jeudi 24 juillet 2008

Nos lecteurs veulent réagir('Meuse'29 août 1996 p11)


Nos lecteurs veulent réagir

« La Meuse » du jeudi 29 août 1996 page 11

Nous publions chaque jour des extraits des nombreuses lettres signées que nous recevrons

Tout le pays est écoeuré par les horribles faits de ces derniers jours. Et nombreux sont nos lecteurs qui veulent faire quelque chose, réagir.
Certains signent la pétition de l'a.s.b.l. Marc et Corne en faveur de l'incompressibilité des peines (dont nous avons publié le formulaire dans nos éditions de lundi). D'autres nous téléphonent ou nous écrivent. Nous ouvrons nos colonnes à ces réactions, à condition qu'elles soient écrites et signées.
Vu l'abondance du courrier, nous nous permettrons de ne reprendre que les passages les plus significatifs afin de pouvoir en publier le plus possible.

M. Kusters, de Tilff :
« Tous les témoignages exprimés dans votre journal par vos lecteurs sont empreints de sagesse et devraient être médités par ceux que nous avons élus. Je demande qu'on n'oublie pas un jeune homme qui, en mémorisant les numéros d'immatriculation du véhicule suspect, a permis à la police d'engin travailler pleinement. C'est lui l'auteur du déclic des enquêtes en cours ; je tiens à le féliciter car on en parle trop peu ».

François Cobut, de Châtelet:
Chant funèbre: « Adieu, petite Julie; Adieu, chère Mélissa. Désormais la mort vous lie; La mort qui vous terrassa! Satan se nomme Dutroux-l'assassin ! Son nom exprime la révolte et le courroux. Dutroux : l'artisan du crime ! La Belgique tout entière est dans la consternation, Dans les pleurs et la prière,
Frappée d'indignation. Adieu, petite Julie; Adieu chère Mélissa.
Le monde adjure, SUPPLIE: PLUS JAMAIS, PLUS JAMAIS ÇA ».

G. Cerfontaine, d'Ans:
« L'objet de cette missive est de résoudre un dilemme en imputant finalement au citoyen lui-même la responsabilité de son choix et ce de la façon suivante:
-Chacun est prié d'ajouter à sa déclaration d'impôt une formule qu'il choisit avec sa conviction profonde: «Je suis, je ne suis pas partisan de la peine de mort avec exécution immédiate. Dans la négative, j'accepte que soit porté en plus de mes impôts ma quote-part du montant total des frais que mon opinion impose au pays pour la conservation en vie des assassins, criminels, pédophiles, violeurs jugés coupables ». Ceci résout avec équité le problème du citoyen vis-à-vis de l'entretien des meurtriers ».

Micheline Missoten, de Ferrières:
« Mon message est un message « d'espoir ». De tous temps, le peuple a toujours besoin de suivre et de croire en un «guide ». Que Monsieur le Procureur Bourlet soit celui-là. Ce guide d'intégrité et de courage ! Nous mettons des espoirs en SA LOI.»

Bruno Ridolfo, de Liège:
«Je vous écris pour vous demander de dire aux automobilistes de ne plus charger des enfants sur les autoroutes et insistez sur ce point. Cela pour éviter à l'avenir le drame tragique et malheureux de Julie et Mélissa ».

Louise Zanette, d' Engis :
« Grand-mère d'une petite Ville de 8 ans, Je suis pour les peines incompressibles. Les pervers enfermés, et les enfants en liberté. »

Stéphanie Gillon, de Herstal :
«Je crois qu'il y a une énorme vigilance à adopter de la part de tous et je dis : Courage à tous ces parents qui ont perdu un être cher. »

Mm Wouters, de Herstal :
« Pourquoi se casser la tête avec les pédophiles pour voir ce qu'on va en faire, pourquoi faire construire des maisons pour les soigner ? Qu'on y mette plutôt les SDF qui eux n'ont rien fait à personne et pourtant dérangent ».

Polydore Peeters, de Herstal :
« En ce jour des funérailles de Julie et Mélissa, nous avons appris l'intensification des recherches. Serait-ce dans le but de retrouver M. Dehaene, ainsi que d'autres membres du gouvernement qui ont brillé par leur absence depuis le début de ces tragiques évènements; eux d'habitude si prompts à se manifester pour des raisons plus futiles ».

Joseph Petit, de Trooz :
« Pour les têtes éclairées de notre pays, le temps effacera le passé et ils seront là pour nous demander de les élire aux prochaines élections, avec des promesses très alléchantes de démocratie qui se copie sur les Etats totalitaires à la façon belge. »

Mme Renard, de Beyne-Heusay:
« J'aime bien la famille royale. Mais au lieu de béatifier le roi Baudouin, béatifiez Julie et Mélissa, ces petits êtres martyrs des hommes pervers ».

M.T.F, de Herstal:
« Un enfant, c'est ion trésor, que l'on a chéri, que l'on adore. Il nous apporte tant de bonheur. Il met plein de soleil dans le coeur. Quand le destin, qui s'acharne, nous le prend, ça nous désarme. C'est le malheur qui sur nous s'abat. On ne comprend jamais pourquoi. Vous, parents dans la douleur, sachez qu'ils seront toujours présents. Ces fillettes qui vous ont quittés, dans votre coeur resteront gravées, car l'amour d'un enfant, ça apporte plus que l'argent».

Le Bourgmestre L. Gaiotti, de Lierneux:
« Aujourd'hui, tout est à recommencer. D'innocentes victimes ont perdu la vie, d'autres leur confiance en l'être humain, parce que nos « responsables » n'assument pas leurs devoirs vis-à-vis d'immondes crapules. Quelle serait l'attitude de nos ministres si ces criminels s'en prenaient à ce qu'ils ont de plus cher au monde? ».

M.J. Massaert, de Bruxelles :
«J'ai été très choquée par la déclaration du cardinal Daneels : « La colère de la population se tourne contre la justice alors que le scandale est surtout une conséquence de la dégradation de la morale publique ». Quand l'on connaît les cas de pédophilie attribués à des prêtres (le dernier en date, l'ex-curé de Kinkempois), je trouve que le Cardinal ferait bien de balayer devant sa porte. Je trouve qu'il eut été plus évangélique
de sa part d'aller rendre visite aux parents éprouvés et de rendre hommage à leur dignité et leur grand courage».

Serge Gilson, de Hermée :
« Nous entendons beaucoup parler de «peine de mort» et de « peines incompressibles » dans l'affaire « Julie et Mélissa ». Je voudrais faire part à vos lecteurs de ma façon de voir en la matière...»
Il y a dans la peine de mort une idée de châtiment, de vengeance. Aussi, vu sous cet angle, je serais plutôt opposé à sonrétablissement. Par contre, je pense que certains individus n'ont pas leur place dans la société parce qu'ils en ont fait la preuve. Marc Dutroux est de ceux-là... ! Je pense également que leur réinsertion ou réintégration y est impossible voire trop dangereuse à tenter pour cette société dans ce qu'elle a de plus fragile : ses enfants.

Magali Hantson, de Grâce-Hollogne :
« Je m'appelle Magali et j'ai quinze ans. Je vous écris parce que j'ai envie de m'exprimer. J'aimerais vous faire partager mes sentiments car j'ai été, ces derniers temps, très bouleversée par le dossier Julie et Mélissa et la violence qui règne un peu partout dans le monde. Alors, s'il vous plaît, vous, les êtres humains, changez la justice, changez tout!
Faites que la paix règne et augmente, que les drames macabres diminuent sur cette terre si polluée, si malheureuse et si éprouvée ! Si chacun faisait un effort personnel sur cette planète, le monde deviendrait un univers heureux. Le vent lourd deviendrait léger et le sourire apparaîtrait sur tous les visages ».
N. Manguette, de Liège:
« Pour le cas très pénible qui nous révolte, on va débloquer... des millions! pour «guérir» et réintégrer dans la société une race de MONSTRES. Vous trouvez cela normal? ».

Robert Esch, de Grivegnée :
« Il apparaît de plus en plus que c'est un manque de communication entre différents services qui a empêché la délivrance des deux petites filles.
Or, pendant ce drame, s'érige sur les hauteurs de Liège une tour vouée aux télécommunications... Ne pourrait-on pas, avec l'accord des parties concernées et surtout celui des parents, baptiser cette tour
«Julie et Mélissa » (IN MEMORIAM).
Elle serait: 1-le témoin de notre mémoire, 2- le symbole de l'enfance aux regards de chacun d'entre nous ».

T. Collette, de Dolhain-Limbourg:
« Ce drame a montré que le peuple sait se serrer les coudes, et qu'il ait une langue différente (FLFr,) importe peu. Continuez à montrer votre solidarité pour que les enfants, les femmes et les hommes de ce pays puissent enfin vivre en paix et en sécurité».

Marie-Louise Janvier, de Liège :
« Pour les enfants qui sont victimes, ce ne sont que des cris d'angoisse et de douleur. J'ai moi aussi deux petits-fils et j'ai très peur pour eux car garçons ou filles, il n'y a pas de différence pour les pervers et assassins d'enfants ».

J. Meekers, de Liège :
« Vu le désintéressement de nos élus, il faut que tous ceux qui se targuent d'humanité et de sens moral se mobilisent en masse et que le mouvement de solidarité qui vient de s'amorcer se poursuive, que le million de signatures se multiplie, afin de rappeler à ceux qui nous gouvernent que le peuple, qu'il soit du nord ou du sud, en a ras le bol, et veut avec véhémence et détermination un changement radical, afin de rétablir les valeurs morales ».

J. Crémers, de Liège :
Je pose une seule question: « qui peut arrêter le travail du Procureur du Roi Michel Bourlet qui dit: « si on me laisse faire » ? ? ?
Au-dessus d'un Procureur du Roi, qui peut le faire taire ? C'est une question très grave et qui demande une réponse. Même si elle doit conduire plus haut que la Magistrature. Dorénavant, ne mettez plus jamais les plateaux de la Justice au même niveau, car la foule nombreuse qui a assisté aux funérailles des deux enfants martyrs et d'autres disparus serait une utopie flagrante, devant cette justice incapable qui n'est plus juste ».

Josiane, d'Ans :
« Je m'adresse à vous car je ne vis plus depuis ces atrocités. J'ai 46 ans, je suis moi-même maman de cinq enfants dont le dernier a I1 ans; je suis également grand-mère de 2 charmantes petites filles de deux ans et demi et bientôt nous attendrons la naissance d'un autre petit trésor. Inutile de vous dire à quel point j'étais heureuse de cette nouvelle naissance; maintenant je ne le suis plus. Alors je vous demande, à l'heure actuelle quand un enfant vient au monde, doit-on être heureuse, ou doit-on pleurer? Quand on sait ce qui pourrait les attendre dans la vie. (Exemple: Julie et Mélissa et bien d'autres).

Mariette Dessy, de Liège :
« Tout d'abord remercier les personnes qui ont signé avec émotion les feuilles en faveur de non peine de mort, et aussi -tous les, patrons de cafés des Guillemins et le personnel de qualité. J'ai été bien reçue partout.. Je suis âgée de 65 ans, et j'ai fait cela de bon coeur, car c'était pour une noble cause. Je ne voudrais pas que cela arrive à mes petits-enfants (fille ou garçon) car je les chéri par la pensée ».

M.E. Weertz, de Bellaire :
« Nos responsables politiques, par ces temps de restriction, ne trouveront-ils pas les frais trop élevés pour accepter d'aussi longues détentions ? L'argent serait-il plus important que la vie de nos enfants? On envisage de soigner les pédophiles, mais ces soins seront-ils gratuits et surtout, donneront-ils des résultats favorables ? Je ne le crois pas car je pense qu'il n'existe aucun traitement capable d'anéantir de telles tendances. Alors, crions tous ensemble notre écoeurement et notre volonté d'avoir une justice plus efficace et plus clairvoyante dans laquelle chaque individu travaillerait comme s'il s'agissait de son propre cas ».

François Lorand, de Bressoux :
« Citoyens belges, le temps du recueillement est terminé. Si vous voulez que toute la lumière soit faite, il faudra manifester sans relâche. S'il y a des erreurs de la part des responsables politiques et judiciaires, ils devront payer, même ceux qui défendent soi-disant les Droits de l'Homme à Strasbourg. N'oubliez pas le message de Julie et Mélissa «préparer un monde meilleur ».

G. Hubert, de Jupille :
« L'enfer, ça existe, c'est long et il n'y a pas de remise de peine ».

M. Lefèvre-Sterken, de Grivegnée :
« Deux retraités révoltés par le laxisme de la « Justice » et par l'horreur du calvaire de Julie et Mélissa. Puis-je ajouter que nous sommes grands-parents d'un petit bout de 10 ans et que bien entendu nous adorons ».

Jean-Louis Polis, de Herstal :
« Les puissants de notre pays décident constamment de notre manière de vivre et de penser par divers moyens tels que: 1) Légalisation de l'homosexualité; 2) Légalisation des ventes de drogues « douces »; 3) Projet de Loi accordant aux couples homosexuels l'adoption d'enfants (que vont-ils devenir, élevés par deux papas ou deux mamans); 4) Incitation au métissage, à la société multiculturelle; 5) Suppression de la peine de mort; 6) Silence total sur des réseaux de pédophilie (en place certainement depuis plusieurs années).
Quand va-t-on comprendre que nos enfants, nos femmes, nos vieux sont sacrifiés à des fins de puissance sur l'autel du mondialisme? »

Mariette'Burton, de Pepinster:
« En mon âme et conscience, j'ai signé la pétition afin que ces monstres ne bénéficient plus de peines compressibles car je suis contre la peine de mort. Pour les enfermer, il faudra un long et douloureux procès auquel des jurés devront assister et connaître toute l'horreur dont ces crapules sont capables, ils revivront le cauchemar de deux petits anges qui n'ont rien compris à ce qui leur arrivait et sont allées au ciel dans d'atroces souffrances. Espérons qu'ils seront emprisonnés à vie et n'auront plus l'occasion de recommencer ».

CL. Boulanger, de Chênée :
« On nous dira que ce sont des malades; voilà la belle excuse de relâcher des malades en sachant qu'ils feront d'autres victimes innocentes qui, elles, n'étaient pas malades mais seront: ou tuées, après d'horribles sévices, ou au mieux marquées à vie pour le plaisir de quelques monstres malades ».


Robert Paris, de Bruxelles
«Aurez-vous la volonté (ou le courage), par la voix de vos journaux, de faire paraître une demande à vos lecteurs, de faire part de ce qu'ils pensent à propos du rétablissement de la peine de mort ».

Emile Lambé, de Bruxelles:
« Concernant le sinistre Dutroux, il me paraît évident que celui-ci a bénéficié de complicité active au sein de la gendarmerie au niveau supérieur».

Mme Filella-Pintens, de Bruxelles :
« Ces monstres ne sont pas des malades, mais des pervers incurables et irrécupérables ».

Marcelle De Mau, de Bruxelles:
« Ce genre de délinquant est irrécupérable car ils sont très rusés: j'en ai connu un. Ils sont souvent simulateurs, voire mythomanes, en même temps que lâches. Quant aux psys, assistants sociaux et consorts, s'ils croient en leur travail, après coup, tant mieux, mais je suis fort sceptique quant aux résultats, car depuis qu'ils ont pris une certaine importance, la justice est devenue plus laxiste, et nous voyons une recrudescence de la délinquance dans ce domaine (comme dans tous les autres d'ailleurs). Il est vrai que c'est un phénomène de société provoqué par de multiples causes ».

Jean-Pierre Grégoire, de Lierneux :
« Ne pas dire que, si on peut leur accorder une libération conditionnelle, ils ne tueront pas l'enfant qu'ils ont enlevé. La preuve est là. En combinant meurtre d'enfant et pédophilie dans la même faute et punissable de la même façon, le problème de la récidive est résolu ».

Annick Vander Recken, de Bruxelles:
«Je ne voudrais pas être à la place du ou des avocats qui devront défendre Dutroux et sa bande. Je dois vous avouer qu'en mon âme et conscience, je serais avocate, je refuserais catégoriquement. Bien que cela soit la loi, j'estime d'ailleurs qu'ils ne doivent pas avoir de procès, l'opinion a déjà jugé, et la sanction est sans appel ».

René Dumont, de Boncelles :
« L'humanité pour nous, parents et grands-parents, ce sont nos enfants qui ont besoin de sécurité, de guidance et de bons exemples, ils doivent et peuvent comprendre que le mal doit être puni (quel qu'en soit l'auteur). La pédophilie et le rapt d'enfant sont des crimes contre l'humanité et doivent être traités comme tels et la seule solution est l'éradication de ces monstres et je demande à tous mes concitoyens d'imposer à tous les parlementaires la réintroduction de la peine de mort avec exécution. Je crois ici résumer la volonté des citoyens ordinaires, dont je fais partie ».

Philippe Douterlot, de Fléron :
« Suite à l'affreux martyre vécu par les petites Julie et Métissa et, sans savoir ce que nous réserve la suite des autres disparitions, Messieurs « les Politiciens » de toutes tendances confondues, qui possédez le pouvoir, ne croyez-vous pas que au vu de la situation alarmante, qu'il soit de votre devoir de dirigeants politiques de promulguer des lois, plus réalistes à l'encontre de ces psychopathes pédophiles assassins, pervers sexuels, violeurs, ainsi que contre toutes formes d'atteintes au respect légitime, que tous les enfants sont en droit d'attendre de vous les adultes ».

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