samedi 19 juillet 2008

Emotion,réflexion:nos lecteurs écrivent('LB'27'08'1996 pg4)


Forum

Emotion, réflexion : nos lecteurs écrivent

Que la justice apprenne les leçons du passé

« La Libre Belgique » du mardi 27 août 1996 page 4

Comme la plupart des Belges, je suis horrifiée par les événements qui secouent le pays depuis quelques jours. De telles choses sont inimaginables. Elles rappellent les horreurs perpétrées dans les camps de concentration nazis.
La réaction de certains spécialistes, de certains intellectuels à propos du sort à réserver à ce type de criminels me choque. Ils iraient jusqu'à considérer ces gens comme des victimes, victimes d'une société où la violence et le sexe dominent, victimes de pulsions auxquelles ils ne peuvent faire face...
Dès lors, des peines incompressibles ne peuvent être envisagées pour ces criminels. Une peine de prison longue serait beaucoup trop importante et pourrait les rendre encore « plus déséquilibrés qu'avant ».
Pourtant, Dutroux, par exemple, a fait fi des droits les plus élémentaires reconnus à toute personne et particulièrement aux enfants : le droit à la vie, à- l'intégrité physique et morale, le droit à recevoir un enseignement, à vivre décemment...
En aucun cas, il n'a reconnu la dignité humaine à ces victimes. Les victimes n'ont été pour lui que des jouets, des objets. Plaçons-nous à la place des victimes. Imaginons ce qu'elles ont souffert, la peur, l'incompréhension, le désespoir... Julie et Mélissa n'avaient que huit ans ! Jamais Dutroux ne connaîtra ce qu'il leur a fait endurer.
Les juristes eux-mêmes reconnaissent que la mise en oeuvre de la conditionnelle est un échec. Dans ce cas précis, on ne peut mieux dire. Cependant, il est vrai que je ne peux juger du résultat dans d'autres situations.
N'oublions pas les familles qui ont vu leur vie brisée à jamais.
Bien que Sabine et Laetitia aient retrouvé leur famille, leur calvaire n'est pas fini. Elles doivent maintenant réapprendre à vivre. Le pourront elles? Elles seront sans aucun doute marquées à vie.

Mais Dutroux sera relâché dans combien de temps? A nouveau quelques années?
Aujourd'hui, que ressentent les toutes premières victimes des agissements de Dutroux pour lesquels il avait déjà été condamné deux fois et très vite relâché?

Je suis contre la peine de mort. Nous vivons dans une société démocratique où les lois et les règles doivent être respectées.
Les droits de l'accusé doivent être protégés. Mais il n'est pour moi en aucun cas question de relâcher des gens qui ont commis des actes de pédophilie sans que rien ne soit prévu pour éviter toute récidive.
Des mesures concrètes et surtout dont l'efficacité n'est pas à prouver doivent être prises ainsi que des mesures de prévention. Mettre au courant et en garde les enfants contre de tels agissements, c'est bien mais est-ce suffisant? Les techniques des ravisseurs d'enfants semblent si bien mises au
point. Ne tombons pas dans trop de laxisme, bien que nous vivions dans une société où tout est permis, où tout est pardonné.
N'accordons pas une importance démesurée à l'accusé, à sa dignité humaine. N'en accordons certainement pas plus qu'à sa victime. Et pourtant, j'ai l'impression que souvent, les criminels sont beaucoup mieux protégés que les victimes.
Tout comportement déviant se doit d'être puni et ce proportionnellement à la gravité des faits.
Et existe-t-il des fait plus graves que la séquestration, l'abus physique et l'assassinat d'enfants? Examinons les crimes commis et trouvons une peine proportionnelle, non démesurée mais en rapport avec les faits. C'est là l'oeuvre du législateur, c'est-à-dire des parlementaires que nous élisons. Laissons faire la Justice. Mais qu'elle apprenne les leçons du passé et en tienne compte.

N. TEUGELS, Thulin.


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Quelle leçon d’humilité et d’humanité

« La Libre Belgique » du mardi 27 août 1996 page 4 (Forum)

Par cette lettre, j'aimerais dire combien j'ai été bouleversée par un des gestes les plus beaux adressés à Julie et Mélissa et à leurs parents à l'occasion de leurs funérailles.

Ceux qui sont derrière les barreaux d'un centre carcéral, qui se sont défendus d'être assimilés à Marc Dutroux, qui ont été choqués, et l'ont crié, des peines incompressibles réclamées par des pétitions sous l'effet de la colère, ceux-là même se sont unis, les gardiens à leur côté, pour offrir en un geste commun une gerbe de fleurs pour leurs funérailles.
Quelle leçon d'humilité et d'humanité !
Des peines incompressibles... l'émotion et la colère ne sont-elles pas mauvaises conseillères ?

Roselyne HOET,
Overijse.


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Petit coup de gueule

« La Libre Belgique » du mardi 27 août 1996 page 4

J'aimerais pousser un petit coup de gueule à l'encontre de l'article de Monsieur Xavier Deutsch paru ce jeudi 22 août.
Je ne vois pas très bien en quoi les témoignages d'indignation, de peine ou de révolte
- tout à fait compréhensibles, il me semble - que la population a manifestés lors de cette terrible affaire peuvent être qualifiés d'« indescriptible hystérie ».

Monsieur Xavier Deutsch préférait-il une tranquille indifférence à ce qui se passe ?

Heureusement que des événements monstrueux comme ceux-là nous émeuvent...preuve que la société blasée qui paraît souvent être la nôtre a encore de temps en temps des soubresauts qui permettront sans doute de faire changer les choses - du moins, espérons-le !
Accuser, comme le fait Monsieur Xavier Deutsch, les gens de crier «A mort » lors de l'arrestation de Marc Dutroux me semble ô combien tendancieux...
En plus, Xavier Deutsch laisse entendre que la population hurle avec les loups tout en « cognant leur femme ou en faudrant le fisc » mais peut-on vraiment comparer la conduite scandaleuse et criminelle de Marc Dutroux à une « fraude fiscale » ?

Pour terminer, je m'étonne encore que ce monsieur Deutsch puisse en arriver à juger de «déferlement sordide » la réclamation d'une aggravation de peine pour ce genre d'affaires.

Si on l'écoutait, on finirait peut-être par justifier et plaindre ce «pauvre» Marc Dutroux... !

Annick DOR,
Blanmont.
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Tout est grâce ?

« La Libre Belgique » du mardi 27 août 1996 page 4

« Tout est grâce », ai-je parfois écrit, avec conviction. Cette fois-ci, ma plume s'est comme refusée. Allais-je oser ?

Qui n'a jamais vécu dans la même journée des funérailles le matin et une fête de mariage le soir ?
Une cérémonie de baptême en début d'après-midi et une visite à l'hôpital peu après ?
Le décès d'un proche bien-aimé suivi de l'annonce heureuse d'une naissance ?
La rencontre d'un pauvre ou d'un sans-logis à la porte d'un bâtiment et pas loin de là, un château où il fait bon vivre ?

Dans le même temps, l'affamé et le repu. Le solitaire et la foule. L'homme sans travail et celui qui en a trop. Le couple sans enfant et la famille nombreuse. Le malheur et le bonheur intriqués dans une même existence.
La souffrance et puis la joie, comme on dit le beau temps après la pluie.
Mais aussi l'inverse, la pluie après le beau temps. Et parfois le beau temps et la pluie qui se succèdent de si près, comme rires et larmes, au point que l'on ne sait plus à quel ciel se vouer.
Dans le même temps où l'on se réjouit de la bonne nouvelle, l'autre, la mauvaise nouvelle vient obscurcir le soleil de la première.

En bref, le pire et le meilleur mêlés dans nos vies et dans nos jours, pour le meilleur et pour le pire !
Allais-je oser affirmer une fois que tout est grâce ? Tandis que je restais sans voix, et sans plume puisque je n'osais pas, à la fois tétanisée par l'horreur de la mort de Julie et Mélissa, proche de la souffrance indicible de leurs parents, et, hélas, de bien d'autres familles encore, je regardais avec une tendresse accrue mes petits-enfants, comme si tout à coup, ils étaient devenus plus précieux, infiniment précieux.

Pour un peu, j'aurais prié Dieu de les laisser en vie, comme s'ils couraient un grand danger.
Après cela, écrire que tout est grâce ! Il faut oser ! Voilà que j'ose, non sans peur, de ne pas me faire comprendre, peur de blesser, la peur que l'on éprouve quand il s'agit d'aller au-delà de soi-même, au-delà des mots, vers un ailleurs où la dimension de l'être, de la vie, de la mort, recèle d'autres mesures, parmi celles-ci, la grâce. Il n'y a pas si longtemps, mais peut-être encore aujourd'hui cela arrive-t-il, qu'à des parents plongés dans le deuil d'un enfant, à quelqu'un lové au coeur de sa douleur, une âme pieuse (!) rétorque : « C'est parce que Dieu vous aime qu'il vous éprouve »... Par ce Dieu-là, nul n'est attiré, du moins si l'habite une santé psychique et religieuse.
Le « tout est grâce » n'honore par ce Dieu censé aimer la souffrance » (titre significatif d'un beau livre de François Varonne, Ed.du Cerf), il l'écarte au contraire, comme un imposteur du vrai Dieu.

Le « tout est grâce » s'inscrit dans la tâche toujours renouvelée, toujours urgente parce que toujours présente, de manifester notre combat contre le mal et la souffrance, dans une vérité qui nous oblige – nous provoque - à nous expliquer avec la grâce, et non avec sa caricature.
Tout comme le « bienheureux » des Béatitudes ne nous invite pas à donner raison aux larmes, à la faim, à la misère, à la douleur, il nous invite à prendre place dans la société avec les doux pour combattre la violence; avec ceux qui ont faim et soif de justice pour combattre les écraseurs, les profiteurs, les abuseurs.
Bienheureux, c'est-à-dire honneur à ceux qui exercent leur vie, leur combat, leur liberté, leurs choix et jusqu'à leurs épreuves dans le refus du mal et dans la recherche d'une humanité totale.
Les douloureux parents de ces deux tendres petites filles, que disent-ils quand ils demandent - quand ils supplient – que la mort de leurs enfants ne demeure pas vaine, qu'au moins, et c'est le moins, elle serve à changer les mentalités, à éveiller les responsabilités collectives et individuelles, à donner à la justice les moyens de ses devoirs, à faire du « plus jamais ça » une réalité qui signe la dignité de notre humanité.

Que disent-ils, qu'implorent-ils sinon que sur le scandale qu'est la mort de leurs enfants innocentes, s'élève au moins, et c'est le moins, une grâce qui, à la manière des sources qui se jettent dans les rivières, et les rivières dans la mer, libère en chacun, avec sa capacité d'indignation, sa capacité d'humanisation.
L'une ne va pas sans l'autre, au sens où la vertu d'indignation, l'homme ne verrait pas pourquoi, comment et où se battre pour plus d'humanité.

La grâce ne cautionne pas le mal, elle ne fait que proposer à celui à qui a été fait du mal de se tenir ailleurs. Ailleurs ?
Au milieu de la foule aimante, parmi les chants très purs, sous la garde de l'Evangile, dans le blanc du vêtement de la pureté, sous les voûtes du sacré. Ailleurs ?
Là où commence maintenant un combat hautement humain, comme tout ce qui est marqué du sceau de la justice et du coeur.

Tout est grâce ! Notre société actuelle, celle de notre aujourd'hui pour lequel les parents de Julie et Mélissa - et nous tous avec eux - demandent que ça change, ce monde actuel ne s'explique pas seulement par des restes détraqués et pervers, mais aussi et surtout par un formidable exode vers une vie digne de l'homme et de Dieu.
La marche aujourd'hui, et espérons-le pour toujours car plus jamais ça, de parents courageux, d'associations motivées, d'hommes et de femmes battants, d'une foule allant de l'avant comme un seul homme, est-ce que cela ne ressemble pas à la grâce?

Claire KEBERS.
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Emotion spécifique d’un peuple spécifique

« La Libre Belgique » du mardi 27 août 1996 page 4

Toutes les manifestations populaires ne sont pas exemplaires, loin s'en faut!
Lorsqu'elles s'imprègnent d'une dignité difficile à cerner, il convient donc de s'y attarder.
Le drame que traverse la Belgique, ce peuple formé de deux nations, suscite une émotion qui est en train de se canaliser d'une manière remarquable.
Les maladresses qui surgiront ici et 1à ne terniront pas l'ensemble.
Nous sommes d'abord redevables à l'exquise délicatesse des familles des jeunes victimes. Elles surent toujours témoigner de leurs sentiment immédiats, tout en prouvant qu'en elles, quelque chose d'essentiel n'avait pas été atteint.
Ni le chagrin ni l'angoisse ne les ont une seule fois privées du ton juste, comme si l'intelligence du coeur restait intacte.
Elles sont probablement à leur insu la source de cette lumière diffuse, de ce savoir être qui nous interdit de sombrer dans un émoi collectif. Avec leurs propres mots, elles ne s'adressaient jamais à tous, mais à chacun.
L'évocation même du pardon est mal venue, car c'est un terme galvaudé qui perd aussitôt de son sens. D'ailleurs, ce n'est pas un sentiment. C'est au contraire un événement qui se passe au-delà de nous, malgré nous, mais grâce à nous. Les parents des victimes ont montré qu'ils étaient réconciliés avec leur propre coeur, avec le coeur de l'homme. C'est très suffisant.
Mais comment préserver pour les autres cette qualité qui sut, en l'occurrence, se réinventer? Comment amplifier l'intelligence affective, celle qui force à penser mieux, à faire des trouvailles?
Le terme même de « monstre » est plus riche qu'il n'y paraît à première vue. Il évoque un être humain qui nous tétanise et nous pétrifie en paralysant 1a réflexion. Il échappe à une « démonstration » rassurante : on ne peut que le « montrer » du doigt.
Ceci n'est pas un jeu de mots, c'est la sagesse de l'étymologie qui nous le dicte.

Que découvrons-nous, en effet, devant un pervers, lorsque nous nous posons la question «Comment cela est-il possible ? »

Il n'est pas certain que les détails de l'horreur soient suffisants pour susciter notre prostration. Nous retrouvons ce que, régulièrement, nous voulons oublier.
Dans un cas de perversion, nous sentons qu'on peut vivre et survivre, intelligemment et fébrilement, sans jamais vouloir exister. L'innommable est toujours commis par celui qui n'a plus de nom c'est fondamental. Il est impossible de tirer une leçon positive d'un drame sidérant. Néanmoins, il faut sans relâche analyser ce qui tient bon dans la tourmente. Le sursaut de dignité est singulier, mais il ne peut être individuel.
Les formes qu'il prend s'enracinent dans une culture que l'on a parfois tendance à dénigrer, par découragement ou par bravade.
Il semble qu'en Belgique, les chemins qu'emprunte la mobilisation associative soient spécifiques. La générosité, mais aussi la vigilance farouche et la volonté anonyme de ne pas perdre son nom, engendrent une citoyenneté qui n'a pas encore développé toutes ses possibilités.
Notre planète se rétrécit. Il ne suffira plus de dénoncer le laxisme et les sociétés permissives, en se réservant le faux souvenir d'un âge d'or qui n'a jamais eu lieu. Notre avenir est inextricable, mais nos prochaines lois, pour être efficaces, seront complexes, gardiennes silencieuses de chaque nom. Plus tard, sans le savoir explicitement, ceux qui portent un nom du bout du monde jouiront d'une douceur qui résista, ces derniers jours, aux cris légitimes mais impuissants de l'indignation.

Louis-Georges PAPON, Lille.

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Pourquoi cette absence ?

« La Libre Belgique » du mardi 27 août 1996 page 4

D'un milieu catholique, royaliste, très attaché à la Belgique et à la famille royale,nous ne pouvons nous expliquer l'attitude du Roi, de la Reine, de la Reine Fabiola, desprinces, au cours du drame vécu par Mélissa et Julie et d'autres enfants martyrs.

Bien sûr, il y a la séparation des pouvoirs, il y a le protocole encore si rigide... mais un geste humain (et non un banal télégramme), une visite, même incognito, la présence, ne fût-ce que d'un de nos princes ou de la princesse Astrid dans la foule anonyme, auraient montré une solidarité réelle avec le peuple attristé.
Nous entendons avec peine les réflexions désobligeantes envers ce long silence et l'absence de réponses du Palais aux lettres écrites par les familles aux cours de la longue attente.

Nous voudrions comprendre. Notre famille royale a cependant toujours été si attentive aux drames humains et à l'enfance.

Alors, pourquoi ce silence pendant la désastreuse enquête ?

Nous ne voulons pas croire au prétexte des vacances ni à l'indifférence.
Alors pourquoi ?

M. DEMECKELEER,
Charleroi,
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Nous serons alors tous coupables

« La Libre Belgique » du mardi 27 août 1996 page 4

Le ministre Declerck ne souhaite pas que le comité P s'occupe de l'affaire Dutroux.
Et le procureur Bourlet affirme dans une émission spéciale de la RTBF (23 août) qu'il craint des pressions lorsqu'il voudra trouver ceux qui tirent vraiment les ficelles du réseau derrière Dutroux. Cela lui est déjà arrivé, disait-il très clairement. La belgitude entre en vigueur.

Les protecteurs de Dutroux sont déjà en train de mettre tout en oeuvre afin d'éviter que leurs visages soient révélés. Je demande donc à toutes les organisations pour les droits d'enfants, à tous les politiciens honnêtes et aux membres motivés de la Justice de faire non seulement une priorité de retrouver très vite les autres victimes de Dutroux, mais surtout de trouver ses complices indirects.
Je pense à tous ceux qui, pendant dix années, ont fait quelque chose, ou justement ont fermé les yeux en sa faveur, rendant ainsi possibles ses activités hallucinantes.

Le fisc de Charleroi qui l'a vu acheter dix maisons sans poser des questions. Les services sociaux qui lui ont procuré, sans contrôle, une allocation mensuelle de 39.000 F.
Les spécialistes de tout genre qui ont rédigé des rapports excusants. Le psychiatre qui l'a « traité ». Les membres du cabinet de la Justice qui ont mis leur signature sous sa mise en liberté.

Les membres de la Justice de Charleroi qui étaient parfaitement au courant de ses plans pour enlever et vendre des enfants, et qui l'ont néanmoins relâché.
Les membres de la Justice de Liège, qui se sont servis de leurs meilleures forces de l'ordre afin de convaincre les familles Russo et Lejeune d'arrêter leurs actions.
Les acteurs des bandes vidéo brutalisant des enfants, et les acheteurs - tous les messieurs qui sont intervenus en secret pour saboter et arrêter les recherches visant Dutroux.

La liste de ces noms nous apprendra beaucoup sur les protecteurs de Dutroux et son réseau d'abuseurs d'enfants.

Si une telle enquête s'avère impossible, nous serons tous et toutes coupables.

Paul MAES, Ninove
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Démasquer les responsables, où qu’ils se trouvent

« La Libre Belgique » du mardi 27 août 1996 page 4

La tragédie qui vient de se produire met au grand jour et prouve l'existence dans notre pays d'un ou de plusieurs réseaux du commerce de la pédophilie, ainsi que les ramifications et connections avec le crime organisé international.
C'est que ce que clame de puis des années Marie-France Botte et les parents des petites victimes. C'est ce que savent bien des fonctionnaires de la Justice. On ne veut pas leur donner les moyens de prouver ce qu'ils avancent. Des dossiers disparaissent, des enquêtes sont entravées, les juges des saisis. L'enjeu financier est trop important !
En tant que citoyenne de ce pays, j e veux que tout soit mis en oeuvre pour démasquer, où qu'ils se trouvent, ceux qui, par leurs actes ou par leur silence coupable, favorisent et encouragent le commerce et le meurtre physique ou moral de nos enfants.

Le Pouvoir, judiciaire ou autre, a-t-il, OUI ou NON, la volonté et le courage de pour suivre et de condamner avec la plus grande sévérité les auteurs de ces crimes atroces.?
Si oui : que l'on publie le plus rapidement possible les photos des personnages découverts dans les centaines de cassettes vidéo saisies par la Justice.

Que ces documents soient accessibles à tous nos concitoyens qui pourront les consulter dans des endroits publics (gendarmeries,de police, maisons communales, centres commerciaux, etc. ).
Car il est un fait certain, pour la plupart, ces criminels ne se trouvent pas dans les fichiers de la Justice. Il s'agit de Monsieur et Madame « Tout-le-monde ». Ils sont parmi nous, nous les côtoyons tous les jours, nous leur confions nos enfants. Qu'on ne vienne pas invoquer le secret de la vie privée de ces criminels, filmés pendant qu'ils assassinent moralement et physiquement l'enfance en ce qu'elle a de plus sacré : son innocence.

On publie bien les vidéos prises lors de braquages de banques, on passe dans les médias les photos de suspects, d'individus recherchés pour des délits de droit commun !

Si non : la lourde chape de silence étouffera à jamais les appels au secours de toutes ces petites victimes, rendant leur calvaire et celui de leurs parents plus intolérables encore.

Pour l'amour du Ciel, pour l'amour de l'enfance et de son innocence, ayons tous le courage d'aller jusqu'au bout de cette horreur, quoiqu'il puisse nous en coûter.

Patsy de BROQUEVILLE,
Bruxelles.





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