mercredi 24 décembre 2008

DES MANIFESTATIONS DANS TOUT LE PAYS ! ! ( « La Dernière Heure » du jeudi 17 octobre 1996 page 4)


DES MANIFESTATIONS DANS TOUT LE PAYS : 

la mobilisation s'est poursuivie ! !

« La Dernière Heure » du jeudi 17 octobre 1996 page 4

BRUXELLES - Hier encore, toute la Belgique s'est mobilisée face à une décision qu'elle trouve injuste : le dessaisissement du petit juge de Neufchâteau par la Cour de cassation. Comme mardi, les débrayages et les drèves spontanées se sont multiplies tout au long de la journée, mettant en évidence, une fois de plus, le ras-le bol de la population.

En province de Namur, la journée de mercredi a de nouveau été émaillée par des arrêts de travail dans plusieurs grosses entreprises.

Ainsi à Floreffe, où toute l'activité de Materne-ConfiIux a été arrêtée de midi à 15 h, alors que près de 200 ouvriers se rendaient en cortège vers la maison communale.

Chez Sekurit-Saint-Gobain, à Auvelais, on enregistrait également des arrêts de la quasi-totalité des ouvriers. Une délégation devait être reçue dans l'après-midi par le bourgmestre de Sambreville.

A Jemeppe-sur-Sambre, des groupes groupes d'ouvriers de Glaverbel ont investi, par deux fois, la N 90, où ils ont bloqué la circulation.

A Jambes, les quelque 170 personnes occupées par l'asbl l'Atelier Protégé ont interrompu leur travail pendant une 1/2 h. De leur côté, la plupart des employés du TEC Namur-Luxembourg ont observé un arrêt de travail de 24 h, principalement en province de Namur.

Bus paralysés

Dans la région de Charleroi, aucun bus des TEC ne circulait ce mercredi. Les ouvriers de la Fafer

de Marchienne-au-Pont ont arrêté spontanément le travail dès 8 h 30 pour aller manifester devant le palais de justice de Charleroi. Ils se sont ensuite dirigés vers l'habitation de Marc Dutroux, a Marcinelle, où Laetitia Delhez et Sabine Dardenne avaient été retrouvées vivantes le 15 août dernier.

A Gosselies, les ouvriers de la Sabca sont sortis sur la chaussée de Bruxelles, où ils ont bloqué un carrefour et distribué des tracts aux automobilistes.

Dans la province de Luxembourg, les arrêts de travail spontanés des agents des TEC ont entraîné des perturbations sur de nombreuses lignes. A La louvière, l'ensemble du personnel du TEC a décidé de verser l'équivalent de 4 heures de salaire à l'association Julie et Mélissa que les parents des victimes souhaitent créer.

A Bruxelles, le supermarché Cora de Woluwe a fermé ses portes de 8 h à 9 h mercredi matin. Devant le palais de justice, des milliers de personnes ont continué à manifester leur mécontentement. Trois grévistes de la faim ont aussi invité tous les automobilistes à klaxonner, si bien qu'un véritable concert d'avertisseurs a résonné en permanence sur la place Poelaert.

En Flandre aussi

A Anvers, une manifestation d'écoliers a dégénéré devant le palais de justice. Les manifestants ont lancé des oeufs et des projectiles de toutes sortes sur le bâtiment, faisant voler les vitres du palais en éclats. La gendarmerie, la police et les pompiers sont intervenus pour calmer les esprits et éteindre plusieurs feux allumés sur la rue.

D'autre part, environ 300 membres du personnel du ministère des Finances ont bloqué la circulation entre 11 h et midi. Au port, les écluses ont été fermées de minuit à 8 h du matin.

A Gand, plusieurs centaines d'étudiants des écoles supérieures ont bloqué un carrefour a proximité du palais de justice. Plusieurs milliers de travailleurs de l'usine Ford ont occupé un carrefour du ring. Les magasiniers de la firme Rhône-Poulenc de Wavre-Sainte Catherine ont également débrayé de 11 h 15 à 12 h 30.

A Malines, 800 manifestants ont provoqué un véritable chaos dès 7 h 30 du matin en bloquant tous les carrefours importants de la ville.

Frédéric De Backer

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UN MANIFESTANT : Pas sur mes heures !

« La Dernière Heure » du jeudi 17 octobre 1996 page 4

LIÈGE - Déjà présent devant le palais de justice de Liège la veille, Charles Clessens y est revenu ce mercredi matin en compagnie d'une centaine de ses collègues de Belgacom. « Attention ! », précise-t-il d'emblée.

« Nous ne sommes pas ici comme travailleurs de Belgacom mais comme simples êtres humains. Même si nous avons l'accord de notre direction pour manifester, ces heures-là nous seront décomptées. On sait donc qu'on va perdre quelque chose, mais ça ne nous a pas empêchés de venir !

Pourquoi ? « Parce qu'on vit dans un pays où l'on ne sait plus si on peut encore faire confiance aux institutions. « On ne sait plus que faire... »,explique-t-il, en vrac, avant de préciser, « on ne connaît pas les dessous réels de toutes ces histoires-là. S'il y a des cassettes, par exemple, qui les achète ? Certainement pas les petits; ils n'en ont pas les moyens...

Charles Clessens n'est ni syndiqué ni membre d'un parti. « Mais il y a des délégués syndicaux avec nous aujourd'hui. Pas en tant que délégués, mais en tant qu'êtres humains, comme tous les autres », précise-t-il avant de laisser échapper, en désignant aussi bien la justice que les hommes politiques.

« C'est à eux de nous redonner confiance. Pour l'instant, on n'a plus confiance du tout... »

Ed. F.

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TOUS LES MOYENS DE TRANSPORT SE MOBILISENT POUR DIMANCHE

 La Stib roulera gratis pour les manifestants

« La Dernière Heure » du jeudi 17 octobre 1996 page 4

BRUXELLES - Les manifestants du 20 octobre n'auront que l'embarras du choix pour se trouver un mode de transport ! Tous les pros des déplacements ont d'ores et déjà offert leurs services.

A commencer par la SNCB. Au début de la semaine, la Société des chemins de fer belges avait donné le ton en annonçant la mise en vente de billets spéciaux pour l'événement.

La formule retenue ? Celle du prix unique ! Mieux vaut s'y prendre à l'avance pour en bénéficier, le tarif de la pré-vente étant fixé à 200 francs (pour un aller-retour entre leur gare et Bruxelles). Si vous attendez le week-end pour acheter votre ticket, il vous reviendra à 250 francs.

Nombre d'enfants étant attendus dans les artères de la capitale, les autorités ferroviaires ont également posé un geste pour les plus petits. Ainsi, les six-douze ans pourront-ils rejoindre Bruxelles pour la modique somme de 100 francs. Il va sans dire que leurs cadets voyageront gratuitement...comme à l'habitude !

La SNCB attend de nombreux voyageurs et a d'ores et déjà prévu d'étoffer la composition de ses trains ou d'en mettre en service des supplémentaires.

Parkings également

La Stib s'est montrée encore plus généreuse à l'égard des navetteurs du dimanche. Dès 12 h, et 'jusqu'à

20 h, i ne vous coûtera en e et pas un franc pour emprunter un métro, un tram ou un bus. La gratuité totale avait été souhaitée par les chauffeurs des transports bruxellois - une demande que s'est empressée d'accepter la direction.

Celle-ci a par ailleurs prévu de renforcer la capacité de ses véhicules. Une initiative qui devrait notamment encourager les automobilistes venus de province à abandonner leur voiture adorée dans un des parkings de dissuasion.

Les plus téméraires préféreront toutefois rester au volant le plus longtemps possible. La société Interparking a pensé à eux, puisqu'elle mettra à la disposition des manifestants motorisés toutes ses infrastructures du centre-ville.

Une mesure qui ouvrira les portes des parkings Albertine, Botanique, CCN, Centre 58, City 2, Deux

Portes, Ecuyer, Grand-Place (Agora), Inno, Monnaie, Passage 44, Philips, Rogier et WTC. Si, après les avoir tous parcourus de haut en bas, vous ne trouvez toujours pas d'emplacement, c'est que votre cas est désespéré ! Enfin, ceux qui aiment se laisser conduire apprendront avec bonheur que la Fédération belge des exploitants d'autobus, d'autocars et des organisateurs de voyages s'associe activement au mouvement de solidarité envers les proches des victimes. Un soutien qui se traduira par l'organisation, aux quatre coins du pays, de déplacements vers la capitale.

V. L.

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ÉTUDIANTS EN DROIT : C'est un bon compromis

« La Dernière Heure » du jeudi 17 octobre 1996 page 4

BRUXELLES - Dans la rue, à la maison ou dans les cafés. Partout, le dessaisissement du juge Connerotte est au centre des débats.

C'est souvent l'émoi qui l'emporte. Certains crient à l'injustice. D'autres parlent de crise de confiance. Dans les couloirs des facultés de droit, les étudiants en discutent aussi. Mais le discours est plus nuancé cette fois.

Plus froid aussi. Le métier qui rentre sans doute... Coup de sonde à la sortie d'un auditoire de l'ULB.

Comportement bizarre

« Il faut faire la distinction entre, d'une part l'arrêt de la Cour qu'il faut respecter, et, d'autre part, la réaction de la population que l'on peut comprendre. Je pense que la décision qui a été prise est déjà un compromis puisque l'instruction reste à Neufchâteau. Il y a des règles, et il faut les respecter. La Cour devait statuer en fonction du droit et elle l'a très bien fait.

Contrairement à ce que les gens pensent, ce n'est pas du tout une décision politique, il ne faut pas tout mélanger » assure Thierry.

Autre sujet qui alimente les passions : le comportement du juge Connerotte. Pour Frédérique et Géraldine, le juge connaissait les conséquences de son acte. « Je ne comprends vraiment pas pourquoi ce juge est allé à ce souper spaghetti. En tant que juge d'instruction, il savait très bien que son acte aurait de lourdes conséquences.

Il y a quelque chose de bizarre là-dedans. Et même si ça partait du coeur, il devait être conscient que ça lui poserait des problèmes.

Mais tous approuvent la décision de la Cour de ne pas avoir transféré le dossier à Liège. « Ça aurait été abominable que l'instruction atterrisse à Liège, dans cette juridiction corrompue. Ce serait vraiment de la provocation de le transférer. »

En tous cas, le nouveau juge n'a pas intérêt à faire un pas e travers parce qu'ils ne vont pas le lâcher.

Frédéric de Backer

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Couac : Un sage a été oublié !

« La Dernière Heure » du jeudi 17 octobre 1996 page 4

BRUXELLES - On en rirait s'il n'y avait l'horreur des affaires Dutroux & Co. Le ministre charge donc le comité P d'enquêter sur les dysfonctionnements des enquêtes sur les disparitions. La police des polices ne comprend que... cinq sages - c'est pas beaucoup - chargés de montrer l'exemple à 16.000 gendarmes et 17.000 policiers. C'est réussi !

On a appris, hier, qu'un des cinq du comité « P » ne parlait plus depuis des semaines à ses collègues. C'est si vrai que ce sage - Walter De Smedt - a appris lundi 14 que le comité l'avait convoqué pour la veille - dimanche 13 - à délibérer sur le rapport final du comité « P ».

Trop tard, bien sûr. Ce qui explique que quatre seulement des cinq membres du comité P ont pris part au vote tandis que leur collègue passait un week-end excellent, ignorant tout de ce qui se tramait dans son dos.

Explications du président Freddy Troch, conscient du ridicule de la situation qui jette une ombre sérieuse sur l'organe qu'il dirige et qui coûte bon an mal an plus de 100 millions au contribuable : « De Smedt avait de toute façon boudé les travaux.

Nous lui avions pourtant adressé une convocation en bonne et due forme.

Version Walter De Smedt : « Depuis des semaines, le comité cherche à m'isoler. A deux reprises, il m'a été interdit de prendre connaissance des rapports des procureurs généraux. Vendredi 11, le greffier du comité m'a assuré que le rapport n'était pas déposé. Je suis parti serein en week-end. J'ai le téléphone. On aurait pu... »

Bref, quand tout sera fini, il faudra créer une super police des polices pour enquêter sur les dysfonctionnements de la police des polices. Petite Belgique...      

Gil.

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GRÈVES DES TEC : « Inconscience des syndicats »

« La Dernière Heure » du jeudi 17 octobre 1996 page 4

NAMUR - « Comment pouvez vous être assez irresponsable pour mettre la sécurité des enfants qui vous sont confiés en danger, les prendre en charge en acceptant le prix d'un trajet et les abandonner a mi-course, sous prétexte de faire grève pour protester contre la décision de la Cour de cassation ?

C'est ouvrir la porte à d'autres enlèvements ! » Des lettres de protestation de ce tonneau, la Société régionale wallonne du transport, qui chapeaute les cinq sociétés de bus du sud du pays, en a reçu quelques-unes en ce début de semaine, suite aux grèves sauvages des conducteurs de bus qui ont éclaté mardi en Brabant wallon et en Hainaut notamment.

Sous le coup de l'émotion, les chauffeurs de bus avaient décidé subitement de ne plus assurer leur liaison. Cette situation, la direction de la SRWT ne pouvait l'admettre.

Jean-Claude Phlypo, l'administrateur général, a d'ailleurs tenu «à condamner de la manière la plus nette les arrêts de travail déclenchés sauvagement mardi ».

M. Phlypo ne mâche pas ses mots, parlant « d'inconscience » dans le chef des syndicats

« Les enfants sont finalement victimes du comportement idiot des organisations syndicales. Je puis comprendre l'émotion suscitée au sein de la population par les tragiques événements qui secouent en ce moment le pays. Je dis même bravo aux chauffeurs de la Louvière qui ont décidé de verser 4 heures de salaire aux familles des victimes, et à ceux de Liège qui ont arrêté leurs bus trois minutes.

Mais, en aucun cas, je ne peux admettre que les travailleurs du TEC, membres d'un service public dont on tente de redresser l'image, se saisissent de cette situation pour, sans aucune annonce préalable, abandonnera clientèle. Et si un enfant avait été enlevé au cours d'une de ces grèves ? Qui en aurait été tenu pour responsable ? »

Val. S.

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PÉDOPHILIE TRAQUÉE SUR INTERNET : Mettre fin à l'anonymat

« La Dernière Heure » du jeudi 17 octobre 1996 page 4

BRUXELLES - Le réseau informatique mondial Internet est devenu un refuge bien pratique pour les pédophiles qui peuvent y échanger instantanément et sans risque ,informations, photos, voire propagande. Jusqu'à présent, personne n'est parvenu à trouver la parade.

La Commission européenne a proposé hier une série de mesures urgentes pour empêcher la diffusion de pornographie enfantine sur le web.

Premier 'élément: ce qui est interdit dans la vie de tous les jours l'est également dans l'espace virtuel. « Ce qui est considéré comme criminel et illégal off line l'est aussi on line », a résumé le commissaire Martin Bangemann. Autrement dit, la pédophilie sur Internet reste un délit.

La Commission veut s'attaquer d'emblée au point central : l'anonymat des utilisateurs du réseau,

Aujourd'hui, n'importe qui peut envoyer sur le net un message, des photos de n'importe où dans le monde sans qu'il soit possible de l'identifier. La Commission estime que les auteurs d'informations doivent toujours pouvoir être localisés pour rendre possible des poursuites pénales à l'encontre des activités criminelles.

Pour parvenir, il faut responsabiliser les fournisseurs de service, c'est-à-dire les opérateurs qui permettent la connexion au réseau.

Ces fournisseurs ne devraient plus pouvoir se retrancher derrière l'anonymat d'un utilisateur. Déjà, certains d'entre eux ont commencé à définir leurs propres règles déontologiques. La Commission entend encourager cette auto-régulation, tout en reconnaissant que le problème doit être réglé à l'échelle mondiale.

Elle compte saisir le G7 (regroupant les pays les plus industrialisés du monde) pour que des mesures immédiates soient examinées.

La Commission propose en outre un système de filtrage grâce auquel chaque utilisateur pourrait définir au préalable ce qu'il ne veut pas recevoir. La balle est dans le camp des gouvernements.

D.F.

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MANIFESTATIONS HISTORIQUES : 

Les Belges descendent rarement dans la rue


« La Dernière Heure » du jeudi 17 octobre 1996 page 4

BRUXELLES - Les manifestations spontanées qui se déroulent aux quatre coins du pays depuis le - tristement célèbre - arrêt rendu lundi par la Cour de cassation sont elles les premières du genre que la Belgique a connues depuis son indépendance ?

Réponse et analyse avec Jean Beaufays, directeur de l'Institut des sciences politiques a l'Université de liège:

- « La Belgique a déjà connu des manifestations spontanées de la population. Je pense notamment aux mouvements de mécontentement social en 1935 et au début de ce qu'on a baptisé les grèves de 60.

Il y a eu aussi des réactions spontanées lors de la fameuse « question royale » ou encore dans les jours qui ont suivi la mort du roi Baudouin.

Lors des actions suscitées par des revendications sociales, ces manifestations spontanées se sont poursuivies plusieurs jours, car des groupes organisés, syndicats, associations, partis politiques, etc, ont canalisé ce mécontentement et ont réussi à le structurer. Dans le cas de la mort du Roi, tout s'est éteint au moment où Albert Il est monté sur le trône.

 Spontanéité

Peut-on comparer les manifestations de ces derniers jours aux événements que vous venez de mentionner ?

- Jean Beaufays : « Oui et non. Oui, car elles possèdent cette spontanéité et touchent plusieurs catégories sociales. Non, car ce mouvement présente un caractère extraordinaire. Entendez : hors de l'ordinaire. On remarque notamment la présence massive de personnes âgées lors de ces manifestations. Elles sont à la fois touchées émotionnellement mais ont aussi des revendications à faire valoir.

L'autre élément qui me frappe, c'est l'intelligence des personnes, qualifiées généralement d'ordinaires, qui y participent. Les parents de Julie, Mélissa sont issus de milieux modestes, tout comme Nabela Benaïssa (la soeur de Loubna), par exemple. Malgré la pression et la complexité de ces affaires, ils réagissent toujours avec les mots qu'il faut. Cela me conforte dans l'idée que les gens du peuple ne sont pas des imbéciles parce qu'ils ne détiennent aucune parcelle de pouvoir.

Reprise en main

- Selon vous, ce mouvement populaire va-t-il encore durer ?

-1. Beaufays : « Nul ne peut le dire. Les derniers rebondissements laissent cependant penser que la reprise en main est en route... Le juge Connerotte a été dessaisi. Les familles de Julie et Mélissa ont renoncé, sans doute sous pression du ministre De Clerck, à faire opposition à l'arrêt. Enfin, Me Hissel, conseil des familles Russo et Lejeune, fait l'objet de remontrances de l'ordre des avocats du barreau de liège. »

Propos recueillis par Luc Lorfèvre

 

 

 

 

 

 

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