lundi 21 juillet 2008

Les fouilles d’Ostende visaient Casper Flier('Soir'28 août 1996 p17)



Les fouilles d’Ostende visaient Casper Flier

« Le Soir » du Mercredi 28 août 1996 page 17

Outre les fouilles de Jumet, celles effectuées à Ostende, lundi, avaient pour cible le Néerlandais, déjà interpellé par Neufchâteau le 20 août.
L'appartement et les boxes de garage passés au peigne fin lors d'une perquisition lundi à Ostende dans le cadre du dossier de pédophilie, communément appelé l'" affaire Dutroux ", appartiennent à un octogénaire, un certain Talmasse, de la société Transports Talmasse, rue Delcourt, 27, à Anthée.
L'homme n'aurait rien à voir avec l'enquête. Si la 23e brigade nationale de la police judiciaire, secondée par la BSR d'Ostende et une équipe de la recherche technique de la PJ de Bruges, a, à la demande du parquet de Neufchâteau, passé au peigne fin l'appartement et les deux boxes de garage à la mer, c'est qu'ils espéraient y découvrir des preuves accablantes contre le Néerlandais Casper Flier (58 ans).
Cet homme, dont on connaît les liens avec Jean-Michel Nihoul et Michel Lelièvre, tous les deux arrêtés dans le cadre de l'affaire Dutroux, possède une maison à Schaerbeek, mais habite généralement un chalet dans un camping à Hastière. Le 20 août déjà, le parquet de Neufchâteau l'avait interpellé. Faute de preuves, il avait été remis en liberté.
Lors d'une perquisition dans une des nombreuses maisons de Marc Dutroux, à Anthée, les enquêteurs avaient trouvé des documents qui les ont immédiatement menés vers la côte. Plus spécialement vers l'appartement 9C, au neuvième étage de la résidence Dauphins, rue Louise, 39, et dans deux boxes de garage de l'immeuble à garages Parking Ritz, rue des Soeurs Blanches, à Ostende.
Casper Flier, qui pendant un certain nombre d'années avait été l'ami intime de l'ex-femme de Jean-Pierre Nihoul, aurait en partie aidé à gérer la fortune du fondateur des Transports Talmasse, propriétaire de l'appartement à Ostende. Ces rapports privilégiés lui ont permis d'occuper, pendant des périodes plus ou moins longues, l'appartement où le propriétaire ne venait pratiquement plus. Selon plusieurs témoins, Flier était souvent accompagné d'une femme " d'un certain âge ", lors de ses séjours à la mer.

LES VETEMENTS D'ENFANTS
Lors des différentes perquisitions, les enquêteurs ont saisi six sacs-poubelles bourrés de vêtements d'enfants et d'adultes, ainsi qu'une grande bobine de cinéma amateur 8 mm qui pourrait être un film pornographique d'avant l'ère de la vidéo.
Le tout a été dépêché vers le parquet de Neufchâteau, qui selon nos informations, avait défendu aux enquêteurs présents à Ostende de visionner le film 8 mm. Impossible de savoir si, parmi les vêtements saisis, se trouvaient des vêtements ayant appartenu à des enfants ou des jeunes filles disparus.
Hier, aucune information ne filtrait quant au sort réservé à Casper Flier. On ne sait donc pas s'il a été interpellé suite aux découvertes faites à Ostende. Selon des informations non confirmées, les résultats obtenus lors des perquisitions auraient été plutôt maigres. C'est en tout cas ce que les enquêteurs laissaient entendre.
Aussi bien chez Casper Flier, à Schaerbeek et à Hastière, qu'aux Transports Talmasse, à Anthée, le téléphone était aux abonnés absents, hier, pendant toute la journée.

EDDY SURMONT
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Les Marchal admirables face aux affirmations

« Le Soir » du Mercredi 28 août 1996 page 17

Paul et Betty Marchal ont fait front, mardi, avec un courage admirable, aux terribles affirmations recueillies, dans la nuit, auprès de Marc Dutroux et de sa bande. Ils n'ont pas voulu prêter l'oreille aux informations selon lesquelles les corps de leur fille An, de son amie Eefje Lambrecks et de trois autres jeunes filles auraient été retrouvés à Jumet.

L e procureur du Roi, M. Bourlet, nous a encore confirmé, lundi, que nous serions les premiers informés sil y avait du neuf, nous confiait Betty Marchal, mardi, peu avant 13 heures.
Elle venait de recevoir un coup de téléphone de la P.J. de Bruges la mettant en garde contre les « rumeurs selon lesquelles on aurait retrouvé An et Eefje.
Les télévisions avaient, en effet, annoncé une émission spéciale, à la mi-journée, pour relayer les nouvelles relatives à des aveux.
Et comme la télévision est allumée en permanence chez les Marchal...

PENSEZ AUX PARENTS...
Mardi encore, comme tous les autres jours ou presque, depuis un an, les parents Marchal sont à l'affût, chez eux, à Hasselt. Le télétexte de la RTBF défile «L'enquête continue, les fouilles ont commencé, etc. »

Les lettres de soutien continuent de s'amonceler sur la table de la salle à manger et les bouquets de fleurs sur les étagères. Paul Marchal accorde une interview à la BRTN sur la terrasse ensoleillée tandis que d'autres journalistes attendent leur tour, assis sur les divans du salon.
Debout, toujours debout, Betty Marchal leur refait inlassablement du, café, répond au téléphone ou répond aux visiteurs.

Et toujours cette admirable maîtrise de soi, caractéristique également des familles Lejeune et Russo. A côté des photos d'An et d'Eefje, on aperçoit celles de Julie et de Métissa. A chaque coup de sonnette, le chien quitte son panier et aboie.
Treize heures approche, la tension monte. Betty et Paul Marchal tournent leurs regards vers l'écran de télévision. Sur VTM, un enquêteur s'indigne: Pensez un peu aux parents des victimes qui entendent ces rumeurs sur leurs filles!...». Ils tiennent bon, debout.

AVEC L'ASBL MARC ET CORINE
En marge de cette affaire, les époux Marchal tiennent à vider une querelle qui les oppose, depuis quelques mois, aux parents Lambrecks. Ces derniers avaient affirmé au journal «HetVolk» qu'ils avaient demandé à être reçus par le procureur du Roi de Neufchâteau pour se plaindre du peu d'informations reçues par le biais des Marchal.

- C'est tout à fait faux ! , réplique Paul Marchal. Étant donné que nous maîtrisons mieux le français que les Lambrecks, il a été convenu avec M. Bourlet que nous servirions de relais à chaque information reçue de lui. Ce que nous avons toujours fait.

- Nous avons même pris contact avec M- Lambrecks qui vit séparée de son mari, complète Betty Marchal. Et ils peuvent nous appeler quand ils veulent. Nous n'avons qu'une seule idée en tête: retrouver An et Eefje.
Dans leurs recherches, les parents Marchal ont préféré faire confiance à l'association Marc et Corine plutôt qu'à un équivalent flamand.

- Contrairement aux autres, les responsables de l'ASBL Marc et Corine sont parents de victimes. Ils ressentent ce que nous ressentons et ont toujours été de notre côté, financier et moral.
Ce n'est pas le cas, semble-t-il, de l'association flamande Hulpdienst voor ontvoerde en vermiste kinderen.

- Depuis le début, reprend Betty Marchal, ils nous ont toujours dit qu'ils s'occupaient de tout et que nous ne devions prendre aucune initiative. Ils ont été grossiers avec nous, nous demandant si nous n'avions pas encore divorcé... Cette association a entretenu notre différend avec les parents Lambrecks en n'annonçant que la disparition d'Eefje.

Les Marchal préfèrent, eux, s'en remettre totalement au parquet de Neufchâteau qui, rappelons le, concentre tous les dossiers d'enlèvement.

- Bruges a mis trois mois à nous restituer le journal intime d'An et, la semaine dernière, ils nous ont téléphoné plus souvent qu'en un an!

MICHELLE LAMENSCH
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Dutroux était en Slovaquie début août

« Le Soir » du Mercredi 28 août 1996 page 17

Le pédophile belge Marc Dutroux a séjourné en Slovaquie du 2 au 4 août, une dizaine de jours seulement avant son arrestation, a indiqué, hier, le directeur du bureau slovaque d'Interpol.
Dutroux s'est notamment rendu à Topolcany, une petite ville de province située à 70 kilomètres au nord-est de Bratislava, où il venait depuis 1995 pour «se reposer» et «chercher de nouveaux contacts» avec des jeunes femmes, selon ce directeur, Rudolf Gajdos.

La police slovaque a également retrouvé des traces de séjours dans ce pays de la compagne de Dutroux, Michelle Martin, et de ses complices, Michel Lelièvre et Michael Diakostavrianos.
En revanche, aucun indice d'éventuels contacts de Dutroux avec des enfants ou d'actes de pédophilie n'a été trouvé en Slovaquie.

Toujours selon Interpol, l'enquête n'a pas, jusqu'à présent, confirmé la déposition de Lelièvre selon laquelle Dutroux aurait violé, près de Trencin (ouest), une jeune fille lors de l'un de ses séjours en Slovaquie. Dutroux, qui se faisait passer pour un marchand de pneumatiques d'occasion importés d'Allemagne et de Belgique, profitait de ses déplacements en Slovaquie pour contacter des jeunes filles d'environ 18 ans, dont plusieurs devaient être ensuite recrutées comme actrices dans des films pornographiques. Jusqu'à présent, la police slovaque n'a pas trouvé de preuves d'activités cri minelles de Dutroux en Slovaquie et aucune des jeunes femmes interrogées sur cette affaire n'a voulu porter plainte contre lui, selon le chef de la section slovaque d'Interpol.

(AFP.)











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