dimanche 12 octobre 2008

La solidarité des collègues(« LA MEUSE »19 septembre 1996 page 14)


La solidarité des collègues

 « LA MEUSE » du  jeudi 19 septembre 1996 page 14

 Les sidérurgistes liégeois se mobilisent pour permettre au père de Mélissa de poursuivre son combat

C'est une magnifique preuve de solidarité que tout le bassin sidérurgie que liégeois est en train de démontrer à l'encontre de Gino Russo (36 ans), le papa de la petite Mélissa.

Ouvrier depuis l'âge de 19 ans à Cockerill, Gino Russo est toujours inscrit sur les listes du personnel de Ferblatil à Tilleur alors qu'il n'est plus revenu sur les lieux de son travail depuis le terrible 24 juin 1995, jour de la disparition des deux fillettes.

Ses collègues de travail viennent en effet de lancer une nouvelle opération, en accord avec la direction et les syndicats. Une liste passe actuellement dans toutes les unités de Cockerill (de Flémalle à Herstal en passant par Jemeppe, Tilleur et Seraing) pour demander à chacun des 6.000 membres du personnel de laisser l'équivalent d'une heure compensatoire (environ 400 FB) à destination d'un fonds de solidarité. Les premiers résultats montrent une adhésion en masse

Un tiers de ce fonds ira à l'asbl Marc et Corine tandis que les deux tiers restants payeront les frais engendrés par la nouvelle association «Julie et Mélissa n'oubliez pas! »

Le but avoué est bien sûr de permettre à Gino Russo de poursuivre son combat dans la recherche de la vérité grâce à une certaine sécurité financière.

Nombreuses actions

La solidarité envers les parents des deux fillettes ne date pas d'hier à Ferblatil. Pour la dizaine de collègues directs de Gino, réunis dans la même pause au laminoir à froid «cinq cages » de Tilleur, elle a commencé le jour même de la disparition. « Ce 24 juin-là, à 20 h, Gino a reçu un coup de téléphone de sa femme disant que Mélissa avait disparu, » raconte son ami Pascal Caputi. Il n'a même pas demandé de bon de sortie, il a filé et on ne l'a plus revu à Ferblatil.

La nuit même, ses collègues prenaient déjà des nouvelles pour aider dans les recherches. Et le dimanche, ils participaient aux premières battues. « Par la suite, on a aussi beaucoup aidé les parents à suivre les pistes lançées par les radiesthésistes, explique Andréa Frau. « Souvent, on a senti notre coeur palpiter. Mais après les 300 radiesthésistes qui se sont présentés pour rien, on en a eu marre. »

Se sont alors succédé diverses initiatives pour subvenir aux besoins financiers des parents, comme l'organisation d'un tournoi de football inter-usines l'été 95. Restait toutefois le problème principal, celui du salaire.

« Ferblatil a pris en charge les deux premiers mois de salaire de Gino Russo, nous commente Jean-Pierre De Leersneeder, le responsable de la communication. « Puis, de septembre 95 à août 96, la plupart des ouvriers

ont laissé l'équivalent de 8 h de travail (+/- 2000 FB) pour créer un fonds chargé de payer le salaire de Gino Russo (les charges patronales restant honorées par l'entreprise), le solde servant à financer la campagne d'affichages et les frais de voyages. Il y en eut pour 1,8 million.

Ce fonds est aujourd'hui épuisé. Cockerill a repris a sa charge le salaire de septembre de Gino Russo et la direction lui demandera à la fin du mois ce qu'il compte faire : soit rester dans l'entreprise, soit poursuivre son

travail au sein de son association.

Mais au-delà, son avenir financier restera donc assuré pour un petit temps puisque, si 5.000 membres du personnel laissent chacun une heure de salaire, cela donnera un nouveau montant théorique de 2 millions.

Merci à tous

En novembre dernier, Gino Russo écrivait une lettre à ses collègues, qui est depuis affichée en bonne place : «Il y a aujourd'hui 4 mois qui se sont écoulés et malheureusement, nous n'avons pas gagné puisque nos enfants ne sont toujours pas près de nous.... Il faudra pourtant bien que je retrouve un jour le travail à l'usine avec vous. Car c'est la vie. Mais, en parallèle, je n'arrêterai jamais ma bataille pour retrouver ma fille.

Au nom de Mélissa et de Julie, je vous remercie encore de m'avoir offert la possibilité de me consacrer à elles.»

Cette lettre, pour les collègues de Ferblatil, c'était le plus beau des remerciements. 

Luc Gochel

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 Solidarité aussi avec Jean-Denis Lejeune

 Une très grande souplesse dans ses présences au travail

 « LA MEUSE » du  jeudi 19 septembre 1996 page 14

  Après avoir été carrossier durant des années chez les pompiers liégeois, Jean-Denis Lejeune a rejoint le concessionnaire Opel Lequet et Herkenne de Herstal en janvier 1990. Ici, la taille de l'entreprise ne permet pas évidemment de payer un traitement entier. Mais la solidarité s'est manifestée par une très grande souplesse de la direction vis-à-vis des absences de Jean-Denis.

« Durant les 15 jours qui ont suivi la disparition, il n'est pas venu travailler, raconte Grégory Havard, un des deux responsables de l'entreprise. Puis, il m'a raisonné pour me dire que cela lui ferait peut-être du bien de reprendre. Mais il était fortement perturbé, on le comprend, et de la cabine peinture où le travail doit être très précis, nous l'avons fait passer à l'apprêtage des véhicules. »

Durant un an, ses venues au travail furent entrecoupées de nombreux certificats médicaux sur lesquels la direction n'émit aucun commentaire.

Depuis la découverte des corps, il n'est plus réapparu. «Je l'ai eu dernièrement en ligne, reprend Grégory Havard. Il est fort occupé pour le moment, pour des émissions télévisées en France, en Espagne, en Italie. Son certificat le couvre jusqu'à la fin octobre. Il reviendra sans doute après. »

De l'avis de ses collègues carrossiers, Jean-Denis a évidemment beaucoup changé depuis le 24 juin 95. « Il travaille normalement puis, une pensée de sa fille lui traverse l'esprit et il est complètement perturbé. Il pointe alors sa carte et va se promener le long du canal.

« Vous savez, reprend Orazio Giunta, quand un client commence à rouspéter parce qu'il a une gratte sur sa carrosserie, vous comprenez bien que pour Jean-Denis, toutes les valeurs ont changé. »

Tous reconnaissent également son courage exemplaire face au scepticisme général: « Il a toujours été persuadé qu'il retrouverait sa fille vivante. On est un peu honteux aujourd'hui de ne pas y avoir cru autant que lui. »

L.G.

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Légende de la photo :

Les collègues de l'atelier de carrosserie

(de gauche à droite): Victor Hansirs, Dario Tomaselli, Philippe Dupont, Orazio Giunta, Charbel Ersoy, Oscar Ligot et le directeur Grégory Havard. (photo: Willy Leclercq)

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HOUFFALIZE

Des fouilles dans une maison de la famille Dutroux à Bœur

« LA MEUSE » du  jeudi 19 septembre 1996 page 14

On prépare le terrain, avant l'arrivée des chiens et du radar

D'IMPORTANTS travaux de nettoyage et de fouilles ont débuté hier, en fin de matinée, au no 21 dans le petit village de Boeur, à une dizaine de kilomètres de Houffalize (centre de la province de Luxembourg).

Une vingtaine d'hommes, des permanents et des volontaires de la protection civile -venant de la Grand Garde de Neufchâteau et du poste avancé d'Erezée- ont investi une propriété appartenant à la famille Dutroux

(côté paternel). Les arrière-grands-parents et les grands parents de Marc Dutroux ont habité cette maison, jusqu'en 1981.

L'habitation, entourée d'un petit terrain, a ensuite été louée jusqu'en 1986.

Depuis cette date, elle est inoccupée. Elle est actuellement à l'état de ruines, à tel point que la première tâche des hommes de la protection civile a consisté à étançonner les murs qui menaçaient de s'écrouler. Ils ont également entamé des travaux de défrichement autour de la maison; des arbres ont été abattus, des branchages enlevés. De même, la cour a été nettoyée de fond en comble comme le sera, ensuite, la bâtisse. La moindre trouvaille est saisie. Aucun indice n'est négligé. Ainsi, on a vu les enquêteurs emporter, dans un sachet en plastique, une botte rouge d'enfant ce qui ne prouve évidemment rien pour l'instant. « Tous ces travaux consistent, en fait, à préparer le terrain; ensuite les chiens allemands et le radar anglais seront amenés sur les lieux », explique le commandant de la brigade de gendarmerie de Houffalize, M. Duplicy. Dans la région, des champs en friche appartenant à la famille Dutroux pourraient également faire l'objet de fouilles ultérieurement.

Malgré l'importance des moyens déployés par la protection civile un véhicule de télécommunications, deux camions avec conteneurs, un autre équipé d'un grappin, un camion de matériel et de ravitaillement les travaux n'ont pas mis le village en émoi. Hier, en début d'après-midi, absolument personne ne s'intéressait à ces recherches, à l'exception des voisins d'en face. Selon eux, Marc Dutroux et son père venaient parfois dans cette maison en vacances : «Marc avait l'air tout à fait normal. Mais la dernière fois qu'on l'a vu, ce n'était encore qu'un gamin... »

M.D.

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 Braine l’Alleud

Enquêtes dans toutes les directions

« LA MEUSE » du  jeudi 19 septembre 1996 page 14

Michel Nihoul a-t-il aussi sévi en Brabant wallon ? On sait que les enquêteurs ne négligent aucune piste et que les témoignages affluent à Neufchâteau. Certains sont plus précis que d'autres et pourraient relancer des enquêtes jusqu'à présent inabouties. Le cas de cette dame de Braine l'Alleud qui désire garder l'anonymat est à ce sujet éclairant.

Fin des années '80, sa fillette de 11 ans est par deux fois importunée par un individu circulant en voiture, qui l'invitera même à monter dans le véhicule. Une semaine après ces faits, la fillette aperçoit à nouveau le même individu, dans la même voiture (dont elle mémorisera une partie du numéro de plaque) rôder dans le même quartier.

Mère et fille se rendent à la gendarmerie et déposent une plainte. Début septembre dernier, la dame se rappelle cette histoire ancienne et réinterroge sa fille (aujourd'hui majeure), lui demandant une description de l'inconnu en voiture. La jeune fille a encore un souvenir très précis et brosse un portrait qui semble correspondre à celui de Michel Nihoul. La dame montre alors une photo de ce dernier, découpée dans un journal: « Ma fille a blêmi, raconte-t-elle, et m'a dit: « C'est lui, j'en suis sûre. » Nous sommes retournées à la gendarmerie pour y faire une nouvelle déposition. »

A la gendarmerie, on montre à la jeune fille une autre photo de Nihoul. Elle le reconnaît formellement.

Elle donne ensuite une série de détails sur le véhicule et la partie du numéro de plaque, dont elle se souvient encore, plusieurs années après. Elle ajoute qu'elle a eu connaissance de faits similaires à la même époque.

Dès lors, le dossier est acheminé vers Neufchâteau.

Si madame X nous a raconté cette histoire, c'est «pour que d'autres gens, à qui c'est arrivé, se manifestent. Si ce type u aussi agi chez nous, ils doivent le dire. Et velu conduira peut-être vers d'autres pistes. »

Ce type de témoignages, la cellule de Neufchâteau en reçoit de nombreux, en provenance de tout le pays. Si, actuellement, aucun dossier n'est ouvert au parquet de Nivelles à charge de Michel Nihoul, il n'en reste pas moins que des témoignages assez précis sont parvenus aux enquêteurs de Neufchâteau, «plus que quelques-uns », dit-on du côté de la gendarmerie, sans vouloir en préciser le nombre.

Cela concerne des agissements suspects, dont des tentatives d'enlèvement, voire des séquestrations. Tous ces témoignages font l'objet de vérifications minutieuses.

Cela ne se limite bien sûr pas au Brabant wallon: «Il n'y a pas de limite géographique aux actes de la harde », précise le major Cuissard. Ni de limite dans le temps. Actuellement, les enquêteurs opèrent des vérifications sur des dossiers vieux de plus de dix ans: « On remontera aussi loin que nécessaire. La priorité reste bien sûr aux dossiers d'enlèvement que nous connaissons mais nous vérifions tout. » Et même, si c'est possible techniquement, des numéros de plaque incomplets remontant à la fin des années '80.

Les dépositions du type de celle de madame X sont en tout cas prises très au sérieux et il n'est pas impossible que les enquêtes complémentaires débauchent sur de nouvelles inculpations à charge des personnes déjà arrêtées, au d'autres...

Benoît Jacquemart

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FOUILLES étangs Caluwart

Descente musclée près des étangs Caluwart à Roux,Dutroux y aurait eu une caravane, il y a 15 ans

« LA MEUSE » du  jeudi 19 septembre 1996 page 14

 Que cherchaient les enquêteurs de la cellule de Neufchâteau, mardi soir, à la limite de Jumet et de Roux ?

Le couple âgé qui habite à deux pas des étangs Caluwart se le demande sans doute encore, lui qui a été

« Investi » par une escouade de gendarmerie sans aucun ménagement, avant de voir sa maison fouillée de fond en comble.

Retour en fin de journée mardi, vers 19 h, quand des véhicules de la gendarmerie accompagnés du juge d'instruction Connerotte et bientôt suivis de camions de la Protection civile arrivent à la limite de Jumet et de Roux. L'endroit est champêtre, dans le bas du tienne d'Heigne. La rue Sous-le Bois fait frontière entre les deux anciennes communes. Habituellement, aux abords des étangs, il n'y a que des pêcheurs qui pratiquent leur sport sur les rives.

Soudain, mardi soir, c'est un véritable assaut qu'on donne, à entendre un des beaux-fils du couple âgé qui vit dans l'unique maison, au bout du sentier du Bordia, le chemin de pierrailles qui fait face au Café de l'Étang.

On débarque mitraillette au poing, documents à l'appui, et on se met à fouiller la maison de la cave au grenier.

A la recherche de quoi? On l'ignore, on ne précise évidemment rien. La «visite» va durer plus de 2 h.

Vers 21 h 30, tout est dit et les enquêteurs repartis.

Un ruisseau souterrain

Qu'espérait-on trouver là? Le couple qui y vit seul, et dans un état de santé déficient, n'y est apparemment pour rien. Son tort est d'habiter, au bout du sentier du Bordia, une maison en contrebas d'une pente herbeuse au sommet de laquelle se trouvaient les installations du charbonnage Saint-Louis, à Jumet. C'est au pied de ce charbonnage que naissait un ruisseau souterrain qui passe sous la propriété attenant à la maison du couple.

Espérait-on y trouver des indices particuliers enfouis? Peut-être bien. Selon des proches, il y aurait autre chose. On dit qu'il y a une quinzaine d'années de cela, Marc Dutroux avait installé une caravane dans laquelle il vivait par intermittence. On s'y rendait par un petit chemin disparu depuis, tout comme la caravane d'ailleurs. Seule cette proximité d'une ancienne «résidence» de Dutroux expliquerait ce soudain afflux des autorités judiciaires.

Hier après midi, ni les vieux occupants de la maison ni leurs proches ne semblaient s'en être encore remis. D'ailleurs, dans la matinée, des gendarmes venus demander une nouvelle visite en ont été pour leurs frais ils n'avaient, dit-on, pas les mandats qui les autorisaient à explorer une fois encore les lieux. Quelques véhicules de gendarmerie ont effectué l'une ou l'autre navette pendant une partie de la journée. Leurs occupants ont été accompagnés, parfois, de membres de la famille visitée la veille.

Au café, face au petit chemin qui conduit à la maison isolée, on était partagé entre l'émotion rétrospective et l'interrogation: pourquoi s'en, prendre, et de cette manière-la, a deux personnes âgées dont rien n'indique qu'elles ment eu un quelconque rapport avec Marc Dutroux ?

Philippe MAC KAY

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 Les ravisseurs des deux jeunes filles de Bouillon se sont probablement trompés de chemin

 « LA MEUSE » du  jeudi 19 septembre 1996 page 14

 Les ravisseurs des deux adolescentes bouillonnaises, enlevées le samedi 14 septembre dernier et retrouvées saines et sauves quelques heures plus tard, se sont vraisemblablement trompés de chemin.

C'est du moins ce qui, a-t-on appris auprès des enquêteurs, pourrait expliquer qu'ils aient abandonné les deux jeunes filles dans un fossé non loin du poste frontière de Beaubru.

 Après avoir enlevé leurs victimes, il est vraisemblable que les deux hommes aient eu l'intention de partir vers la France et sans doute de se cacher dans les bois afin d'attendre que la nuit soit tombée pour poursuivre leur route.

il est fort probable aussi qu'ils ont emprunte une petite route de traverse qui conduit vers la France, permettant ainsi d'éviter le poste de frontière de Beaubru et de reprendre la route BouillonSedan par la suite. Toutefois si 'on n'y prend garde, cette route peut ramener usager sur cette même route Bouillon-Sedan mais dans le sens France-Belgique.

 Lorsque les ravisseurs se sont aperçus de leur erreur, il leur était impossible de faire demi-tour ou marche arrière à cause de la berme centrale.

 Ne tenant pas à traverser la frontière avec les deux adolescentes endormies dont le signalement avait été diffusé, ils les ont sans doute abandonnées dans le fossé où elles se sont réveillées.

Pour les enquêteurs, il ne fait plus aucun doute qu'il s'ait bien d'un enlèvement et ce autant plus qu'un jeune garçon, victime d'une tentative d enlèvement le 15 août à Habay, a reconnu dans le portrait-robot diffusé l'une des personnes qui avait tenté de l'enlever.

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 CALIFORNIE

 Les pédophiles récidivistes désormais passibles de «castration» chimique

 La prise d'un médicament atténuant les pulsions sexuelles

 « LA MEUSE » du  jeudi 19 septembre 1996 page 14

Les pédophiles récidivistes sont désormais passibles d'une « castration » chimique en Californie, premier État américain à inclure une telle disposition dans son arsenal répressif, aux termes d'une loi signée mardi par le gouverneur de l'État Pete Wilson.

Selon ses partisans, la «castration» chimique, en fait la prise d'un médicament atténuant les pulsions sexuelles, a eu des résultats positifs dans plusieurs pays d'Europe. Ses adversaires, comme l'ACLU, l'Union américaine pour les libertés civiques, affirment en revanche qu'il s'agit d'une disposition anticonstitutionnelle.

La loi signée mardi par M. Pete Wilson et qui avait été adoptée en août dernier par les deux chambres du Congrès de Californie prévoit qu'à partir de la deuxième condamnation, un pédophile coupable d'agression sexuelle sur un enfant de moins de 13 ans devra subir un traitement médical hebdomadaire à sa sortie de prison. Le seul "choix qui lui est laissé est une castration chirurgicale.

Le médicament utilisé est le Depo-Provera, qui a pour effet de réduire le niveau de testostérone, et par conséquent le désir sexuel, chez celui qui le prend. Le traitement doit être poursuivi tant qu'une commission l'estime nécessaire.

Les pédophiles ne peuvent s'arrêter parce qu'ils sont victimes d'une impulsion à agir comme ils agissent», a déclaré Pete Wilson au cours d'une cérémonie de signature organisée près d'une école où des enfants avaient été terrorisés par un pédophile. « C'est pourquoi nous prenons une mesure de bon sens pour éliminer cette impulsion maladive chez nos criminels les plus malades ».

Le nouveau texte de loi donne également à un juge l'autorité d'imposer une « castration » chimique à un pédophile condamné pour la première fois pour un crime perpétré sur un enfant de moins de 13 ans.

Selon les statistiques officiel les californiennes, plus de la moitié des criminels sexuels commettent un nouveau crime dans l'année qui suit leur libération et trois sur quatre seront coupables d'une nouvelle infraction dans les deux années.

Dans un communiqué, le bureau du gouverneur affirme que cette procédure est en vigueur depuis plusieurs décennies dans des pays européens, notamment la Suède, le Danemark et l'Allemagne. Il cite une étude danoise qui fait état d'un taux de récidive de seulement 2,2 % parmi les pédophiles« chimiquement castrés ».

 Des projets de loi similaires à celui approuvé en Californie sont actuellement examinés dans les États de Floride, du Michigan, du Massachusetts, du Texas et de Washington.

 

 

 

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