vendredi 18 juillet 2008

Une semaine de chagrin et de scandale('Meuse'lundi 26 août 1996 pg9



Une semaine de chagrin et de scandale

« La Meuse » du lundi 26 août 1996 page 9

Rappel : La chronologie de l’affaire

Jeudi 15 août.

Laetitia et Sabine sont retrouvées vivantes. Un succès inespéré pour les enquêteurs qui, partis sur la piste de Laetitia Delhez disparue six jours plus tôt à Bertrix, ont l'heureuse surprise de libérer par la même occasion une deuxième petite prisonnière: Sabine Dardenne, enlevée à Kain deux mois et demi auparavant. La nouvelle soulève une vague d'euphorie.
Les deux adolescentes étaient enfermées dans une geôle sordide construite dans les caves d'une des maisons de Marc Dutroux, à Marcinelle. Une « cage » (comme dit Dutroux) si habilement dissimulée que les enquêteurs étaient rentrés bredouilles d'une première perquisition,deux jours plus tôt.
Trois personnes sont arrêtées Marc Dutroux, sa femme Michèle Martin et un homme en relation étroite avec le couple, Michel Lelièvre. Les Dutroux ont de très lourds antécédents de violences, d'enlèvements et de viols.

Vendredi 16 août.

La joie se teinte de colère, et d'espoir aussi. Colère contre Dutroux, quand on apprend les mauvais traitements qu'il a infligés aux fillettes, que l'on prend conscience du traumatisme qui les marque. Colère contre le système judiciaire qui a remis dans la nature, sous une surveillance quasi inexistante, un individu aussi dangereux. Espoir de retrouver d'autres enfants disparus.
Trois autres personnes sont interpellées: Jean-Michel Nihoul, de Bruxelles, un homme d'affaires véreux, son épouse Annie Bouty, avocate radiée du barreau et Michel Diacostavrianos, de Mont sur-Marchienne.

Samedi 17 août.

Les corps de Julie et Mélissa, disparues en juin 95, sont exhumés du jardin de la résidence principale des Dutroux, à Sars-la-Buissière. Un troisième cadavre est trouvé : celui d'un complice de Dutroux, Weinstein, de nationalité française.

Dimanche 18 août.

Le procureur du Roi de Neufchâteau, Michel Bourlet, révèle le calvaire de Julie et Mélissa. Les deux fillettes, âgées de 8 ans seulement, ont survécu pas moins de huit mois aux mains du pervers.
Elles sont mortes de faim et de soif, abandonnées à leur sort pendant que Dutroux était en prison pour une affaire de vol. Quant à Weinstein, Dutroux l'a drogué pour l'enterrer vivant.
On apprend aussi que deux perquisitions ont été menées chez Dutroux, en août puis en décembre 95, alors que Julie et Mélissa étaient ses prisonnières. Sans résultat.
L'horreur des faits, la digne révolte des Russo et des Lejeune - à qui l'on répétait depuis si longtemps, à tort, que leurs filles étaient mortes – décuplent l'émotion du public.
L'affaire Dutroux devient un scandale national qui démontre à la fois l'existence de la pédophilie organisée chez nous et les insuffisances de la justice.
Dans cette tragédie, un espoir: An et Eefje, deux jeunes filles enlevées un an plus tôt à la mer par la bande de Dutroux, sont peut-être encore en vie. Où?

Lundi 19 août.

Devant le funérarium de Grâce-Hollogne où ont été transférés les deux petits cercueils blancs, des milliers d'anonymes déposent des fleurs à la mémoire des deux fillettes martyres.
Les enquêteurs poursuivent leurs fouilles dans les multiples domiciles de Dutroux et de sa bande, découvrant de nouvelles « cages ». Ils visionnent aussi des kilomètres de bandes vidéo pédophiles où Dutroux a filmé ses « exploits ». Dans l'espoir de reconnaître bourreaux et victimes.

Victimes fort nombreuses...
Mardi 20 août. RTL-TVI diffuse des documents accablants pour la justice. Fin 93, puis en juillet et août 95 – peu après la disparition de Julie et Mélissa, donc - différents rapports inquiétants sur Dutroux sont établis. Outre le rappel de ses antécédents, les travaux suspects dans les r caves et même la méthode employée pour enlever les enfants y figurent en toutes lettres. Mais il semble que les informations recueillies par les gendarmes de Charleroi ne soient jamais sorties, ou alors très tard, trop tard, de la B S R de Seraing...

Mercredi 21 août.

John Bennett, le policier britannique qui avait dirigé l'enquête sur la « maison de l'horreur » à Gloucester, vient apporter son renfort technique aux enquêteurs de Neufchâteau. Il apporte avec lui un matériel sophistiqué pour la détection des corps.

Jeudi 22 août.

Funérailles de Julie et Mélissa à Liège. Une cérémonie poignante retransmise par plusieurs chaînes de télévision en direct: on n'avait plus vu ça depuis l'enterrement du roi Baudouin.
Tout le pays est tétanisé de chagrin. Les parents ont organisé la cérémonie dans tous ses détails, refusant de se laisser déposséder de l'adieu à leurs filles. Ils ont notamment refusé la présence d'un représentant du Roi...

L'après-midi, devant la commission de la justice de la Chambre, le ministre Stefaan Declerck reconnaît les manquements qui ont coûté la vie à Julie et Mélissa. Il annonce une enquête sur l'enquête.

Diacostavrianos est inculpé d'association de malfaiteurs. C'est la cinquième arrestation, après celles de Dutroux, sa femme, Lelièvre et Nihoul.
Vendredi 23 août. Le parquet de Neufchâteau annonce une sixième arrestation : celle de Claude Thirault, de Grez-Doiceau.

Lors d'une émission en direct sur la RTBF, le procureur Michel Bourlet assure qu'il est bien déterminé à aller jusqu'au bout de l'enquête, quelles que soient les personnes mises en cause.
Mais il ajoute: «si on me laisse faire»...
S'agit-il d'une allusion au dossier des titres volés, enlevé au Parquet de Neufchâteau quand il a voulu y voir un lien avec l'assassinat d'André Cools ?
Michel Bourlet n'en dira pas plus.

C.T.
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Lettre ouverte

Les psychopathes graves ne guérissent jamais

« La Meuse » du lundi 26 août 1996 page 9

Licencié en psychologie, le Liégeois Michel Crompvoets, souhaite adresser une lettre ouverte à Stefaan De Clerck, notre ministre de la Justice. En voici le contenu:
Permettez-moi, monsieur le ministre, de réagir à votre perplexité quant à l'intérêt de l'efficacité des peines incompressibles.
« Qui suis-je pour décider de ce qu'il adviendra de quelqu'un dans 10 ou 15ans», pour vous citer textuellement.

La réponse est évidente: vous êtes ministre de la Justice, un élu du peuple, muni du pouvoir de proposer des lois garantissant le respect de la démocratie et, par conséquent, la liberté et la sécurité de chacun !

Ce qu'il adviendra de Dutroux semble inéluctable. Dans son cas l'on fait souvent état de pédophilie en omettant qu'il s'agit avant tout d'un psychopathe dangereux.
Pour rappel, un psychopathe tel Dutroux ou même les assassins de Marc et Corinne sont des individus déséquilibrés, sans compassion, sans pudeur, sans honneur, sans repentir, sans conscience, agressifs contre la règle morale et sociale et incapables de prévoir les conséquences de leurs propres actes.

Chez Dutroux, la pédophilie est un élément sur ajouté à la psychopathie, entraînant les atroces conséquences que nous pleurons tous actuellement.»
Il est primordial de ne pas oublier que les psychopathes graves ne guérissent jamais. Concrètement, cela signifie que si Dutroux sort dans 10, 15 ou même 30 ans, il réitérera les actes déjà commis avec la malignité suffisante pour déjouer les pièges d'enquêteurs qui ont déjà été largement ridiculisés.
D'autre part, l'univers carcéral dans lequel il aura évolué durant plusieurs années le rendra davantage haineux de la société et alimentera ses pulsions perverses et son éternelle soif de commettre les actes les plus abominables.
Des peines incompressibles pour des déséquilibrés tels Dutroux ou encore les assassins de Marc et Corinne ne suffisent pas : il est pertinent d'envisager la détention à vie. Les relâcher relèverait du délit de « non assistance à personne en danger» dans lequel la justice belge a suffisamment versé ces dernières années.»

Peut-être, monsieur le ministre, aurez-vous l'humilité de reconnaître les limites de vos compétences et demanderez-vous à une commission de professionnels de la santé mentale un avis sur les risques encourus lorsque des psychopathes d'un tel degré sont lâchés dans la population. C'est à ce prix que nous garantirons la sécurité de nos enfants... »
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Mise au point

Les parents de Julie et Mélissa n’ont autorisé aucune initiative


« La Meuse » du lundi 26 août 1996 page 9

Les parents de Julie et Mélissa n'ont donné leur accord sur aucune des multiples initiatives qui se prennent actuellement au nom de leurs filles, «initiatives dont un grand nombre viennent de l'ASBL 'Marc et Corine' ».
Dans un communiqué diffusé samedi en fin de soirée, les parents des deux petites victimes affirment que malgré les dissensions qui existent entre eux, l'ASBL 'Marc et Corine'
« n'a pas eu le courage de dissiper d'elle-même suffisamment tôt la confusion qui règne dans le public à propos de l'image de Julie et de Mélissa et leur association ». Les parents ajoutent que cela les oblige à proclamer qu'ils se dissocient de toutes les initiatives prises au nom de l'immense émotion soulevée par la mort de leurs 2 filles.

Ils répètent qu'ils n'ont rien à voir dans les pétitions qui circulent actuellement, notamment celle sur les peines incompressibles initiée par l'ASBL « Marc et Corine », et ce en dépit du ,fait que les noms de Julie et Mélissa y soient associés sur des milliers de feuilles. Ils se dissocient également de « toutes les manifestations spectacles à court terme et non réfléchies, comme celle qui a eu lieu vendredi à Verviers ».

Les parents de Julie et Mélissa tiennent par ailleurs à rappeler que le seul compte bancaire sur lequel peut être versé tout don est le numéro : 240-0285928-73 et qu'il n'ont donné leur autorisation pour aucune autre collecte.

« Notre combat ne s'arrête pas. Nous ne nous reposons pas, mais nous ferons connaître en temps utile sa portée, pour que Julie et Mélissa soient toujours vivantes et que nous ne soyons jamais désappropriés de leur image », ont-ils enfin tenu à dire.
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« Ah, si on avait employé mes chiens à temps ! »

« La Meuse » du lundi 26 août 1996 page 9

Maitre Deneuze en est persuadé : ses «renifleurs» de la Protection civile de Ghlin auraient détecté Julie et Mélissa dans leur cachette
Je ne dresse pas mes chiens, je les éduque: Alain Deneuze, maître-chien auprès de la Protection civile de Ghlin, aime visiblement les chiens avec lesquels il travaille. Il en est aussi très fier.
Deux d'entre eux sont à l'oeuvre à Sars-la-Buissière.
« Ils sont entraînés très sérieusement, explique Alain Deneuze, à repérer une odeur. Contrairement aux chiens-pisteurs, ils travaillent nez en l'air». Comme les loups...

Pour eux, il s'agit en réalité d'un jeu. Ils ont l'habitude, lors des séances d'entraînement, d'avoir une victime ou un suspect à rechercher et lorsqu'ils se retrouvent en situation réelle, cela ne change rien pour eux.
« On donne au chien une odeur à repérer, dit M. Deneuze, et, quand c'est fait, il se dirige dessus et aboie.
Quand une victime est ensevelie, il doit gratter pour indiquer l'emplacement précis Vingt chiens dépendent en ce moment de la Protection civile de Ghlin mais seulement 6 sont opérationnels. Les autres sont généralement trop jeunes ou manquent encore d'entraînement. Ce ne sont en effet que des volontaires qui travaillent dans ce service; aussi les chiens (qui appartiennent tous à leur maître) ne s'entraînent-ils qu'en fonction de l'emploi du temps de leur propriétaire.
Une fois par semaine, il y a un exercice obligatoire sous la surveillance d'Alain Deneuze. Une fiche doit alors être remplie et chaque participant reçoit une cote. Tous les 15 jours, le lieu d'entraînement est modifié, de façon que les chiens ne prennent pas des habitudes. Comme ce service relève du ministère de l'Intérieur (et n'est donc pas régionalisé), les sites peuvent être choisis n'importe où à travers le pays.

Au cours de l'exercice hebdomadaire, l'animal doit effectuer une série d'épreuves: passer dans des tunnels, ramper dans des gaines de chauffage, monter des échelles, etc.
« Il arrive que je cache quelque chose à un mètre sous terre et que je brouille la piste, par exemple en mettant un gant de la même odeur sur son chemin. Vous voyez, raconte M. Deneuze, que je suis vicieux avec eux. »
Il précise encore qu'entre des jumeaux, le chien est capable de repérer celui que l'on cherche, uniquement à son odeur. «Seul, un chien peut faire ça », précise-t-il.

M. Deneuze regrette seulement que si peu de moyens soient mis à la disposition de ce service qui n'est d'ailleurs composé que de volontaires.
Il n'y a qu'en Belgique que ce soit le cas; partout ailleurs, ce genre de chiens font partie d'une brigade de professionnels.
Pourtant, cela n'enlève rien à leurs qualités: «Je suis déjà allé avec eux à Lille où il y a des chiens qui ne font que ça. Mais je n'avais pas à être gêné des miens. Ils font un travail tout aussi bon. D'ailleurs, pour les fouilles de Sars-la-Buissière, on a fait venir une équipe de chiens d'Allemagne, mais, que je sache, ils n'ont jusqu'ici rien trouvé de plus que les miens. »

Et, pour conclure, M. Deneuze de formuler un grave regret :
« Croyez moi que, sur les premières perquisitions à Marcinelle, quand les 2 petites Liégeoises étaient encore là, si on avait fait appel à mes chiens, ils les auraient trouvées et elles seraient vivantes aujourd'hui... »

Pascale Séféridis
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Dutroux a t’il sévi à l’étranger

« La Meuse » du lundi 26 août 1996 page 9

Jusqu’où s'étendent les activités de Dutroux ? En Slovaquie, Interpol, pourtant appelé a plus de discrétion par le procureur Bourlet il y a quelques jours, persiste et signe.
« Nous sommes en mesure de confirmer que les kidnappeurs (de la bande de Marc Dutroux) ont visité la Slovaquie au cours de cette année et de l'année précédente, et ont noué des contacts dans le pays », a affirmé samedi matin Rudolf Gajdos, directeur d'Interpol à Bratislava.
La filiale slovaque d'Interpol collabore depuis une semaine avec la police belge, a par ailleurs fait savoir M. Gajdos.
Après s'être orientée vers la République tchèque, la piste s'est tournée plus à l'est parce que
Dutroux avait sur lui de l'argent slovaque au moment de son incarcération fin 1995.
Rudolf Gajdos a précisé qu'il n'a jamais eu aucune plainte pour disparition d'enfants déposée en Slovaquie même. Par contre, la police slovaque - qui a reçu au début de l'année un avis de recherche concernant les jeunes Flamandes An Marchal et Eefje Lambrechts - n'exclut pas l'existence de réseaux pédophiles dans le pays.

En Allemagne, les enquêteurs de la police de Flensburg (Nord) ont annoncé leur intention de contacter leurs homologues belges pour s'assurer qu'une fillette disparue depuis trois ans dans la région n'a pas été victime du réseau démantelé en Belgique. La police allemande souhaite en particulier s'informer de la présence éventuelle de Dutroux ou de l'un de ses complices à Drelsdorf, où l'écolière avait disparu sans laisser de traces le 5 août 1993.
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L’internationale des pédophiles

« La Meuse » du lundi 26 août 1996 page 9

Quelques jours à peine avant l'arrestation de Marc Dutroux et des complices, à laquelle les médias des Etats-Unis ont fait largement écho, le New York Times consacrait un reportage aux péripéties du démantèlement à Acapulco, sur la côte Ouest du Mexique, de ce que les Américains qualifient du plus vaste réseau de production et de distribution de pornographie enfantine dont ils aient jamais eu connaissance.

Sur les milliers de photos et de vidéos saisis par les polices du Mexique et es Etats-Unis, les enquêteurs ont dénombré quelque 300 mineurs dont les plus jeunes ne paraissaient pas plus de sept ans.
On les recrutait sur les plages, dans les parcs publics ou dans les rues d'Acapulco.
Jusqu'à présent, 56 personnes ont été arrêtées aux USA et inculpées d'avoir commandé et reçu par colis postal des vidéos pornographiques impliquant des mineurs.

Les arrestations se poursuivent.
Le chef du réseau était un Américain, Clair Anthony Frank, recherché par la justice de son pays pour des activités semblables, s'étendant du Colorado aux Pays-Bas. A Acapulco, beaucoup des vidéos avaient pour cadre la piscine de sa somptueuse villa, qui dominait la célèbre baie. Certains comportaient des épisodes sadiques.
Des jeunes garçons ont raconté comment le riche Américain invitait une douzaine d'entre eux chez lui pour visionner des films et leur proposer ensuite de l'aider à en faire un nouveau. La paie était de quinze dollars.
D'autres étaient payés en drogue, ou pas du tout, pour les inciter à revenir.
Le réseau a été démantelé en mai dernier, mais M. Frank n'avait plus d'activité cinématographique depuis le 2 août 1995.
Ce jour-là, on l'a trouvé mort dans sa villa avec une balle dans la tête. Il avait 46 ans. A en croire la police locale, il s'agirait d'un suicide. L'un de ses complices, John Williams Willets, un Californien, est en fuite.
L'autre, James Lery Kemmish, a été arrêté et condamné à cinq ans de prison.
L'affaire a fait évidemment sensation au Mexique, où les autorités ont fini par reconnaître que la législation actuelle était beaucoup trop laxiste pour lutter contre le fléau.
En fait, le pire tourisme sexuel a été longtemps toléré à Acapulco, « perle des tropiques » qui a aujourd'hui ses plus beaux jours derrière elle.

Dans un pays en pleine crise économique, il n'y a guère de protection sociale pour les pitoyables vedettes des vidéos porno de Clair Anthony Frank.
Plus déprimant encore : les maigres réseaux d'aide existants, pas plus que la police, n'ont pas reçu une seule plainte des jeunes ou des familles - quand il y en a.

Commentaire de John Rabun, du Centre national américain pour les enfants disparus et exploités, à Arlington, près deWashington :
« Il y a un énorme accroissement du volume des déplacements internationaux et certaines gens sont convaincues que personne ne saura ce qu'ils font là où ils vont. »
Faut-il ajouter qu'on sait bien, en Belgique comme ailleurs, que cela ne vise pas seulement Acapulco?

Francis UNWIN.
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Le FBI donne l’exemple

« La Meuse » du lundi 26 août 1996 page 9

Il n'est un secret pour personne que les autorités judiciaires belges font régulièrement appel au FBI pour demander conseil.
Ce fut notamment le cas au cours des récentes disparitions, ainsi qu’à la suite des arrestations de Dutroux et de ses complices.


Un tout récent kidnapping démontre à quel point l'agence fédérale américaine, une fois avertie d'une disparition, n'hésite pas à mettre tous les moyens à sa disposition pour retrouver la victime.

En effet, dès l'annonce de la disparition, le 24 juillet dernier, de la petite Morgan Jade Violi
(7 ans), le FBI lançait un avis sur Internet avec les photos de la petite fille, des photos-robot du ravisseur présumé, et une multitude de détails sur les circonstances de la disparition.

En outre, une récompense de 20.000 dollars (600.000 FB) est offerte à quiconque fournit des informations permettant de retrouver la disparue.

Cette somme aurait sûrement pesé lourd dans l'esprit du complice de Dutroux, qui avait reçu 50.000 francs pour «nourrir» les deux fillettes.

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