mercredi 7 janvier 2009

Marche qui s'annonce historique («Dernière Heure»19 octobre1996 pg 3)


ACCÈS À BRUXELLES :Pour arriver sans trop de problèmes

« La Dernière Heure » du samedi 19 octobre 1996 page 3

BRUXELLES - Tout a été mis en oeuvre pour faciliter l'accès au centre de Bruxelles aux dizaines de milliers de personnes qui souhaitent participer à la marche blanche. Rappelons que la SNCB offre des tari s spéciaux et que la Stib (Société des transports intercommunaux de Bruxelles) renforcera ses navettes trams / bus / métro dont le service sera gratuit entre 12 et 20 heures ce dimanche.

Pour ceux qui ont choisi de se rendre sur les lieux de la manifestation en voiture, il est vivement conseillé d'utiliser les parkings de dissuasion (voir leur emplacement P sur notre infographie).

Dans le centre de Bruxelles, la circulation sera très difficile. La société Inter-parking offrira aussi l'accès gratuit a ses parkings situes aux abords de l'itinéraire de la marche blanche

(Voir les adresses dans le tableau ci-contre).

Pour rappel, la formation du cortège se fait à la Communauté flamande. (Bd Emile Jacqmain). Le départ est prévu à 14 heures et le cortège empruntera les boulevards Jacqmain, Anspach, Lemonnier pour se disloquer au bd du Midi.

Itinéraires conseillés :

Pour ceux qui viennent de l'extérieur de Bruxelles en provenance de :

- Tournai : suivre l'E429, emprunter le Ring ouest de Bruxelles et prendre la sortie 13 (Drogenbos) pour se rendre au parking de dissuasion P4. De P4, se rendre dans le centre-ville en prenant le tram 91 ou 52.

- Mons ou Charleroi : suivre l'E19, emprunter le Ring ouest de Bruxelles et prendre la sortie 13 (Drogenbos) pour se rendre au parking de dissuasion P4. De P4, se rendre dans le centre-ville en prenant le tram 91 ou 52.

- Liège ou Louvain : suivre l'E40 et prendre la sortie 20 (Woluwe Shopping) pour se rendre au parking de dissuasion P2. De P2, prendre le métro vers Arts-Loi et descendre à Rogier.

-Namur: suivre l'E411. A Bruxelles, suivre la direction Centre jusqu'à Delta où se trouve le parking de dissuasion P3. De là, prendre le métro vers Arts-Loi et descendre à Rogier.

-Gand : suivre l'E40, emprunter le Ring ouest (direction Anvers). Prendre ensuite la sortie Ibis (Heysel) où se trouve le parking de dissuasion P1. De P1, prendre le métro vers Simonis et descendre à Rogier.

-Anvers : suivre l'E19, emprunter le Ring ouest de Bruxelles et prendre la sortie Ibis (Heysel) où se trouve le parking de dissuasion P1. De P1, prendre le métro vers Simonis et descendre à Rogier.

Signalons encore que les autocaristes sont invités à emprunter le Ring ouest de Bruxelles et à prendre la sortie 8. De là, ils peuvent gagner le boulevard Simon Bolivar, près de la gare du Nord.

Luc Lerfèvre

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Liste des parkings (gratuits à partir de ce dimanche 12 h) se trouvant aux abords de la marche

PARKING ALBERTINE: PLACE DE LA JUSTICE • 1.000 PLACES

PARKING 58: RUE DE L'ÉVÊQUE 1 - 850 PLACES

PARKING ECUYER: RUE DE L'ECUYER 11 l 17 - 550 PLACES PARKING PHILIPS: PLACE DE BROUCKÈRE 2 - 450 PLACES PARKING MONNAIE: RUE FOSSÉ-AUX-LOUPS - 610 PLACES

PARKING INNO CENTRE: RUE NEUVE / RUE DU DAMIER - 800 PLACES PARKING BOTANIQUE: BD DU JARDIN 

BOTANIQUE 29 / 31 - 400 PLACES PARKING CITY2: RUE CENDRES / RUE DE LA BLANCHISSERIE - 150 

PLACES PARKING DU PASSAGE 44: BD PACHÉCO / BD DU JAR. BOTAN. - 750 PLACES PARKING DES 2 

PORTES: AV. DE LA TOISON D'OR - 950 PLACES PARKING AGORA: GRAND-PLACE - 950 PLACES PARKING 

ROGIER: PLACE ROGIER - 800 PLACES PARKING CCN: RUE DU PROGRÈS 80 - 100 PLACES PARKING WTC: 

RUE SIMON BOLIVAR - 1.000 PLACES

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Tous les détails sur la marche de demain

FLEURS, CARTES, PARKING...

« La Dernière Heure » du samedi 19 octobre 1996 page 3

BRUXELLES - Vous envisagez - ou vous avez décidé - de vous joindre à la marche blanche ?

Les informations qui suivent retiendront certainement votre attention. Rappelons que le départ du cortège est officiellement prévu à 14 h Mate au bâtiment de la Communauté flamande, à proximité de la place Rogier), alors que sa dissolution interviendra à partir de 18 h, du côté du boulevard du Midi.

Les fleurs. Les organisateurs proposent que chaque participant dépose une fleur blanche dans un espace prévu à cet effet en fin de parcours. Renseignement pris auprès de l'Union royale des fleuristes de Belgique, il y a tout intérêt à acheter ses fleurs le plus rapidement possible (dès ce samedi), dans la mesure où l'on peut craindre des ruptures de stock chez les détaillants. « Nos fleuristes disposent, habituellement, de quantités importantes de fleurs de couleur blanche, qui sont généralement très demandées », nous explique-t-on au secrétariat de l'Union. « Néanmoins, considérant les estimations qui sont avancées, il est possible que tous les participants ne puissent pas être servis. les délais étaient, semble-t-il, trop courts pour augmenter les capacités de livraison.

Par ailleurs, un fleuriste établi dans les environs du bd Jacqmain (lieu de rassemblement) confiait sa crainte de voir proliférer, tout au long du parcours, « des vendeurs occasionnels, uniquement attirés par l'appât du gain. Du reste, notre interlocuteur remarque que certains clients - « pas très nefs » - étaient disposés, ces dernières heures, à lui racheter... tout son stock de fleurs blanches. Il a refusé.

Sur un autre plan, le site Internet Netonium vient de transmettre aux parents de Julie et Mélissa 1.414 bouquets virtuels de roses, adressés par des internantes habitant aux quatre coins de la planète (France, Suisse, Portugal, Italie, Canada, Etats-Unis, Costa Rica, Venezuela, Australie...).Ceux qui souhaitent manifester leur soutien par ce biais peuvent se connecter sur le site (http:www.netoniumn.be  ).

-Les trains.On se rappelle que la SNCB a proposé des billets spéciaux au prix de 200 F jusqu'à vendredi et à 250 F ces samedi et dimanche.Hier en fin de journée, on confirmait que plus de 40.000 de ces titres de transport avaient déjà été vendus!

- Les autocars.La Fédération belge des autocaristes signalait, hier, qu'il restait encore des places disponibles pour se rendre à Bruxelles. Cette organisation professionnelle a demandé à ses membres qu'ils adaptent leurs tarifs à ceux proposés par la SNCB.

D'autre part, elle suggère qu'un ruban blanc soit accroché aux véhicules.

-Les boissons et la restauration.Un coup de sonde indique que beaucoup d'établissements situés sur le parcours ouvriront leurs portes dimanche. D'autre part, des commerçants ambulants, disposant des autorisations nécessaires, prendront place un peu partout. Il est à noter que la police – qui estime important de pouvoir nourrir et hydrater à suffisance une foule aussi nombreuse - a refusé certaines demandes, comme celle qui proposait de vendre des... spaghettis sur les marches de la Bourse.

-La sécurité.La gendarmerie a triplé les effectifs de la brigade métro, qui s'occupe également de la sécurité dans les gares ferroviaires. Le rôle de ces hommes sera double. Un : fournir des renseignements sur le chemin à suivre pour rejoindre le lieu de rassemblement, mais aussi venir en aide aux personnes qui auraient perdu le contact avec un proche. Deux : prévenir les vols, notamment dans les parkings de dissuasion (attenants à une station de métro). Les pickpockets doivent se méfier : les gendarmes les auront particulièrement à l'oeil.

-Le stationnement.Question : la police lèvera-t-elle le pied, considérant les énormes difficultés de parking qui vont inévitablement se poser demain? Réponse: oui...dans une certaine mesure. « Nous n'aurons pas que cela à faire... », indique-t-on, l'air entendu, du côté de la police de Bruxelles. Toutefois, il est évident que si une voiture mal stationnée engendre de gros problèmes de circulation, il sera fait appel, sans délai, au service de dépannage.

-Les photos-souvenirs. «Il ne faut surtout pas donner d'argent pour les cartes à l'effigie, notamment, de Julie et Mélissa », explique Mireille, qui coordonnera la distribution de quelque 150.000 photos-souvenirs. « Elles seront écoulées gratuitement par des bénévoles. »

Si vous souhaitez faire partie de l'équipe, Mireille vous attend, dès ce matin et jusqu'à demain 11 h, pour vous remettre un lot de cartes. Son adresse : 7,rue Eugène Hubert, à 1020 Bruxelles (tél.: 02/478.92.84).

 

Ph. B., B.F. et 1.M.

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TOUT LE MONDE CRAINT LA GRANDE FOULE : La police de Bruxelles est prête

« La Dernière Heure » du samedi 19 octobre 1996 page 3

BRUXELLES - « Le mot d'ordre est de ne pas le montrer, mais comment ne pas être inquiet ? ».

C'est le sentiment qui prévalait,hier, à la division centrale de la police de Bruxelles à quarante-huit heures de la marche du siècle, comme nous le titrions, de la marche blanche organisée par les parents des enfants disparus et assassinés.

A commencer par son commissaire en chef, les officiers de PolBru se sont efforcés de dédramatiser l'événement auprès de leurs hommes, en les conviant à ne pas céder à la nervosité galopante.

Les réunions techniques se sont succédées à tous les niveaux, planifiant et réglant mille points de détail de dernière minute.

« C'est le grand ramdam », confirme René Verriest, qui tient tout de même à rappeler qu'il ne faudrait pas qu'à force de crier au loup, les craintes n'aient l'effet pervers de dissuader le public de répondre massivement au rendez-vous fixé par les parents de Julie,Mélissa, An et Eefje, de Loubna et d'Élisabeth. «Soyez certain que tout est mis en oeuvre en accord avec nos collègues de la gendarmerie.

Pour vous dire, on a même pensé à ouvrir le mess-officiers dans l'éventualité où trop d'enfants se perdraient. Ils seront pris en charge par notre service Infopol et le bureau d'aide aux victimes épaulés par une équipe de psychologues.

A l'heure où je vous parle, nous ne mobilisons toujours que quatre cents policier. Mais ça peut changer d'ici à dimanche midi...

Le commissaire en chef ne vous le dira pas, mais il craint tout doucement le cas de figure auquel personne n’avait songé. L'afflux dans le centre-ville de dizaines et dizaines de milliers de participants pourrait créer une situation jamais vécue: dès le début de l'après-midi, les trois kilomètres d'itinéraire - et pas seulement le boulevard Emile Jacqmain prolongé - seraient noyés de monde... du Nord au Midi, empêchant la marche de se tenir comme prévu

La foule serait telle qu'il serait matériellement impossible de se déplacer d'un point à l'autre. Le public serait invité à rester sur place.

Vue de l'esprit ? Sans doute. Pas forcément. Avant dimanche midi, seule Madame Soleil pourrait le dire.

Des années d'expérience

La Croix-Rouge s'attend à un dimanche pas comme les autres. Comment, par exemple, évacuer une victime d'un malaise cardiaque bloquée au milieu d'une foule. Hier, les responsables n'envisageaient pourtant pas de faire intervenir au besoin des moyens aériens - hélicoptères - comme aux États-Unis en pareil cas.

La Croix Rouge se fixe pour priorité de traiter un maximum de cas médicaux sur place. C'est la raison d'être des deux tentes-infirmeries qui seront montées en début et fin de parcours.

«C'est un vrai problème, explique le commissaire Verriest, de faire passer un message précis à une foule sans provoquer de mouvements de panique. A l'état-major, nous avons été impressionnés par ces images provenant du Guatemala. Nous rappelons au personnel de conserver son sang-froid, comme une hôtesse de l'air. Sinon, bien sûr, tout devient possible.

Mais cessons de craindre le pire. Tout se passera bien. La marche blanche n'est pas une manif, mais un cortège digne, calme, paisible, d'un public heureux de manifester, avec des fleurs, des ballons et un maximum d'enfants, son émotion, sa solidarité et son désarroi. La police de Bruxelles a l'expérience nécessaire, elle qui rappelle que « quand on a reçu la visite des mineurs, des agriculteurs et des enseignants, on peut voir venir ».

Gilbert Dupont

 

 

 

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