jeudi 29 mai 2008

Perquisitions chez un 5ème suspect, un hollandais


Perquisitions chez un 5ème suspect, un hollandais

« La Meuse » du mardi 20 août 1996 page 10

Casper Flier, qui réside à Schaerbeek, pourrait être le trait d'union entre la bande à Dutroux et Nihoul, l'escroc bruxellois

Du neuf dans l'enquête.Hier matin, vers 10 h, un Hollandais de 56 ans, Casper Flier, domicilié à Schaerbeek, a été interpellé par la brigade nationale de la police judiciaire, 23e brigade, et a été très longuement entendu.

Dans l'après-midi, une quinzaine de membres de la 23ème brigade perquisitionnaient en sa compagnie dans l'une de ses résidences, à Hastière, Dinant , ainsi qu'à deux adresses à Bruxelles. On ignore si ces perquisitions ont été fructueuses: on sait seulement que les enquêteurs sont ressortis en tenant des sacs gris et une caisse de cassettes vidéo.
On ignore aussi si le quinquagénaire a fait des déclarations. Il devait être mis hier soir à disposition du juge Connerotte. On ignorait s'il allait être inculpé et arrêté.

Ce qu'on sait, par contre, c'est que Casper Flier peut faire le lien entre deux entités apparemment contradictoires de la bande, Marc Dutroux, sa femme et Michel Lelièvre, d'une part, et «Jean-Michel» Nihoul et son amie, l'ex-avocate Anne Bouty, libérée, d'autre part.

Casper Flier, un Hollandais né à Utrecht le 22 mars 1938 et domicilié à Schaerbeek, est un repris de justice: déjà condamné, notamment, pour des faits de stupéfiants, il avait été codétenu avec... Michel Lelièvre !

Flier est surtout un proche de Nihoul et un « intime » d'Anne Bouty dont il a fréquenté régulièrement l'appartement, un magnifique duplex, 99, avenue Henri Jaspar, à St-Gilles. C'est dans ce même immeuble, perquisitionné à plusieurs reprises ces derniers fours, qu'habite Jean-Michel Nihoul, arrêté la semaine passée dans ce terrible dossier.
Michel, qui se fait appeler «Jean-Michel». Nihoul est né à Verviers le 23 avril 1941. Renseigné comme «expert», il a été marié mais vit seul depuis le 8 décembre 1975.
Escroc notoire, il a déjà été condamné par le tribunal et, ayant perdu ses droits politiques, n'était redevenu électeur que le 24 avril dernier.

Le 23 octobre prochain, d'ailleurs, il comparaîtra devant la 49e chambre correctionnelle de Bruxelles pour y répondre d'une escroquerie à la charité
(« S.O.S.Sahel ») qui lui rapporta 100 millions, au préjudice de 13.000 donateurs.

Cette ASBL était installée officiellement 124, rue des Atrébates, à Etterbeek. Mais selon des informations dignes de foi, et actées sur procès-verbal, cette, maison ne servait pas qu'à recueillir des dons. Elle était aussi le théâtre de soirées «fines » (entre adultes consentants semble t’il).
Une « boîte» un peu particulière qu'aurait gérée Michel Nihoul, lequel remettait des clés aux «clients» intéressés.


Nihoul fut également «producteur» de jeunes talents, en général des jeunes femmes, voire des jeunes filles qui voulaient se lancer dans la chanson.
Il n'est pas exclu que l'une ou l'autre ait payé très cher un bout d'essai... rue des Atrébates
.

Depuis lors, le « fond de roulement » de cette société avait été cédé à une prénommée Dolorès, qui gérait un club de la rue du Germoir, à Ixelles. Mais Nihoul était resté proche de «ses» clients: par l'intermédiaire d'une société d'import-export de poisson (rue de Moorslede à Laeken) qu'il gérait, il fournissait le club en huîtres tous les vendredis.

C'est toute cette nébuleuse de sociétés que la 23e brigade tente de mettre au jour. Car chez les enquêteurs, on n'est pas loin de penser que Nihoul et ses complices bruxellois assuraient la «logistique» d'un réseau belge de prostitution enfantine, à destination peut-être de la Tchéquie ou de l'Allemagne.
Les policiers n'excluent pas que les fréquents voyages de la bande à l'étranger servent à acheminer des mineurs belges « échangés » contre d'autres étrangers et ramenés en Belgique.
Dans cette hypothèse, Dutroux et ses amis se chargeaient du sale travail et « se gardaient » parfois des filles.

Les enquêteurs rassemblent pour l'instant divers éléments à charge de Nihoul et de ses amis: tous nient. Parmi ces éléments, la rencontre à demi avortée à Bruxelles, le samedi suivant l'enlèvement de Laetitia, de Nihoul, Dutroux et Lelièvre.

L'enquête dira pour quelle raison ils devaient se voir. L'enquête devra dire aussi si les « relations » de Nihoul, des hommes politiques bruxellois, des avocats, etc., sont susceptibles d'aider les enquêteurs à y voir plus clair.

Philippe Crêteur

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Selon un voisin,Casper Flier aurait hébergé Lelièvre
« La Meuse » du mardi 20 août 1996 page 10

La perquisition à la résidence de Casper Flier, à Hastière, s'est effectuée dans la discrétion, hier après-midi.
Seuls quelques voisins, intrigués par la présence d'un combi de la gendarmerie, sont venus aux nouvelles. L'allée de l'Air pur est située dans le domaine Eden Haute Meuse, un lotissement de bungalows et caravanes résidentielles sur les hauteurs d'Hastière.

Les maisons sont souvent protégées par une verdure abondante ; c'est le cas notamment du chalet que loue Casper Filer au numéro 17. Un chalet qui, selon les gens du voisinage, serait la propriété des habitants du numéro 15.

Le Hollandais, interpellé dans le courant de la matinée, a été ramené sur place en début d'après midi,hier, pour une perquisition rondement menée: les enquêteurs ont notamment emporté, on le sait, des grands sacs poubelles. Selon une amie de Casper Flier qui se trouvait là et qui assurait tout ignorer du mobile de cette perquisition, ils pourraient contenir, entre autres, des vêtements qu'elle dit appartenir au frère de Filer.

Quelques curieux, intrigués par la présence d'un véhicule de la gendarmerie. sont venus voir ce qui se passait. D'après eux, l'homme du numéro 17 est un voisin calme, « comme les autres», plutôt aimable et très lié avec une famille du domaine, à tel point que certains croyaient qu'il s'agissait d'un neveu du Hollandais.

Pour le reste, ils signalaient aussi assez bien d'allées et venues de véhicules, «mais sans plus».
Une personne cependant était plus précise, hissant entendre que Filer aurait reçu régulièrement en soirée, voire la nuit, la visite de jeunes personnes, garçons et filles. Mais d'autres ajoutent qu'il pourrait s'agir de membres de sa famille, une famille toujours installée aux Pays-Bas, selon l'amie de Flier.

D'une autre source, plutôt catégorique celle-là, on a appris que Michel Lelièvre, compagnon de détention du Hollandais, aurait séjourné avec lui à l'ailée de l'Air pur, durant plusieurs mois, il y a une bonne année environ.
A la suite de quoi Lelièvre aurait loué une caravane quelques rues plus haut, allée des Coquelicots. II aurait ensuite quitté cette caravane qui a d'ailleurs été relouée depuis.

Pendant la perquisition, les enquêteurs ont également pris quelques renseignements concernant une chape rectangulaire de béton barrant la pelouse de la propriété : ils ont aussi soulevé un paillasson pour observer une dalle semblant couvrir un puits ou une fosse septique. A 16 h 15, leur visite terminée, ils repartaient en emmenant Casper Flier.

Françoise ORY


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Plus de "guerre des polices"

« La Meuse » du mardi 20 août 1996 page 10

Cette fois, l’enquête est menée en parfaite collaboration

On pouvait l'espérer mais ce n'était pas gagné d'avance. L'enquête dirigée par le juge Connerotte est menée à la fois par la gendarmerie (qui est titulaire du dossier) et par la police judiciaire qui, pour la première fois depuis très longtemps, travaillent en parfaite collaboration.

Depuis la première perquisition, mardi 13 août, un centre de crise a été installé à la gendarmerie de Charleroi et, à la demande du commissaire général de la PJ, Christian De Vroom, deux membres de la brigade nationale, Raymond Drisket et Eddy Suys, ont été désignés « coordinateur national » pour la PJ.
Ils sont chargés, au centre de crise et à Bruxelles, d'assurer la coordination entre les 23 brigades de police judiciaire, les laboratoires régionaux de la PJ et l'Institut national de criminalistique. Ils sont chargés parallèlement d'être le contact de liaison avec la gendarmerie.
Cette coordination des actions policières, mise au point dans un souci d'efficacité, dispose bien sur d'une permanence 24 h sur 24.

C'est le procureur du roi de Neufchâteau, M. Bourlet, et le juge Connerotte qui ont procédé à la répartition des tâches entre les deux services de police : la PJ est chargée de l'ensemble des devoirs relatifs aux constatations techniques, scientifiques et criminalistiques de l'enquête.

Depuis mardi, tous les laboratoires de police judiciaire sont en état d'alerte : leur action est coordonnée par MM. Jadin et Stevaux (laboratoires de Charleroi et de Mons). M. Stevaux est sur le terrain, tandis que M. Jadin est de permanence au centre de crise.

Concrètement, lors des dramatiques fouilles de Sars-la Buissière, pas moins de 25 opérateurs de laboratoire travaillaient ensemble sur le terrain. Une mobilisation exceptionnelle (de mémoire de policier, c'est du jamais vu) à la hauteur de l'enjeu. C'est de leur travail que dépendra une bonne partie de l'enquête.

Dès les premières arrestations, aussi, les autorités judiciaires de Neufchâteau ont décidé de «travailler sur le client » : la gendarmerie « travaillera » dorénavant sur Dutroux et Lelievre, la PJ d'Arlon et de Namur travaillera sur Martin, la 23e brigade étant chargée de Nihoul et consorts.

Toutes ces recherches sont bien sûr analysées régulièrement: hier matin et durant toute la matinée une importante réunion de coordination a eu lieu entre tous les services, sous la direction de MM.Bourlet et Connerotte. Il s'agissait notamment de confronter les dépositions de chacun des suspects.

Des policiers heureux au moins d'une chose, au travers de toutes ces horreurs : « Les volontaires ne manquent pas ils viennent de tout le pays. Et même s'ils sont harassés, ils ne demandent qu'à travailler. »

Philippe Crêteur

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L’épouse de Dutroux reste en prison

« La Meuse » du mardi 20 août 1996 page 10

Le mandat d'arrêt de Michèle Martin a été confirmé par une chambre du conseil secrète

Hier, la chambre du conseil de Neufchâteau devait se pencher sur l'éventuelle prolongation du mandat d'arrêt décerné par le juge d'instruction Jean Marc Connerotte à charge de Michèle Martin, 36 ans, l'épouse de Marc Dutroux. Inculpée de complicité de séquestration et d'enlèvement de mineurs d'âge, elle n'a, semble-t-il, pas changé sa position d'un iota: elle se dit toujours innocente, une version qu'accréditerait Marc Dutroux, argumentant que le couple vit séparé depuis des mois.

Il n'empêche, le mandat d'arrêt de Michèle Martin a été confirmé. A tout le moins, le parquet semble considérer qu'elle ne pouvait ignorer tout des agissements ignobles de son mari.
A cet égard, le passé de Michèle Martin ne plaide guère en sa faveur: faut-il rappeler que, en avril 89, elle prenait cinq ans de prison, aux côtés de Dutroux, qui écopait de 13 ans (on sait que, hélas, il ne les fit pas!), devant la cour d'appel de Mons, dans un dossier, déjà, de séquestrations et de viols...

Rien au palais
Chambre du conseil il y eut donc bien, comme prévu. Mais pas au palais de justice de Neufchâteau. On sait que le procureur Bourlet avait averti qu'il se réservait la possibilité de tenir ces séances en un autre endroit, discret, afin d'éviter de nouveaux débordements et manifestations d'une foule prête au lynchage des inculpés. De fait, hier après midi, les nombreux curieux, manifestants potentiels (certains étaient là depuis 8 h du matin) et journalistes n'ont rien eu à voir, si ce n'est des drapeaux mis en berne aux abords du palais.
La chambre a eu lieu à l'écart, à 13 h 30, « quelque part dans l'arrondissement judiciaire de Neufchâteau », dans un lieu tenu secret, pour des raisons d'ordre public et de sérénité d'autant plus compréhensibles que, aujourd'hui, ce sera au tour de Jean-Michel Nihoul, le Bruxellois du dossier, d'y comparaître...

Contact avec les familles Marchal et Lambrechts
Par ailleurs, hier, l'ensemble des enquêteurs travaillant sur les dossiers de disparitions se sont retrouvés à Neufchâteau, pour une indispensable réunion de coordination.
Peu de choses ont filtré sur ce briefing de travail. Mais on sait que, très rapidement, chaque arrondissement judiciaire concerné devrait communiquer ses dossiers et se dessaisir au profit de
Neufchâteau.

Sur le terrain, les perquisitions et fouilles mécaniques qui se poursuivaient à cadence soutenue allaient-elles amener au bout de la piste Ann et Eefje ? En tout cas, le discours, de source judiciaire à Neufchâteau, restait hier après midi empreint d'optimisme mesuré:
«Nous espérons toujours retrouver les deux jeunes filles vivantes»... Peut être, d'ailleurs, pour des raisons totalement étrangères aux manoeuvres à grand renfort d'engins de chantier...
Les familles Marchal et Lambrechts ont en tout cas été mises en contact, hier, avec le procureur du Roi de Neufchâteau, Michel Bourlet.

A.D. et M.P.

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Une action «cartes postales» au ministre de la Justice

« La Meuse » du mardi 20 août 1996 page 2

POUR avoir déjà rencontré des petites victimes, Véronique Naveau et Nathalie Werpin, deux
Amaytoises, se sentent fort concernées par le problème de la pédophilie. En 1994, elles avaient déjà lancé une pétition réclamant des peines plus lourdes et un suivi médical et psychologique des pédophiles.
Grâce à cette première pétition, elles avaient recueilli 70.000 signatures. La semaine dernière, les deux Amaytoises ont rencontré les parents de Mélissa Russo. Elles leur avaient alors proposé de mettre en place une action afin d'inciter le ministre de la Justice à durcir les lois à l'égard des pédophiles.
Les parents de la petite Mélissa s'étaient dits tout à fait favorables à cette initiative.
Après le terrible drame de Sars-la-Buissière, Mmes Werpin et Naveau se disent d'autant plus déterminées à poursuivre leur action. Voici leur message : « Nous en avons assez que la justice ne considère pas la sécurité de nos enfants comme une priorité. Nous en avons assez de retrouver dans nos rues, après trop peu de temps, les criminels qui ont blessé ou tué nos enfants. Nous en avons assez de voir les forces de police et de gendarmerie se démener pour arrêter ces monstres et qu'ensuite la loi libère ces derniers sans aucune crainte des récidives.»

Nous voulons que notre gouvernement change tout cela.»Nous voulons des peines plus lourdes. Des peines incompressibles. Des suivis judiciaires et psychologiques sévères et stricts. Des centres médicaux adaptés avec des médecins spécialisés qui seront à même de donner des diagnostics réels sur l'état mental de ces dangereux individus. »

Véronique Werpin et Nathalie Naveau proposent aux personnes qui se sentent concernées par le problème d'envoyer des cartes postales portant la mention « Pour nos enfants ». « Ce petit message indiquera que les personnes qui ont signé la carte sont d'accord avec nos revendications», a déclaré Mme Werpin.

Mmes Werpin et Naveau précisent que cette action est parallèle et non concurrentielle aux pétitions déjà proposées par l'ASBL « Marc et Corine » notamment.
Toutes les cartes postales seront ensuite transmises au ministère de la Justice « avec l'espoir, qu’enfin, la voix et le chagrin d'un peuple soient entendus », concluent Mmes Naveau et Werpin.

A.B.
Les cartes postales peuvent être envoyées chez Nathalie Werpin, 8, clos des Wallons
4540 à Amay (085/31.61.88) ou chez Véronique Naveau, 11, rue de la Sablière 4540 Amay
(085/31.67.44).

1 commentaires:

À 16 février 2010 à 11:04 , Blogger Jean a dit...

http://www.rtbf.be/info/regions/namur/trafic-international-de-cocaine-demantele-a-dinant-187235

Trafic de cocaïne: un ex suspect de l'affaire Dutroux arrêté

Ancien suspect dans l'affaire Dutroux, Casper Flier vient d'être placé sous mandat d'arrêt à Dinant. Il est soupçonné d'être le cerveau d'un trafic international de cocaïne organisé au moins depuis juin 2009.

Le dimanche 2 août dernier, Francis Detaille, un habitant d’Havelange âgé de 46 ans, a été interpellé à Zaventem à sa descente d’un avion en provenance de Punta Cana (République dominicaine). Il transportait un peu plus de 25 kilos de cocaïne pure dans ses bagages à main.

Son domicile étant situé sur l’arrondissement judiciaire de Dinant, Francis Detaille fut placé sous mandat d’arrêt par un juge d’instruction dinantais. Simple "mulet", il avait admis que ce voyage devait lui rapporter 12 500 euros.

Fin octobre, la section trafic de la police judiciaire fédérale de Dinant a interpellé Carmello Amendola, un carolo de 31 ans résidant en région liégeoise, qui a avoué avoir servi d’intermédiaire entre le passeur havelangeois et l’organisateur du trafic. Francis Detaille a été libéré en décembre, Carmello Amendola a retrouvé la liberté en janvier.

L’enquête vient de rebondir avec l’arrestation aux Pays-Bas de Casper Flier, un Néerlandais de 71 ans, qui est loin d’être un inconnu des autorités judiciaires belges. Il est hautement soupçonné d’être le
cerveau d’un important trafic international de cocaïne organisé au moins depuis juin 2009, à raison d’environ un voyage par semaine. Il est question de plusieurs centaines de kilos de cocaïne réceptionnés par Casper Flier.

Pour l’heure, on ne connaît pas encore les destinations et destinataires de la drogue qui lui était livrée par ses différents "mulets". Ceux-ci étaient recrutés et rémunérés par Carmello Amendola.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé en novembre dernier, Casper Flier a été arrêté à Amsterdam. Son domicile est situé près de Maastricht. Il a été livré lundi dernier à la police judiciaire fédérale de Dinant. Déféré devant le juge d’instruction Pierre Hanin, très sûr de lui, Casper Flier a nié son implication dans ce trafic international de cocaïne.

Ce vendredi matin, il a refusé de comparaître devant la Chambre du conseil, c’est donc par défaut que son mandat d’arrêt a été confirmé pour un mois.

Casper Flier et l'affaire Dutroux

Casper Flier a surtout fait parler de lui lors de l’affaire Dutroux.

On se souvient qu’il a entretenu des rapports étroits avec Michel Nihoul et a été l’employeur de Michel Lelièvre à l’époque où il exploitait une station service Petros à Anthée, près de Dinant.

Figurant dans la liste des suspects d’enlèvements d’enfants dans le cadre du dossier Dutroux, Casper Flier avait fait l’objet de perquisitions en 1996. L’une dans un appartement et un garage qu’il utilisait à côte belge, l’autre dans la maison qu’il occupait à Anthée.

Ces perquisitions n’avaient, semble-t-il, pas permis de découvrir des indices matériels probants.

Soupçonné de fournir Michel Nihoul dans le cadre d’un trafic de pilules d’ecstasy, Casper Flier avait nié la chose lors de son audition au procès Dutroux. Pour l’heure on ne connaît pas le détail d’éventuelles condamnations qu’il a encourues en Belgique, mais on sait que Flier a été soupçonné de vols qualifiés, ainsi que d’import-export de drogue en 1998 et en 2005.

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http://www.nieuwsblad.be/article/detail.aspx?articleid=HNO19022004_060

 

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