samedi 23 août 2008

L’enquête sur l’enquête : Liège va conclure('Soir'5septembre1996 p18)


L’enquête sur l’enquête : Liège va conclure

« Le Soir » du jeudi 5 septembre 1996 page 18

Pas encore de réponse aux questions du ministre de la Justice.
Le rapport de Liège est attendu à la fin de la semaine.

Toutes les questions soulevées par le ministre de la Justice à la Chambre dès le 22 août, au soir des funérailles de Julie et Mélissa, et qui sont au centre des enquêtes sur l'enquête, restent sans réponse.

Les informations que la gendarmerie reçut depuis 1993 sur les intentions de Dutroux d'enlever et de séquestrer des jeunes sont-elles parvenues aux juges qui instruisaient les dossiers de disparitions à Liège (Julie et Mélissa) et à Bruges (An et Eefje) et ailleurs? La gendarmerie les a-t elle gardées pour poursuivre ses enquêtes «proactives»?

Ont-elles été communiquées en temps utile au parquet de Charleroi? Charleroi les a-t-il transmises? Dutroux était-il protégé ?

Le procureur général de Liège Anne Thily, chargée par le ministre de la Justice d'une enquête sur la manière dont s'était faite l'instruction du dossier «Julie et Mélissa», n'a pas encore déposé son rapport, attendu, nous disait-on hier, au plus tôt pour la fin de cette semaine.

Une autre question reste sans réponse. Elle concerne la réarrestation de Dutroux à Charleroi en décembre dernier, et sa remise en liberté au mois de mars. Si le parquet de Charleroi n'en a avisé ni le parquet gênéral ni le ministre, il y a violation d'une obligation légale. Mais on notera que l'administration pénitentiaire, qui dépend du ministre, en était aussi informée, puisque Dutroux était en prison.

Au palais de Justice de Bruxelles, le procureur général de Cassation, Jacques Velu, poursuit son enquête disciplinaire sur d'éventuels dysfonctionnements dans le ressort de la cour d'appel de Mons.

Il procédait hier après-midi encore a des auditions. Atteint par la limite d'âge le 17 septembre, il doit quitter ses fonctions. Si son enquête n'est pas terminée, son successeur la poursuivra.

Reste la question des congés pénitentiaires et de la libération conditionnelle de Dutroux, condamné à 13 ans pour enlèvements, viols et séquestrations. II fut libéré sur décision du ministre Wathelet au début de 1992.

La commission de la justice de la Chambre a demandé au ministre De Clerck communication du dossier de libération de 1992 et du dossier de la réarrestation en décembre 1995. A la Chambre, le ministre avait accepté de libérer le dossier administratif. Depuis, il a fait savoir au président de la commission, M. Verwilgen, que l'ancien ministre Melchior Wathelet a vérifié avec ses collaborateurs un dossier de cabinet: Melchior Wathelet écrit qu'il n'y a eu aucune autre intervention extérieure en faveur de Dutroux que celles de son avocat.

La commission de la justice de la Chambre n'a jusqu'à présent reçu aucun dossier. Elle se réunira le 10 septembre pour entendre le ministre De Clerck et compte redemander communication des dossiers administratifs et de cabinet de 1992, ainsi que du dossier de la réarrestation de Dutroux à la fin de 1995.

Une autre enquête sur l'existence d'éventuelles collusions entre les milieux judiciaires, policiers et mafieux de Charleroi, demandée hier par le procureur du Roi Marchandise dans l'émotion suscitée par des révélations de presse, devrait être confiée par le ministre « à une autorité adéquate ».

Elle devra voir aussi d'autres dossiers à l'information et à l'instruction, dont des dossiers de trafics de voitures qui concernent notamment l'inspecteur Zicot, et un dossier d'escroquerie à l'assurance qui concerne le garagiste Adam et l'expert Philippe Demanet, fils du procureur général mis en congé hier pour deux mois, à sa demande.

Ce sont les aveux du garagiste Adam qui ont provoqué l'inculpation du fils du procureur général, accusé par Adam de lui d'avoir demandé de voler sa Porsche. Or ce n'est pas Demanet, mais la société de leasing de Adam, qui fut indemnisée. Et c'est Adam qui recela la Porsche dans un box loué pendant trois ans avant de la livrer la semaine dernière au juge. Un dossier qui, comme d'autres, sent l'intox et le souffre...

RENÉ HAQUIN
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Le procureur Bourlet et le juge Connerotte, un duo de choc à Neufchâteau

« Le Soir » du jeudi 5 septembre 1996 page 18

Toute la Belgique est suspendue aux efforts déployés par le juge et le procureur de la petite cité ardennaise qui se connaissent depuis dixans. L'un et l'autre ont leurs jardins secrets. Et affichent la même opiniâtreté à mener à son terme l'une des enquêtes criminelles les plus importantes qu'ait connu le pays.

PORTRAITS


Ils ne sont pas du genre nombriliste. Ils préfèrent la discrétion au devant de la scène que, malgré eux, ils ont investi depuis le 9 août. Le destin, le hasard des nominations, a formé le duo de choc voici moins de dix ans. Des enquêtes, difficiles, ont renforcé plus encore les liens qui les unissent.
Le procureur Bourlet et le juge Connerotte nourrissent une passion, une obsession commune: la recherche de la vérité.

LE CHÊNE ET LE ROSEAU

Michel Bourlet, 47 ans, et Jean Marc Connerotte, un an de plus, c'est, en apparence, le chêne et le roseau. Le procureur paraît solide comme l'arbre séculaire. Le juge, léger comme une plume. Pourtant, ni l'un ni l'autre ne plie, ne se rompt. Ils travaillent sans relâche, avec obstination, comptent les nuits blanches. Mais ils sont toujours debout.

Les loisirs, ce sera pour plus tard. Stendhal a rejoint la bibliothèque. Sécurité oblige, le juge a abandonné sa puissante BMW 1.200 au garage. On l'a juste surpris une fois quittant la gendarmerie juché sur l'engin qu'il mène très sagement. Le juge n'appartient pas à la grande concentration des tatoués pétaradants : Ce n'est pas ça faire de la moto, glisse-t-il à l'écoute des échappements qui crachent les décibels.

Chapitre loisirs, le procureur râle: J'aimerais quand même bien tondre ma pelouse. Car le procureur a son côté cour, au palais, et son côté jardin. Chez les Bourlet, un zeste écologiste parfume le quotidien.
Dans l'enceinte de l'ancien moulin, leur demeure, l'épouse, Dominique, s'occupe du potager; le magistrat du jardin d'agrément. Le jardin remplace les gazons que Michel Bourlet arpentait, en des temps plus sportifs, lorsqu'il jouait au hochey.

Michel Bourlet adore la musique. Depuis peu, depuis qu'une de ses filles le guide sur les portées, il s'est mis au piano. Il se réfugie aussi dans la chanson française : Ferré, Nougaro, etc. On l'a déjà surpris, d'humeur taquine, fredonner du François Béranger. C'est que le procureur a conservé un petit côté «anar», héritage de 68. Michel Bourlet, fils et frère d'avocat, a quitté la Cité ardente après un bref passage au barreau et au tribunal de la Jeunesse. II a débarqué à Neufchâteau, d'emblée comme procureur, en 1984. II dirige son parquet d'une main de maître, qu'il met à la pâte. Car le procureur monte au créneau, n'hésite pas à requérir. Au même rythme que ses substituts, il prend ses tours de garde.

«UN VÉRITABLE ROC»


Jean-Marc Connerotte est un véritable Chestrolais. Bien avant lui, son père travaillait au palais, comme secrétaire du parquet. II ne s'est pas toujours destiné à la magistrature. Licencié en philo et lettres de l'UCL, J.-M. Connerotte s'est envolé pour l'Australie où il a enseigné le français deux années durant. Après cette expérience aux antipodes, il a terminé des études de droit.

Jean-Marc Connerotte a plaidé aux barreaux de Tournai et de Douai (Nord). II a été nommé à Neufchâteau en 1987. II n'a donc connu que Michel Bourlet comme procureur. Et ne s'en plaint pas: C'est un véritable roc, inébranlable. Marié à une blonde Valentinoise (Drôme) et père d'une fillette, Jean-Marc Connerotte a eu un premier contact très particulier avec le monde judiciaire.


C'était au temps des manifestations estudiantines, à Leuven.
Des pandores lui sont tombés sur le paletot alors qu'il renouait un lacet récalcitrant.

MICHEL PETIT
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D’autres disparitions à élucider

« Le Soir » du jeudi 5 septembre 1996 page 18

Les fouilles qui se poursuivent dans les propriétés de Marc Dutroux laissent craindre la découverte d'autres victimes du pédophile et de sa bande.
Les gendarmes chargés de l'identification des corps ont constitué des dossiers anthropométriques dont les données pourront être comparées à celles recueillies en cas de découvertes d'autres corps.

Gevrije Kavas. Disparu à l'âge de 6 ans à Molenbeek alors qu'il jouait au football avec son frère. Il y a deux ans, la police avait relancé les recherches en reconstituant par ordinateur le visage qu'il devrait avoir aujourd'hui.

Ilse Stockmans. Cette jeune fille de 19 ans a disparu à proximité de la gare de Louvain, le 17 février 1987. Elle soufffrait de troubles de mémoire et prenait des médicaments.

Elisabeth Brichet. Disparue à Saint-Servais (Namur) le 20 décembre 1989, à quelques centaines de mètres de son domicile, alors qu'elle rentrait de chez une amie. Des recherches ont été menées jusqu'en Espagne.

Nathalie Geijsbregts. Cette fillette de 9 ans a disparu le 26 février 1991. Ses parents l'avaient déposée à un arrêt de bus scolaire à Bertem. Elle n'est jamais arrivée à l'école.

Loubna Benaïssa. Cette jeune Marocaine de 9 ans a disparu le 6 août 1992 alors qu'elle se rendait dans un supermarché d'Ixelles où elle n'est jamais arrivée. Toute possibilité de fugue avait été écartée.

Silvy Carlin. Cette jeune fille de 19 ans, disparue en 1995, habitait Sars-la-Buissière, le village où Marc Dutroux possédait la propriété où les corps de Julie et Mélissa ont été retrouvés.
Les enquêteurs se disaient persuadés qu'elle s'était suicidée. Sa maman a toujours affirmé qu'elle avait été enlevée.

Ken Heyrman. Disparu le 4 janvier 1994 en compagnie de sa soeur alors qu'il se rendait à un terrain de football. Kim, sa soeur, a été retrouvée dans les eaux du port d'Anvers. Le garconnet de 8 ans demeure introuvable.

Liam Van den Branden. Ce garçonnet de 2 ans jouait sur une digue, à Malines, lorsqu'il a disparu. Les policiers pensent qu'il s'est noyé. Ses parents affirment qu'il a été victime d'un enlèvement.

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Des appels au secours de pédophiles et de leurs victimes

« Le Soir » du jeudi 5 septembre 1996 page 18

Depuis vingt et un jours, le pays est plongé dans l'horreur de l'affaire Dutroux. Face à la révélation du sort qu'ont connu Julie et Mélissa et An et Eefje, on ne peut s'empêcher de parler.

D'exprimer sa tristesse, son angoisse, de s'interroger sur les raisons qui poussent un être humain à agir de la sorte. On se pose des questions sur le fonctionnement de la société, du système judiciaire...

Les nombreuses lettres diffusées dans notre courrier des lecteurs (voir en page 2) témoignent du deuil partagé par la population.

Et puis, il y a ceux qui n'osent rien dire. En tout cas pas à visage découvert. Ceux-là ont une douleur trop profonde pour pouvoir la partager avec un proche.

A la centrale de Télé-Accueil, un service d'écoute téléphonique dans l'anonymat, depuis une quinzaine de jours, les appels liés aux angoissantes nouvelles de la région de Charleroi affluent. Aux réactions d'horreur ou de violence suscitées par la révélation du sort réservé aux deux premières victimes de Dutroux succèdent des témoignages de pédophiles confrontés aux pulsions qui les rongent.

Face aux réactions violentes du public vis-à-vis de la pédophilie, réactions que l'on comprend, certains nous ont contactés, explique Alfred Vannesse, directeur de l'antenne bruxelloise de Télé-Accueil.

Manifestement, ils avaient besoin d'exprimer leur malaise alors qu'ils ne trouvaient évidemment aucun interlocuteur dans leur entourage. A ceux-là, les volontaires de Télé-Accueil ont prêté une oreille attentive, une étape indispensable avant toute démarche d'aide, celle-ci étant proposée en fin d'entretien.

Au service d'urgence psychiatrique des Cliniques universitaires Saint-Luc, à Bruxelles, les appels et visites de victimes d'actes de pédophilie ont été beaucoup plus nombreux que d'habitude.

- Ces agressions sexuelles ont toujours existé, précise le Dr Vincent Dubois, de la cellule de crise psychiatrique. Mais la médiatisation de l'affaire Dutroux a fortement ébranlé les victimes de pédophiles. Le cauchemar qu'elles avaient vécu est remonté à la surface, entraînant souvent de grands troubles.

La mort de Julie et Mélissa, d'Anet Eefje aura peut-être servi à mettre des pédophiles face à leur déviance. Motivés par la honte ou l'angoisse, certains d'entre eux ont peut-être enfin pu reconnaître leur mal et, qui sait, commencer à le dompter et le soigner.

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Les députés européens se mobilisent

« Le Soir » du jeudi 5 septembre 1996 page 18

Jour de deuil au Parlement européen.

Atteints par le chagrin et le sentiment d'impuissance, les députés n'ont pas caché leur effroi devant les crimes commis en Belgique. Ils ont demandé que l'Union européenne se mobilise davantage pour étendre la traque aux abuseurs d'enfants. Beaucoup de députés ont insisté sur l'erreur d'avoir sous-estimé, partout, la gravité de la pédophilie et de ses crimes.

- Nous sommes tous coupables d'indifférence, de laxisme, s'est écriée une Française . Il a fallu attendre le drame de l'affaire Dutroux pour inscrire ce débat à l'ordre du jour de notre assemblée, alors qu'un million d'enfants sont livrés chaque année aux marchés du sexe dans le monde.

Trop souvent, a insisté la socialiste belge Raymonde Dury, lorsqu'il s'est agit de procès en pédophilie, on a constaté une incompréhension ou un refus de mesurer la gravité de ce que l'on semble considérer comme inévitable », quand ce n'est pas interprété comme un « consentement» des victimes.. .

Cette loi du silence a également été dénoncée par la libérale Anne André qui, depuis 1992, réclame en vain une commission d'enquête parlementaire sur l'exploitation sexuelle et les enlèvements d'enfants. Le drame éclate aujourd'hui, parce que jusqu'à présent, la société a toujours voulu ignorer l'existence de la pédophilie! Maintenant, estime Mme André, il ne faut pas s'endormir. Les parlementaires ont réclamé une meilleure coopération judiciaire et policière des Quinze dans la lutte contre l'exploitation des enfants, ainsi que l'inclusion, dans le traité européen, de dispositions sur la protection de l'enfant.

Selon eux, l'Office européen de police, Europol (dont la convention n'est pas encore ratifiée!), devrait pouvoir coordonner la lutte contre ces trafics, notamment par le biais d'un fichier informatisé. Enfin, certains ont estimé nécessaire de soutenir des associations comme « Marc et Corinne».

Par la voix de son vice-président, Léon Brittan, la Commission européenne a pris l'engagement de ne pas oublier « l'esprit de Stockholm ».

D'ici la fin de l'année, l'exécutif produira un rapport sur la traite des femmes. Sir Brittana a aussi annoncé que la Commission proposera des mesures destinées à décourager le «tourisme sexuel » et à chasser les pédophiles et les adeptes de la pornographie infantile du réseau Internet.

Il est difficile de poser les limites, surtout dans le contexte international, a-t-il reconnu. Mais la liberté ne peut permettre des abus inqualifiables.
Reste alors la question, soulevée par Paul Lannoye, de la place de l'être humain dans les choix politiques. L'écolo belge a plaidé pour que le bien-être des citoyens - et parmi eux des plus faibles - redevienne la priorité, sans quoi,, a-t-il dit, les mesures répressives et policières resteront inopérantes.

M.d.M.
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Allocations pour enfants disparus

« Le Soir » du jeudi 5 septembre 1996 page 18

La ministre des Affaires sociales, Magda De Galan, vient d'annoncer la rédaction d'une nouvelle circulaire ministérielle prévoyant l'allongement de la période pendant laquelle les parents d'enfants disparus percevront les allocations familiales. Si l'Onafts (office national des allocations familiales des travailleurs salariés) l'approuve, ce qui selon le cabinet ne fait aucun doute, la mesure entrera en vigueur dès la mi-septembre.

Elle prévoit l'octroi, avec effet rétroactif pour les cas connus, des allocations pendant cinq ans après la disparition de l'enfant et ce, jusqu'à sa vingt-cinquième année.


Cette nouvelle circulaire retarde donc la limite d'âge (18 ans) prévue dans la procédure particulière prise en mars dernier alors que les parents de Julie et Mélissa avaient été avertis - de manière assez froide - de la fin de ces droits. La circulaire s'étendra aux parents travaillant dans des administrations tant nationales que provinciales et locales. Renseignements: Service juridique de l'Onafts : 02/237.21.00
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Homonymie

« Le Soir » du jeudi 5 septembre 1996 page 18

M. Roberto Romano, administrateur délégué de la société Safar (Société Automobile farciennoise), sise 734 chaussée de Charleroi à Fleurus, tient à signaler qu'il n'a rien à voir avec le volet «vols de voitures» de l'affaire
Dutroux. Si un suspect, prénommé Romano, a bien été inculpé récemment à Bruxelles dans le cadre du vol de la Porsche du fils du procureur général de Mons M. Demanet, il ne s'agitpas de lui. M. Roberto Romano n'est en rien lié à cette affaire. Le parquet de Bruxelles l'a confirmé hier matin.
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Un tribunal international

« Le Soir » du jeudi 5 septembre 1996 page 18

La Belgique veut oeuvrer à la mise en place d'une juridiction internationale habilitée à juger des crimes commis partout dans le monde, notamment les abus sexuels d'enfants, afin de contrer l'immunité dont profitent les délinquants en raison des disparités nationales.


Le ministre des Affaires étrangères, Erik Derycke, doit proposer ce week-end à ses homologues européens un projet de déclaration fixant les priorités à adopter par l'Union européenne pour lutter contre les abus sexuels. La déclaration devrait s'inspirer des conclusions de la Conférence de Stockholm. M. Derycke y avait réaffirmé la nécessité de voir chaque pays mettre en oeuvre des mesures pour lutter contre l'exploitation sexuelle des enfants. Un comité interministériel traitant de la criminalité internationale et des abus sexuels contre des enfants doit être créé sous peu par le gouvernement. (Belga)
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Chez le juge d’instruction

« Le Soir » du jeudi 5 septembre 1996 page 18

Mardi, les parents de Mélissa Russo ont rencontré la juge d'instruction qui avait été chargée du dossier sur la disparition de leur fille. Bien qu'ayant rompu tout contact avec elle depuis plusieurs mois, la maman de Mélissa a désiré cette rencontre afin d'éclaircir ou de lever certains doutes, notamment en ce qui concerne l'identification de leur fille quand on a retrouvé son corps, le 17 août dernier.

Une fois de plus, les parents sont sortis déçus de l'entretien (Gino, le père, quittant même le cabinet du juge en cours «d'explication»), considérant qu'une fois encore on ne prenait pas leur demande en considération.





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