'il avait lui-même volé). Désireux de se venger et de récupérer « son » engin, Dutroux avait séquestré Pierre Rochow à Jumet, en même temps qu'un ami et une amie à lui. Une séquestration qui avait valu 3 mois de prison préventive à Dutroux et qui serait à l'origine de l'assassinat de Bernard Weinstein:
Dutroux croyait en effet qu'il était un informateur de police,Rochow rejoindra Thierry De haan, Gérard Pinon et Georges Zicot en prison; tous quatre devraient passer en chambre du conseil vendredi prochain, en vue du renouvellement de leurs mandats d'arrêt.
Ces quatre suspects ne sont pas - au moins pour l'instant - directement concernés par les enlèvements, les séquestrations, les viols et les assassinats mis à charge de Dutroux.
Leur arrestation se place dans le cadre d'un dossier connexe ouvert chez le juge Connerotte pour le meurtre de Weinstein dans le contexte des trafics de véhicules volés auxquels se livrait Dutroux.
Ce volet de l'enquête permet cependant aux enquêteurs de s'intéresser plus activement aux «protecteurs» de Dutroux dans les milieux judiciaires. Une perquisition a encore été effectuée hier dans ce contexte chez un autre policier que Zicot, un policier qui s'est par ailleurs présenté volontairement aux enquêteurs.
Pour le reste des investigations, on nous assurait que le procureur Bourlet et le juge Connerotte gardaient toujours l'espoir de retrouver An et Eefje. Ils l'avaient encore dit, hier matin, aux parents d'An Marchal qui avaient rencontré Michel Bourlet à Neufchâteau. Comme on le lira ci-dessous, le père d'An avait remis au procureur une liste comportant une série de noms qui lui ont été communiqués par des informateurs souhaitant garder l'anonymat.

DUTROUX RECRUTAIT DES « ACTRICES » SLOVAQUES
Parallèlement on a appris hier, par l'agence France Presse, que la police slovaque a recueilli les témoignages d'une dizaine de jeunes femmes slovaques qui ont eu des contacts avec Marc Dutroux. Selon le directeur du bureau slovaque d'Interpol, M. Gajdos, plusieurs de ces jeunes femmes, âgées d'environ 18 ans, assurent s'être rendues volontairement en Belgique à l'invitation de Dutroux et y avoir tourné dans des films pornographiques.
Certaines affirment «avoir été sous l'influence de stupéfiants » et «ne pas se souvenir de tous les détails». L'une d'elles dit même avoir sommeillé pendant trois jours. M. Gajdos a également confirmé que Dutroux avait fait de nombreux déplacements en Tchéquie, en Slovaquie, en Autriche et en Hongrie.

JEAN-LUC DEHAENE DERRIÈRE STEFAAN DE CLERCK
Le Premier ministre Jean-Luc Dehaene, qui suit l'affaire de très près depuis douze jours, a déclaré hier, dans un communiqué, qu'il appuie pleinement l'action et les initiatives du ministre de la Justice visant à déceler les erreurs et négligences éventuel les lors de l'enquête antérieure, et à prendre les sanctions qui s'imposent.
Le Premier ministre a également demandé au ministre de la Justice de veiller à ce que les propositions approuvées antérieurement (portant sur la lutte contre la criminalité et l'aide aux victimes) soient examinées rapidement par le Parlement. Il a en outre invité le ministre de la Justice à soumettre plusieurs nouvelles propositions lors du prochain Conseil des ministres.

Stefaan De Clerck a «embrayé» sur ces propos lors d'une conférence de presse organisée hier après-midi, en compagnie de son chef de cabinet et du magistrat national André Vandoren.
Il a d'abord tenu à y rassurer la population: Il nous faut la vérité, toute la vérité. Tout est fait pour donner aux enquêteurs les moyens dont ils ont besoin. Rien qui soit de nature à freiner le travail à Neufchâteau ne sera toléré.
Stefaan De Clerck est revenu sur les missions qu'il a confiées aux magistrats Jacques Velu et Anne Thily, pour faire la clarté sur d'éventuels dysfonctionnements dans le ressort de la cour d'appel de Mons et sur les contradictions manifestes qu'il y a (à propos de l'opération «Othello» entre les explications qu'en donne la gendarmerie et celles de la juge d'instruction Doutrèwe.
Le ministre a annoncé qu'il présentera vendredi au gouvernement une première série de mesures (temporaires en attendant de profonds changements législatifs) portant entre autres sur les libérations conditionnelles.

SUSPECT D'UN MEURTRE A LODELINSART?
Enfin, nos confrères de RTL-TVi ont révélé, hier, que les enquêteurs de Neufchâteau pourraient s'interroger sur le meurtre ou l'assassinat, le 20 septembre 1995, d'une jeune habitante de Lodelinsart. Alexandra Scalon, 14 ans alors, disparue trois mois plus tôt, avait été retrouvée le crâne fracassé.
Nos confrères assurent que Dutroux avait été suspecté dans cette affaire... et que c'est l'inspecteur Zicot qui l'avait interrogé, mais nous n'avons pu vérifier cette affirmation.

ALAIN GUILLAUME
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« C’est de la folie » lance Georges Demanet

« Le Soir » du mardi 27 août 1996 page 17

Georges Demanet, procureur général de Mons, est depuis quelques jours au coeur de la tourmente. Le ministre de la Justice a demandé au procureur général Velu une large enquête sur les erreurs qui ont pu être commises dans l'institution judiciaire à Charleroi et dans le ressort de la cour d'appel de Mons.
Plusieurs journaux «dont Le Soir» - dénoncent vivement le désordre qui semble régner depuis plusieurs années à la PJ comme au parquet de Charleroi. Georges Demanet n'apprécie vraiment pas...

Je suis sidéré, scandalisé par ce qui est écrit, nous explique-t-il, vous ne vous rendez pas compte. C'est de l'amalgame. Au parquet de Charleroi, il y a un procureur et 30 personnes. Tous «pourris »? Bien sûr qu'il y a eu des problèmes à Charleroi; le ministre de la Justice (à l'époque, M. Wathelet) m'a d'ailleurs demandé d y mettre de l'ordre. On parle de liens avec les milieux criminels, de corruption...
Il y avait des rumeurs sur des trafics, répond le procureur général, mais en l'absence de preuves - il n’y avait rien de concret - je les traitais comme des rumeurs. En février 94, il y a eu une plainte d'un directeur d'une compagnie d'assurances qui suspectait certaines pratiques.
Le procureur du Roi Defourny aurait souhaité être déchargé de sa tâche parce qu'il était l'objet de graves menaces de mort...
Ce n'est pas ce qu'il m'a dit, poursuit Georges Demanet. Cela a débuté quand la place de juge de paix est devenue vacante à Châtelet. 11 m'a dit qu'il en avait assez de la direction du Parquet, qu'il voulait changer. J'ai dit que je donnerais un avis défavorable, mais c'était une boutade parce que c'était un bon procureur.
Georges Demanet se sent sali par les propos que « son » inspecteur, Georges Zicot, a tenus, entre autres en affirmant qu'il aurait « mis un contrat» sur la tête du policier.

Mais c'est de la folie! Comment puis-je me défendre d'une telle accusation? On prétend même que j'aurais suivi Zicot en voiture et que je lui aurais tiré dessus.
Mais quelle réputation allons-nous avoir en Belgique? Regardez, un ami vient de me téléphoner du quai d'Orsay... Je ne peux pas laisser dire de telles choses. Pour toutes les accusations reprises dans votre journal, je suis en mesure de démontrer que ce sont des contrevérités...

AI. G.
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Les parents d’An collaborent avec Neufchâteau

« Le Soir » du mardi 27 août 1996 page 17

Paul et Betty Marchal, les parents d'An, disparue avec son amie Eefje Lambrecks, dans la nuit du 22 au 23 août 1995, entre Blankenberge et Ostende, avaient été reçus durant deux heures, lundi, à leur demande, par le procureur du Roi de Neufchâteau, Michel Bourlet, chez qui le dossier se trouve désormais.

Les époux Marchal ont communiqué au procureur du Roi un document - parvenu directement aux parents - qui pourrait s'avérer important pour la suite de l'enquête. La plus grande discrétion à son sujet leur a été demandée.
On a toutefois appris qu'il s'agissait d'une liste de noms de personnes susceptibles d'être liées, directement où indirectement, a l'enlèvement des deux jeunes filles.
Nous avons discuté de cette liste de noms avec M. Bourlet, nous expliquait lundi soir Paul
Marchal. Le procureur nous a également dit qu'il suivait une piste et il nous a promis de nous tenir informés, au jour le jour, de la suite de ses investigations.

D'autre part, poursuit M. Marchal, j'avais entamé, l'an dernier, une série de recherches personnelles. M. Bourlet m'a demandé d y réfléchir encore et de lui communiquer un maximum de détails,il m'a assuré qu'il les approfondirait.

An et Eefje ont disparu depuis un an, maintenant. Les parents Marchal, qui ont été salués avec émotion par la foule lors des obsèques de Julie et de Mélissa, jeudi dernier, à Liège, ont affirmé qu'ils gardaient l'espoir de retrouver leur fille vivante. Ils ont exprimé également leur satisfaction à propos de la façon dont le procureur du Roi Bourlet et le juge Connerotte mènent leur travail.
- Nous avons beaucoup de respect envers eux et notre confiance à leur égard est totale, nous a encore dit Paul Marchal.

MICHELLE LAMENSCH
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Le récit du rapt d’An et Eefje

« Le Soir » du mardi 27 août 1996 page 17

Dans leurs éditions d'hier, nos confrères des quotidiens flamands «Het Volk» et « Het Laatste Nieuws » avaient apporté quelques détails nouveaux sur les explications que Dutroux et Lelièvre ont données à propos de l'enlèvement d'An et Eefje, les deux jeunes Limbourgeoises enlevées le soir du 22 au 23août 1995 à la côte et dont on a retrouvé les corps.

Les enquêteurs savaient, depuis longtemps, qu'An et Eefje avaient assiste a un spectacle au casino de Blankenberge puis pris le tram jusqu'à Ostende, où le conducteur leur avait conseillé de prendre un taxi pour se rendre à Westende. Mais après ?

Selon nos confrères, Dutroux et Lelièvre ont expliqué qu'ils avaient passé toute la journée a la recherche d'une victime, mais sans en trouver. C'est alors qu'ils aperçurent une jeune fille dans le tram qui roulait et décidèrent de l'enlever. Ils suivirent le tram jusqu'à Ostende, mais ils manquèrent leur proie car ils ne trouvèrent pas de place de parking pour leur voiture.
Lelièvre a dit avoir retrouvé la jeune fille sur la route de Middelkerke, en train de faire du stop avec une amie. Les deux malheureuses furent «chargées» dans la voiture et elles y furent droguées et endormies.
Sur l'autoroute Ostende - Bruxelles, l'auto des ravisseurs tomba en panne, probablement à hauteur de Wetteren. Lelièvre expliqua qu'avec Dutroux il sortit du véhicule les deux filles endormies pour les cacher dans le fossé, près d'un pont, pendant que Dutroux faisait du stop pour rentrer à Charleroi.
A Charleroi, Dutroux prit une de ses autres voitures et regagna Wetteren. Là, il embarqua An et Eefje, et remorqua la voiture en panne jusqu'à Charleroi.

Et ensuite? On n'en sait rien.
Comme nous le révélions il y a plusieurs jours, Dutroux et Lelièvre se rejettent mutuellement la responsabilité des événements qui ont suivi et assurent, l'un comme l'autre, qu'ils ne s'en sont plus occupés.

AI. G.
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Ces fonctions qui façonnent la justice

« Le Soir » du mardi 27 août 1996 page 17

Juge d'instruction, procureur général, parquets, magistrats... Il y a de quoi s'y perdre, mais, en fait, le principe de fonctionnement est assez simple.
A la base, et plus proches du terrain, il y a les gendarmes et les polices, communales ou spécialisées (émanations du ministère de l'Intérieur), qui indaguent, qui cherchent et qui rassemblent les informations.

Quand la pêche est bonne et qu'il semble y avoir lieu de poursuivre, les données recueillies sont transmises au parquet sous forme de procès-verbal.
Le parquet (avec ses procureurs du Roi et substituts) ouvre alors une information judiciaire et peut demander que des devoirs complémentaires soient effectués. Soit par la police ou la gendarmerie qui a transmis le dossier, soit par la police judiciaire (émanation du ministère de la Justice) qui dispose, par exemple, d'un laboratoire de police criminelle. Mais la P.J. peut aussi transmettre d'initiative un dossier au parquet.

L'étape ultérieure dans la poursuite de faits répréhensibles passe par le juge d'instruction. Comme son nom l'indique, c'est lui qui mène une instruction, à charge et à décharge. C'est lui également qui peut décider de mener une perquisition.
Si le parquet peut déjà renvoyer un inculpé devant un tribunal correctionnel (via la procédure accélérée), c'est le juge d'instruction qui décide d'inculper quelqu'un ou de lui décerner un mandat d'arrêt. Il peut donc choisir d'envoyer quelqu'un en détention préventive, même si la personne est présumée innocente jusqu'à son jugement.
Dans les cinq jours du mandat d'arrêt, le maintien en détention préventive devra être débattu en chambre du conseil. Ce «mini tribunal» de première instance, présidé par un magistrat, entend le substitut du parquet, le juge d'instruction, l'avocat de l'inculpé et statue sur le maintien en détention.
La décision, qui devra être réexaminée tous les mois, peut aussi faire l'objet d'un appel.
C'est alors la chambre des mises en accusation qui réexaminera les faits à charge et à décharge.
Ces deux chambres sont aussi chargées de l'orientation des poursuites: non-lieu (abandon des poursuites parce que l'inculpé est innocent), suspension du prononcé (culpabilité retenue, mais il n'y a pas lieu de poursuivre cette fois-ci) ou renvoi devant un tribunal.

Pour les faits qualifiés de contravention, c'est le tribunal de police qui est compétent; pour le délit, le prévenu est renvoyé devant un tribunal correctionnel; pour le crime, l'accusé est jugé par une cour d'assises, sauf si la chambre des mises en accusation décide de correctionnaliser le crime
Pour les divers tribunaux, il y a toujours un degré d'appel possible si le condamné conteste le jugement. Mais l'arrêt de la cour d'assises est sans appel.
Le seul et dernier recours est la Cour de cassation qui n'examine «que» les vices de procédure et non le fond d'une affaire.

Signalons encore que les parquets siègent aussi au tribunal et défendent les intérêts de la société. Il y a un parquet par instance. Dans l'ordre: le parquet, le parquet général (avec son procureur et ses avocats généraux) et le parquet près la Cour de cassation (procureurs généraux près la Cour de cassation).

JEAN-PIERRE BORLOO
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Un suspect libéré aux PaysBas

« Le Soir » du mardi 27 août 1996 page 17

Le septuagénaire néerlandais arrêté jeudi aux Pays-Bas, en raison de son implication possible dans l'affaire Dutroux, devait être remis en liberté hier, selon son avocat. Les perquisitions effectuées à son domicile n'ont révélé aucun indice. Des armes auraient néanmoins été saisies.
C'est la police néerlandaise qui avait pris l'initiative de cette arrestation. Elle aurait ensuite pris contact avec les autorités belges chargées de l'enquête.
(ANP-Belga.)
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Happant veut lever le secret bancaire

José Happant estime que la suppression du secret bancaire et la réinstallation du contrôle des mouvements de capitaux sont nécessaires pour lutter contre le crime organisé visant l'exploitation des enfants, la prostitution ou la drogue. Il annonce le dépôt au Parlement européen d'une proposition de résolution en faveur de la lutte contre le commerce d'enfants.
Il a demandé «aux médias» de ne pas faire d'amalgame facile à propos de l'implication éventuelle de responsables politiques dans ce commerce. Il ne faut pas jeter le discrédit sur les mandataires politiques qui, comme moi, sont honnêtes et au-dessus de tout soupçon, a-t-i1 ajouté.
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Les militaires veulent participer

La CGSP-militaires a suggéré que l'armée apporte son aide en cas de disparition de personnes. Chaque caserne possède des fax et des photocopieuses et une garde y est assurée en permanence. Jour et nuit, des chauffeurs sont présents, a noté le syndicat socialiste. Le personnel de garde pourrait reproduire et placer rapidement des avis de disparition. Les militaires pourraient aussi participer aux battues.
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Un pédophile relâché

Un avocat liégeois a écrit au ministre dé la Justice afin de vérifier certaines informations faisant état d'une possible remise en liberté d'un pédophile de Neupré, condamné en 1992 à vingt ans de travaux forcés dans l'affaire dite du «curé de Kinkempois».
Cet avocat était le conseil de l'une des petites victimes et de ses parents.
(Belga.)
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RTBF : record d’audience

Selon la RTBF, l'excellent débat «Enfants volés, enfants violés», diffusé vendredi soir, a enregistré le plus haut score jamais atteint pour un débat organisé par la télévision de service public: 50 % de parts de marché. Environ 800.000 téléspectateurs l'auraient regardé dans sa totalité. La première chaîne avait pourtant un solide concurrent: la retransmission en direct du Mémorial Ivo Van Damme.
La veille, la retransmission des funérailles de Julie et Mélissa par les deux chaînes de la RTBF et par RTL-TVI, en collaboration technique, avait été suivie par 815.000 téléspectateurs, contre 806.000 en Flandre (relais BRTN et VTM).
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Le VLD ému

Le bureau du VLD a observé un moment de recueillement à la mémoire des fillettes assassinées. Le président Herman De Croo s'est dit profondément touché. Nous ne voulons pas faire de la politique avec ces événements tragiques, a-t-il dit, mais nous voulons affirmer que le VLD fera tout pour que la vérité soit connue. Nous n'accepterons aucun prétexte de maintien du système pour épargner qui que ce soit.
La confiance ne reviendra dans le pays que si des affaires comme celles-ci sont éclaircies.
De Croo a rappelé qu'en mars 1995, le VLD s'était prononcé pour une application plus effective des peines de prison.











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